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LUTTE ANTITERRORISTE

L'Algérie met en garde la Tunisie

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L'Algérie met en garde la Tunisie

Les assaillants au nombre de cinq ont été appréhendés par les forces de sécurité, un sixième aurait réussi à prendre la fuite en rejoignant le territoire libyen.

Dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme, les autorités algériennes détenant des renseignements sur «l'existence d'un réseau libyen de trafic d'armes organisé par des milices en Libye à la frontière entre les deux pays», viennent d'aviser leurs homologues voisins, les avertissant sur de probables transactions. Une information qui intervient quelques jours après la neutralisation de deux terroristes en Tunisie affiliés à katibet Okba Ibn Nafaâ dont l'un est originaire l'Algérie, activement recherché depuis 1992. L'Algérie selon le journal arabophone londonien Al Hayat ne s'est pas contentée d'une mise en garde, mais a présenté un rapport détaillé, sur notamment les membres du réseau, dont le noyau dur est implanté en Tunisie vers la zone Sud. Dans son rapport sur l'Algérie il précise que les groupes terroristes travaillent de concert avec les réseaux de la contrebande. Dans une récente tentative, le réseau en question avait tenté l'aventure en utilisant les frontières algéro-libyennes. Plus exactement dans la région de Dabdab.
Néanmoins, les assaillants au nombre de cinq ont été appréhendés par les forces de sécurité, un sixième aurait réussi à prendre la fuite, en rejoignant le territoire libyen. Les réseaux de la contrebande ne sont pas les seuls à porter main forte aux trafiquants d'armes et aux groupes terroristes, on use également d'émigrants clandestins, de nationalité tunisienne et libyenne. Ces derniers sont souvent mis en cause. Plusieurs réseaux sont régulièrement démantelés par les forces de sécurité. Un site francophone rapporte à ce sujet «au début du mois de juillet dernier, une enquête des services de sécurité menée à Annaba a permis de démanteler des réseaux d'immigration clandestine à la tête desquels se trouvaient des ressortissants tunisiens, libyens et africains et qui organisaient des opérations de passage à partir des côtes-est algériennes vers la Sardaigne, en Italie. Les investigations menées avec ces personnes arrêtées ont permis de découvrir l'existence de contacts avec des barons de nationalités tunisienne, libyenne et africaine qui s'occupent de recruter les candidats à l'immigration clandestine à partir des plages de Annaba, d'El Tarf, de Skikda ou de Jijel vers les côtes européennes, moyennant des sommes allant de 10 à 15 millions de centimes». Pas plus tard qu'hier, les forces de l'Armée nationale populaire ont appréhendé 49 migrants clandestins à Tlemcen, Ouargla et Hassi Messaoud. La lutte antiterroriste demeure une question de sécurité régionale qui implique tous les pays de la région et pas seulement l'Algérie qui continue à fournir plus d'efforts que ses voisins pour sa sécurité et la sécurité de toute la zone. Ses démarches sont d'ailleurs remarquables comme en témoigne la diplomatie américaine, qui salue les perspectives déclenchées par l'Algérie pour maintenir la paix comme cela a été le cas au Mali et en Libye. Néanmoins, ses efforts doivent être couronnés par une complicité entre les pays avec une collaboration plus ouverte et transparente.

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