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PAIX EN AFRIQUE ET DÉCOLONISATION DU SAHARA OCCIDENTAL

Smaïl Chergui met l'ONU devant ses responsabilités

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Le commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine (UA)Le commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine (UA)

Le diplomate algérien a également réaffirmé la position de l'Union africaine sur la revendication légitime de l'Afrique d'obtenir au moins deux sièges au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

«L'ONU est en train de préserver la paix, mais elle n'impose pas la sécurité...» C'est avec cette phrase lourde de sens qu'a tenu à commencer, Smaïl Chergui, sa conférence sous le thème «La paix et la sécurité en Afrique» donnée au siège du Conseil de la nation. Une façon pour le commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine (UA) de mettre les Nations unies devant leurs responsabilités vis-à-vis des peuples du monde en général et africain en particulier. Les pensées de ce haut responsable africain vont, bien entendu, à la dernière colonie d'Afrique, à savoir le Sahara occidental dont l'Afrique pour sa prospérité a besoin que s'accomplisse la mission de décolonisation qui incombe à l'ONU qui doit appliquer ses résolutions qui a consacré le droit à l'autodétermination. Smaïl Chergui a ainsi profité de l'occasion pour lancer une «flèche» en direction du Maroc en souhaitant que son adhésion à l'organisation africaine, aux côtés de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), puisse aller dans le sens d'une solution immédiate au conflit du Sahara occidental qui n'a que trop duré.«Le Conseil pour la paix et la sécurité africain a affiché des positions concernant la cause sahraouie et a proposé la relance d'une commission présidentielle qui existait auparavant, dans une tentative de trouver une solution à cette question (sahraouie)», a-t-il soutenu, rappelant que le peuple sahraoui, et du fait de ce conflit, ne cesse d'endurer «souffrances et conditions difficiles». Le commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine (UA) n'a pas omis d'évoquer la crise libyenne en rappelant la responsabilité des grandes puissances et de l'ONU, tout en soulignant la difficulté qu'a eue l'Union africaine pour pouvoir intervenir dans cette crise. Il a parlé d' «interférences» qui ont aggravé la situation permettant la circulation de «60 millions d'armes qui se trouvent en Libye sans compter d'autres armements sophistiqués qui pénètrent le territoire libyen». Il a dans ce sens estimé que ce pays a maintenant besoin d'une voix africaine forte pour aider les enfants de la Libye à surmonter la crise actuelle. «Le problème de la Libye est un problème africain qui en appelle à une voix africaine forte afin d'aider nos frères libyens à trouver, par eux-mêmes, une solution à leur problème et d'aider la Libye à recouvrer sa place parmi les Nations», a-t-il soutenu. Le diplomate algérien a ainsi annoncé que le Conseil préparait actuellement une délégation ministérielle devant se rendre dans le courant du mois de mai en Libye pour apporter sa contribution au règlement de la crise que connaît le pays de 2011. Ce chevronné diplomate connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche a aussi revendiqué la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU.
Il a réaffirmé la position de l'Union africaine sur la revendication légitime de l'Afrique d'obtenir au moins deux sièges au sein du Conseil. «L'Afrique est majeure aujourd'hui. Elle est réunie au sein de l'Union africaine et les Africains estiment, à juste raison, qu'ils doivent être présents au sein du Conseil de sécurité des Nations unies où, d'ailleurs, près de 60 à 65% des questions qui sont débattues, des résolutions qui sont prises, concernent précisément le continent africain», a-t-il conclu avec beaucoup d'amertume...

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