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LE TRIBUNAL D'ORAN CONDAMNE UN DÉLINQUANT À 2 ANS DE PRISON

Il a volé le portable du diplomate vietnamien

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La cour d'appel d'OranLa cour d'appel d'Oran

Le mis en cause a, lors de son procès, reconnu les faits qui lui ont été reprochés expliquant qu'il était dans le besoin en accomplissant son forfait.

Ce n'est pas une des affaires les plus simples. Il s'agit du diplomate vietnamien de l'ambassade du Vietnam à Alger à qui justice a été rendue par la cour d'appel d'Oran, moins de deux mois après avoir fait l'objet d'un vol inédit qui a été perpétré à son encontre dans la rue d'Oran, très précisément aux alentours de l'hôtel où il était descendu, situé en plein centre de la ville d'Oran.
Une telle affaire a eu lieu le 15 juin dernier lorsque le diplomate en question, en visite à Oran, a été victime d'un larcin inédit prés de l'hôtel dans lequel il a séjourné. Un jeune individu l'a dépossédé de son téléphone portable.
Les services de police sont intervenus immédiatement après avoir été alertés, et ont lancé des opérations de recherches rapides.
Les investigations ont été concluantes en aboutissant à l'arrestation, en un laps de temps très court, du coupable, ainsi que la récupération du téléphone du diplomate vietnamien. Reconnaissant pour de tels exploits, le diplomate vietnamien a décidé de rencontrer le directeur de la sûreté de la wilaya d'Oran, pour le remercier et encenser l'efficacité des services policiers algériens. Epinglé par des preuves irréfutables, le mis en cause a, lors de son procès reconnu tous les faits qui lui ont été reprochés expliquant qu'il était dans «le besoin en argent en accomplissant son forfait». Il a ajouté que «mon principal but était de revendre le téléphone cellulaire volé». Sur sa lancée, il n'a pas omis de détailler les différents rounds qu'il a observés en accomplissant son larcin. «Dès que la victime a quitté l'hôtel, j'ai glissé ma main dans sa poche sans me rendre compte que le lieu était hautement sécurisé», a-t-il fini par lâcher sans hésiter, tout en regrettant son acte. Ce n'est pas tout, le voleur est allé jusqu'à reconnaître qu'il a pour habitude de roder dans des lieux feutrés fréquentés par des étrangers dans le seul but de les délester ingénieusement de leurs objets. Autrement dit le mis en cause est un récidiviste. Malgré la chaleur caniculaire, les justiciers d'Oran ne chôment pas. Cette fois-ci, il s'agit de l'affaire du directeur du stade Habib Bouakeul qui a été traitée par le tribunal criminel près la cour d'Oran. Jugé, le directeur a été condamné à une année ferme et une amende de 200.000 dinars. Le mis en cause, répondant aux initiales de B. Mourad est accusé d'avoir été à l'origine de l'agression dont a été victime l'entraîneur du club de Mdina Djedida, Salem Laoufi. Dans sa déposition, l'entraîneur de l'ASM d'Oran, en conflit avec le directeur du stade, a souligné qu'une tierce personne l'a agressé à l'aide d'une arme blanche juste avant la séance d'entraînement de l'après-midi prévue dans le stade Habib Bouakeul. Ce sont là deux affaires phares qui ont été traitées par les justiciers lors de la journée de fin de semaine tout en rendant justice aux victimes ayant été l'objet de dépassements et qui ont constitué l'objet des débats locaux. A ces affaires s'ajoute celle liée à l'anarchie totale et la pagaille provoquées, au milieu de la semaine écoulée, par des individus n'ayant rien trouvé mieux à faire que d'étaler leurs querelles sur la voie publique tout en mettant la vie des autres en péril. Il s'agit d'une bataille rangée entre gangs dont le théâtre n'a été autre que le quartier populaire de Saint-Antoine, mitoyen d'un autre quartier populaire, connu pour être le fief de tous les maux sociaux, Derb.
Les belligérants, impitoyables dans la violente bataille à laquelle ils se sont livrés, ont usé de toutes les formes d'armes blanches et perturbé sérieusement la quiétude des riverains ainsi que la circulation, d'où l'intervention rapide des forces de l'ordre. Arrivés sur les lieux, les policiers ont passé les menottes à six individus dont trois femmes, tous impliqués dans ladite bataille rangée.

Sur les traces des «Naqra»
Présentés devant le parquet, les six mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt en attendant qu'ils soient jugés dans les tout prochains jours. La manifestation de la «Naqra» est récente. C'est une appellation locale purement oranaise. Elle désigne les meneurs de la terreur parmi les populations locales. Ces «Naqra», identiques aux «skinheads», ne ratent pas la première occasion qui se présente. Ils agissent violemment, surtout avec habilité et parfois sous la menace des armes blanches, afin de tirer le maximum de dividendes lors des bagarres qu'ils créent délibérément en vue de voler, avec une rapidité record. Ils guettent leurs victimes quitte à leur asséner, tout aussi rapidement, plusieurs coups de couteau, question de les déstabiliser en les terrorisant au maximum. Ils sont également spécialistes dans les batailles qui opposent les gangs. Les «Naqra» ne sont pas honorés quand ils sont défaits, notamment dans les batailles rangées. Ils reviennent toujours à la charge pour se faire «justice» lorsque leur «honneur» est bafoué, tout comme dans les films d'action américains. Ces bandits du IIIe Millénaire, équipés tous d'armes blanches, épées, «bouchia», couteaux et fusils à harpon, s'évaporent aussitôt leur besogne achevée pour s'éclipser dans les entrailles des quartiers populaires, comme Derb, Sidi El Houari, Saint-Antoine, El Hamri, Mediouni etc. Ils sévissent aussi au centre-ville, dans les quartiers Saint-Pierre, Cavaignac et la rue de la Bastille. Ils sont aussi présents dans les bidonvilles comme ceux d'El Hassi, Coca, Rocher, Sidi El Bachir et l'ex-Chaklaoua. Les «Naqras» sont faciles à identifier dans la ville puisqu'ils portent tous des signes particuliers. Ils ne s'habillent qu'en survêtements de différentes couleurs et chaussant souliers de sport de marque, dont ils vantent les prix lors de leurs discussions dans les petites réunions de leurs quartiers de résidence. Portant une boucle à l'oreille et souvent la boule à zéro, ils ressemblent aux dangereux «skinheads» allemands.
Les «Naqras», qui sont très dangereux, apparaissent à première vue très sages. Ils n'hésitent pas à se constituer, en un laps de temps très court, en groupes qui envisagent une mission criminelle comme celle d'agresser les passants pour leur subtiliser impitoyablement sacoches, porte-monnaie, portables etc. Ces voyous n'ont aucun projet en vue hormis les vols à la tire, les agressions à l'arme blanche, les beuveries, mais aussi les bagarres qu'ils déclenchent entre eux en châtiant sévèrement l'un de leurs membres qui a commis un impair.
Les «Naqras» rôdent souvent dans des parkings sauvages qu'ils exploitent clandestinement à tour de rôle. C'est à l'aide de gourdins qu'ils n'hésitent pas à bastonner sévèrement les automobilistes qui refusent de s'acquitter des frais de stationnement. Comme ils s'autoproclament chefs de quai de tous les arrêts des véhicules de transports en commun. Dans cette fonction illégale, les «Naqra» rackettent, au vu et au su de tout le monde, les receveurs de bus de toutes les lignes sans que ces derniers n'osent rouspéter ni encore moins afficher une quelconque résistance. Le premier qui ose les braver verra, sur le champ, toutes les vitres de son bus voler en éclats.
La majeure partie de ces bandits est constituée de malfrats multirécidivistes qui ont, à leur actif, plusieurs séjours dans la prison d'Oran baptisée localement du nom d'«El-Kasba» et ce, pour divers délits.

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