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17 ANS DE PAIX CIVILE EN ALGÉRIE

A l'ombre de la Réconciliation nationale

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L'Algérie ne saurait connaître un avenir serein que dans un esprit de Réconciliation nationaleL'Algérie ne saurait connaître un avenir serein que dans un esprit de Réconciliation nationale

L'Algérie qui se reconstruit par sa Réconciliation nationale fascine les observateurs internationaux par ses grandes capacités de résilience.

Tous les rapports établis par des institutions sérieuses attestent de la résilience de l'Algérie, de son économie et de sa société, face aux défis politiques et socio économiques. Le document présenté récemment par des sénateurs français relève cet état de fait et reconnaît à demi-mot la puissance d'un Etat qui semble avoir des ressources autres que le pétrole pour poursuivre l'édification d'une nation, plutôt atypique aux yeux des Occidentaux, mais tout à fait souveraine et disposant d'un énorme capital de développement.
Les Français et les autres Occidentaux misaient sur l'effondrement d'un pays qui perd du jour au lendemain plus de 50% de ses recettes en devises. Mais se rendent compte que tout continue à marcher normalement, malgré des apparences de chaos, véhiculés par des officines politiciennes intéressées.
Le secret de cette réussite n'est pas né du néant. Il faut savoir qu'à son arrivée à la tête de l'Etat en 1999, le président de la République a assis sa stratégie sur l'idée que l'Algérie ne saurait connaître un avenir serein que dans un esprit de Réconciliation nationale. Il est clair que la dynamique destructrice ayant mené le pays à la situation catastrophique de la décennie noire résultait d'un grave déficit de cohésion nationale. Bouteflika, comme tout Algérien, a vu son pays sombrer dans une violence innommable. Sortir de la logique fratricide était la priorité absolue de son premier mandat. La Concorde civile a constitué une étape essentielle dans le processus qui devait déboucher sur la Réconciliation nationale. Cette concorde n'est pas tombée du ciel. C'est le résultat d'un travail difficile dans un contexte «guerrier». Le président de la République a réussi l'exploit de faire admettre à la société algérienne la nécessité de tourner la page de la violence.

Echec à la terreur
Le deuxième mandat du président de la République a été le parachèvement du processus historique qui a consisté à convoquer les Algériens pour un autre référendum, celui de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale. Cette oeuvre politique, qui pouvait paraître, à l'époque, pas assez bien construite, s'est révélée d'une profondeur quasi civilisationnelle, puisqu'elle a réussi sur le double plan politique, en mettant définitivement hors la loi, la violence politique, et philosophique, en ce sens que la Réconciliation nationale passe aujourd'hui pour un véritable socle de l'Algérie du troisième millénaire.
On ne peut, en effet, difficilement imaginer le pays, sa société, sa classe politique et son économie, si les Algériens n'en avaient pas fini avec la contradiction majeure qui a surgi à la fin des années 1980 et enfanté le monstre intégriste, responsable de dizaines de milliers de morts. Au-delà des réalisations physiques des quatre quinquennats à la tête du pays, le président de la République a surtout semé dans le corps de la société algérienne la graine de la Réconciliation nationale, laquelle a donné le fruit de la stabilité sociale et le retour au réfèrent religieux traditionnel de l'Algérie. Ces deux grandes oeuvres ont permis aux jeunes Algériens de ne pas sombrer dans le terrorisme version Daesh et épargner, de fait, leur pays de la gangrène «révolutionnaire» arabe qui a détruit beaucoup de pays.
C'est aussi la Réconciliation nationale qui a guidé la démarche des gouvernements successifs, jusqu'à placer l'Algérie à un rang honorable au classement de l'indice de développement humain du Pnud. Le pays s'est, en effet, adjugé la première place africaine, devançant la Tunisie, le Maroc et d'autres pays, qui n'ont pas connu l'horreur vécue par l'Algérie durant les années 1990. Ce saut historique traduit une réduction des inégalités au sein de la société et donné de l'Algérie l'image d'un pays qui avance avec toutes les composantes de sa population. Les constats des diverses organisations onusiennes reflètent cette réalité qui renseigne sur la grande stabilité de l'Algérie dans tous les compartiments: économique, social et politique. Au moment où le contexte régional est, pour le moins, explosif.
Si les feux de la fitna n'ont pas atteint l'Algérie malgré les tentatives successives d'allumer la mèche, ce n'est pas «parce que le peuple est fatigué d'une dizaine d'années de violence terroriste», comme le colportent certaines officines politiciennes, mais surtout en raison d'une conscientisation de la société quant à l'impératif de capitaliser sur sa propre Réconciliation nationale. Les Algériens n'ont pas peur du chaos, parce qu'ils ont le moyen de l'éviter. Ils sont armés contre les «révolutions» factices, car ils sont en passe de réaliser leur propre révolution pacifique.
Le processus de réforme politique annoncé en avril 2011 est mis en place graduellement jusqu'à un premier aboutissement en février 2016, à la faveur de la révision constitutionnelle. Cette «station» historique dans la vie de la nation a permis la constitutionnalisation de la Réconciliation nationale et ouvert la voie à une nouvelle ère où la démocratie aura plus de sens. La construction de l'Algérie nouvelle est loin d'être achevée, mais la nouvelle Constitution en constitue l'acte fondateur et le point fort du quatrième mandat présidentiel.

Les vents du chaos
En fait, la Réconciliation nationale aura été, durant les 17 ans, le fil conducteur de la politique de Abdelaziz Bouteflika, mais aussi, une véritable philosophie qui fait que l'Algérie est un pays à part qui fascine les observateurs internationaux par ces grandes capacités de résilience face aux difficultés politiques et économiques. Beaucoup de «spécialistes» avaient pronostiqué la chute de l'Algérie sur les traces de la Tunisie, puis de l'Egypte, puis de la Libye et après la Syrie. Il n'en a pas été le cas, pour la simple raison, que l'Algérie et les Algériens ont ceci d'intéressant est qu'ils construisent leur propre avenir, loin des «normes» édictées par des think thanks occidentaux.
Cette résistance aux vents du chaos, l'Algérie la doit au plan philosophique à la Réconciliation nationale et au plan pratique à une politique visionnaire du chef de l'Etat qui a abordé le dossier de l'amélioration du niveau de vie des citoyens, après avoir soldé la dette extérieure du pays et renforcé le Fonds de régulation des recettes. Deux actes extrêmement «rentables» pour l'Algérie qui, en ces temps de troubles, peut se targuer d'être l'un des rares pays au monde à disposer d'une souveraineté totale dans ses décisions stratégiques.
D'ailleurs, la conduite de la situation de crise que vit le pays a d'abord «étonné» les experts qui avaient prédit l'effondrement de son économie en 2015, puis en 2016 et aussi en 2017, avant de se rendre à l'évidence. Et pour cause, les experts de la Banque mondiale estiment «intéressante l'expérience algérienne de gestion de la crise» et préconisent d'en faire un cas d'école pour des pays soumis aux mêmes conditions.
Les succès de l'Algérie reconnus au plan international, et l'affermissement de sa stabilité au plan politique et socio-économique, la mettent au centre d'une dynamique diplomatique et lui font jouer un rôle majeur dans la région du Maghreb, et plus généralement dans tout le Monde arabe. La tournée de Abdelkader Messahel dans la région du Golfe et les sollicitation françaises dans le dossier libyen, traduisent le poids de l'Algérie qui tient sa force de sa Réconciliation nationale. Celle-ci s'exporte d'ailleurs assez bien, puisque l'Irak, le Mali et la Libye veulent s'en inspirer pour en faire un axe central de refondation nationale.

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