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APRÈS UNE LÉGÈRE ACCALMIE DE LA MERCURIALE

La hausse reprend de plus belle

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La hausse reprend de plus belle

Cette augmentation est due aux fortes chaleurs qui ont marqué le mois de juillet.

La mercuriale ne finit pas de valser. Alors que depuis plusieurs semaines, les produits agricoles étaient cédés à des prix plus que raisonnables, voilà que ces derniers jours, certains légumes connaissent de nouveau une envolée remarquable. Ainsi, la Palme d'or revient sans conteste à la laitue qui bat des records, affichant outrageusement 200 DA, voire 250 DA chez nombre de marchands. A Ben Omar (Kouba), ces derniers nous expliquent que cette augmentation est due aux fortes chaleurs qui ont marqué le mois de juillet. Selon eux, cela a fortement contribué à abîmer les récoltes. «Ce type de produit est fragile et il relève de l'impossibilité de le stocker avec une telle chaleur», fait savoir l'un des vendeurs. Outre la flambée du prix de la laitue, la courgette n'est, elle aussi, pas épargnée. Elle est proposée à 80 DA le kilogramme, suivie de très près par la pomme de terre dont les prix varient selon la qualité du produit, entre 50 et 60 DA. Tandis que la tomate, est affichée sur les étals à 70 DA le kilogramme. Les personnes venant s'approvisionner au marché de Ben Omar, constatent avec dégoût cette envolée injustifiée. «Je n'arrive toujours pas à comprendre sur quelle base les prix montent et descendent», commente un des consommateurs regrettant, «je croyais que les prix se stabiliseraient enfin, mais apparemment, ce n'est pas le cas». Il est vrai que la mercuriale s'est distinguée notamment pendant le mois sacré du Ramadhan par une relative accalmie des prix des fruits et légumes de large consommation. Ce qui est exceptionnel, car depuis des années, cette période de l'année a toujours connu une hausse vertigineuse des produits agricoles. Les fruits et légumes étaient proposés à des prix très abordables, précisément entre le début du mois sacré et le début du mois en cours. Cela a d'ailleurs fait le bonheur des ménages algériens, notamment ceux à faibles revenus. Cependant, cela ne promet pas de durer toute cette fin de saison. La canicule a vraisemblablement pesé de manière négative sur les récoltes de la saison. Ceci dit, cette envolée des prix peut encore s'expliquer par la forte demande en produits frais en cette saison estivale, surtout à l'approche de la fête de l'Aïd El Adha. En effet, cette hausse intervient à seulement quelques jours de sa célébration, ce qui n'est pas fait pour rassurer les citoyens, qui craignent que le reste des produits, soit revu à la hausse. Cette crainte est justifiée, lorsque l'on se rappelle des premiers mois de l'année 2017, qui a été ponctuée par une scandaleuse augmentation des prix de divers produits de large consommation. Si la hausse de ces derniers jours est en partie imputée aux températures excessives, en hiver c'était les pluies diluviennes et les tempêtes de neige qui ont enflammé les prix. Ce qui a par la suite donné le champ libre aux spéculateurs de tous bords, qui ont saisi l'occasion pour faire monter les prix des fruits et légumes, même ceux de saison.
Par ailleurs, il est peu probable que cette augmentation touche le reste des légumes, qui sont pour le moment dans la moyenne saisonnière. Parmi lesquels on cite l'oignon et les navets qui sont toujours proposés entre 40 et 50 DA. Les haricots blancs dépassent toujours les 180 DA. Pour ce qui est des fruits, l'augmentation est relative. La nectarine est à 200 DA tandis que les poires sont quant à elles entre 120 et 150 DA. La pastèque et le melon, ne sont eux pas touchés par cette hausse.

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