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TAUX DE SATISFACTION DE PLUS DE 95% EN H24

Oran: une histoire d'eau

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Oran: une histoire d'eau

Les adeptes de la théorie du verre à moitié vide ne verront que la petite fuite du coin pour dire que les pouvoirs publics ne font rien pour Oran... Entre-temps le verre sera presque plein...

Il y a à peine une décennie, les habitants de la wilaya d'Oran souffraient le martyre quand il s'agissait wde l'eau potable. Quand elle était disponible, car était souvent une sécheresse dans les robinets, elle était tout simplement salée, difficilement buvable. C'est désormais de l'histoire ancienne. Oran enregistre, en matière d'alimentation en eau potable (AEP) en H24, un taux de satisfaction qui oscille entre 95 et 96% a-t-on appris du directeur des ressources en eau. «Avec le transfert du réservoir de Araba, d'une capacité de 95.000 m3 en cours de réalisation, devant assurer l'alimentation de la région de Oued Tlélat (17.000 logements), nous passerons à un taux de 100% en H24 au niveau de la wilaya d'Oran», a assuré Djelloul Tarchoune lors d'une rencontre de l'exécutif, indiquant que le taux d'avancement des travaux de ce réservoir est de 70%. Selon le même responsable, les besoins en alimentation en eau potable sont estimés à 385.000 m3/jour pour une production totale de 450.000 m3/jour notamment avec l'arrivée de la saison estivale, rappelant qu'une grande partie de l'approvisionnement en ce précieux liquide est assurée par la mégastation d'El Macta, dotée d'une capacité de 500.000 m3/j. Tarchoune a expliqué, dans ce sens, que 250.000 m3/j d'eau potable sont produites par la wilaya d'Oran. Le restant provient de transfert d'autres systèmes dont 120.000 m3/jour de la wilaya d'Aïn Témouchent et de la station de dessalement de l'eau de mer «Kahrama» d'Arzew (90.000 m3/jour).
En matière d'assainissement, plusieurs points noirs ont été signalés, à savoir le déversement des eaux usées d'entités économiques polluantes situées au niveau de la zone industrielle de Hassi Bounif et l'absence de contrôle de certaines installations classées par la direction de l'environnement de la wilaya, qui a plaidé pour un travail de coordination pour mettre en demeure ces unités polluantes, de s'équiper d'un système de traitement des déchets. Les eaux rejetées doivent répondre également aux normes pour passer par le collecteur d'hygiène, a fait observer le directeur des ressources en eau qui a souligné que les pouvoirs publics ont consenti d'importants investissements afin d'assurer une couverture totale en matière d'assainissement, à travers la réalisation de stations de traitement et d'épuration des eaux usées dont celles d'El Kerma (270.000 m3/j). Dans leur classification des pays, les organisme internationaux prennent en compte l'accès à l'eau potable comme étant un des principaux indicateurs de développement. Il était donc inconcevable que la deuxième ville d'Algérie et qui de plus ambitionne d'avoir un statut de ville méditerranéenne, soit sans eau. Le H24 est désormais possible. Mais les adeptes de la théorie du verre à moitié vide ne verront que la petite fuite du coin pour dire que les pouvoirs publics ne font rien pour Oran... Entre-temps le verre sera plein...

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