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ENQUÊTE DE LA CELLULE DU TRAITEMENT DU RENSEIGNEMENT FINANCIER

2500 affaires de blanchiment d'argent

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Les principaux mis en cause dans ces affaires sont des institutions économiques, ainsi que des importateurs algériens et étrangers.Les principaux mis en cause dans ces affaires sont des institutions économiques, ainsi que des importateurs algériens et étrangers.

Le chiffre dévoilé par cette cellule a été enregistré durant la période s'étalant du 1er janvier au 30 juin de l'année en cours.

Le nombre de détournements et de blanchiments de deniers bat des records en 2017. En effet, pas moins de 2500 affaires relatives à cette catégorie de délit financier ont été enregistrées, a indiqué la cellule du traitement du renseignement financier (Ctrf).
Le chiffre dévoilé par cette dernière a été enregistré durant la période s'étalant du 1er janvier au 30 juin de l'année en cours. Tandis que la cellule du renseignement financier a recensé près de 5000 déclarations de soupçons durant l'année 2016 et le premier semestre de 2017.
Donnant plus de détails, un haut responsable de la Ctrf du ministère des Finances cité par le quotidien Echorouk, a précisé que pour l'établissement de ces chiffres, la cellule s'est référée à des rapport réalisés par les différents associés avec lesquels la Ctrf collabore. Il s'agit de la Banque d'Algerie centrale, des services des impôts et des douanes, les différents services de sécurité. Mais aussi les institutions non financières (avocats, notaires, les concessionnaires de voitures...).Ce, avec la collaboration des nouveaux organismes qui ont été inclus en 2012. Parmi lesquels figure l'inspection générale des finances, dont le rôle est de collecter les informations à travers des témoignages de personnes et d'organismes soumis à «l'obligation de déclarer», comme le stipule l'article 19 de la loi relative à la lutte contre le blanchiment et le détournement d'argent. Et donc, après avoir réuni les données, celles-ci seront analysées et évaluées selon le degré de la véracité du témoignage. Après quoi, un dossier sera remis au niveau de la justice au procureur de la République.
La même source a ajouté que le nombre d'affaires qui ont été transmises par les directions des douanes et des impôts, ainsi que par la banque d'Algérie ont battu le record, comparé aux autres systèmes. En effet, l'enquête menée par la Ctrf a révélé que pas moins de 250 rapports sur le blanchiment d'argent, seulement durant les six premiers mois de 2017. Et ce sont les mêmes investigations qui ont établi le nombre de 2 500 affaires de détournement et de blanchiment d'argent.
Par ailleurs, un autre responsable de la direction centrale de lutte contre la fraude, relevant de la direction générale des douanes, a affirmé que le nombre d'enquêtes relatives à la fuite de devises et au blanchiment d'argent initiées par leurs services était de 450 durant le premier semestre de l'année en cours.
Les principaux mis en cause dans ces affaires sont des institutions économiques, ainsi que des importateurs algériens et étrangers.
Le nombre de dossiers envoyés à la justice a atteint les quelque 1400.
En février dernier, la cellule en question a indiqué avoir transmis, en 2016, à la justice une trentaine de dossiers de blanchiment d'argent.
Un responsable avait fait savoir que ces dossiers dont «le soupçon est avéré», venait s'ajouter aux autres affaires de la même catégorie de délit, qui a atteint 154 affaires transmises à la justice, depuis l'entrée en activité en 2005 de la Ctrf. Il a été révélé par ailleurs, que la grande majorité de ces dossiers provenait de déclarations de soupçons de la part des banques adressés à la Ctrf.
Tandis que le reste a émané d'autres institutions comme les douanes et la Banque d'Algérie.Globalement, c'est 1 240 déclarations de soupçons signalées par les banques en 2016 contre 1292 déclarations en 2015.
Par ailleurs, la même cellule a indiqué que dans le cadre du partage d'information et de la coordination nationale, le nombre des transmissions a avoisiné les 2000 communications à la fin 2016. Il faut savoir que les rapports envoyés par les établissements financiers et les banques sont appelés «déclarations de soupçons», alors que pour la direction générale des douanes et des impôts ils sont appelés «rapports confidentiels». Il est à souligner que la Ctrf n'est pas la seule à prendre en charge toutes les affaires liées au blanchiment d'argent.
D'autres institutions, ayant des compétences en la matière, traitent régulièrement des affaires de ce type.

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