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ABDELKADER MESSAHEL REVIENT SUR SON PÉRIPLE AU MOYEN-ORIENT

"Ce que j'ai dit aux Arabes"

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Messahel à Doha avec l'émir du qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-ThaniMessahel à Doha avec l'émir du qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani

Les pays du Golfe s'accordent à dire qu'en sa qualité d'îlot de stabilité, l'Algérie offre de très grandes opportunités d'investissement et grâce à ses infrastructures permettra de pénétrer l'Afrique de l'Est.

Une tournée harassante mais très bénéfique au plan politique et diplomatique. Le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, a fait hier, devant la presse nationale, un bilan de cette tournée décidée par le chef de l'Etat. Il avait donc comme viatique le capital expérience du président Bouteflika pour ce périple qui intervient dans le contexte d'un Monde arabe en pleine mutation, en pleine évolution et surtout en pleine ébullition. La carte mondiale des conflits montre une concentration dans cette région, de même que celle de l'activité terroriste qui affiche rouge la carte du Monde arabe.
«J'avoue que nous étions un objet de curiosité pour nombre de pays arabes», a confié le ministre des Affaires étrangères quand il a abordé le dossier de la lutte contre le terrorisme et de la déradicalisation. «Les partenaires qu'on a eu à rencontrer durant notre périple étaient très intéressés par notre expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme», surtout que sa tournée a coïncidé avec le sondage établi par l'institut américain Gallup selon lequel l'Algérie est l'un des pays les plus sécurisés au monde, aussi sécurisé que la Suisse. Etant une denrée très rare dans le Monde arabe, fallait-il donc expliquer aux partenaires le secret algérien? C'est à cet exercice que s'est essayé notre ministre des AE. «On a expliqué notre démarche dans cette guerre contre le terrorisme et surtout le projet de réconciliation du président de la République», a affirmé le ministre ajoutant que ses partenaires étaient également séduits par cette position équidistante de l'Algérie dans le conflit très complexe comme celui de la Libye et de la Syrie. «Nos partenaires voulaient savoir par quel miracle l'Algérie est l'un des rares pays au monde à pouvoir dialoguer aussi bien avec la Syrie, toutes les factions libyennes, et les autres pays occidentaux», rapporte encore Messahel. «Je leur ai expliqué cette question de non-ingérence et rappelé que c'est un sacro-saint principe pour l'Algérie». Combien de fois des pays occidentaux ont-ils essuyé un niet catégorique quand ils ont tenté d'entraîner l'armée algérienne dans des conflits régionaux. «Je leur ai rappelé que nous ne nous ingérons jamais dans les affaires internes des autres pays. En revanche, nous n'acceptons personne à s'ingérer dans nos affaires. C'est une question culturelle.» Messahel marque un temps d'arrêt avant de lâcher:
«Mais je leur ai dit aussi que la souveraineté de la décision n'est pas gratuite. L'Algérie l'a chèrement payée». Le dossier des combattants étrangers au sein de l'organisation Daesh, un vrai problème par ailleurs, a été également abordé et avec la même curiosité en ce qui concerne l'Algérie «Nous l'avons connu au début des années 80 quand des extrémistes algériens sont partis combattre en Afghanistan. La suite est connue on a eu une décennie noire avec 20.000 morts.» Ce phénomène concerne tous les pays arabes et risque de s'accentuer avec les revers que subit Daesh. Pour le ministre l'Algérie est aujourd'hui épargnée par ce phénomène. Elle n'en compte que quelques dizaines, essentiellement des binationaux alors que d'autres pays arabes en collectionnent par milliers. Une autre particularité algérienne qui séduit les Arabes.
«Je n'exagère pas si je dis qu'ils considèrent l'Algérie comme une école dans le domaine de la lutte contre l'extrémisme.» Durant son périple Messahel indique également qu'il a constaté un réel frémissement des pays arabes «une volonté de changement et une réelle perception de concertation». La Ligue arabe, devenue un cadavre, a été un autre dossier largement débattu. «Nous sommes partis avec des idées et des propositions», «nous avons expliqué aux frères arabes l'impératif du changement pour que les solutions ne soient plus imposées». C'est un fait établi aujourd'hui, la Ligue arabe n'a aucun impact sur le cours des évènements, elle est incapable de régler le moindre conflit régional. «Nous voulons faire de cette organisation un instrument efficace pour le règlement des conflits. On fait souvent référence à l'UA, en profonde mutation, qui a pris de l'épaisseur au niveau continental et international». Enfin, un autre aspect important de ce périple est que pour la première fois une commission politique exclusivement économique a été constituée et l'Algérie en tire de larges profits. «Tous les pays du Golfe reconnaissent les opportunités qu'offre l'Algérie en tant qu'îlot de stabilité, de pays sûr et qui, surtout, offre un accès routier vers l'Afrique de l'Ouest». C'est ainsi qui le port Centre et la transsaharienne constituent des attraits insoupçonnables pour ces pays du Golfe.

Deux Algériens libérés des prisons irakiennes
Deux Algériens qui étaient détenus en Irak pour «franchissement illégal des frontières» ont été libérés hier, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires étrangères. Emprisonnés depuis 2003 pour «franchissement illégal des frontières irakiennes», les deux Algériens ont été remis aux représentants de l'ambassade d'Algérie à Baghdad, précise la même source, soulignant que cette libération a eu lieu suite aux efforts entrepris par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, lors de sa dernière visite en Irak dans le cadre d'une tournée qui l'a mené dans plusieurs pays arabes.

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