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L'ARMÉE MAROCAINE DÉFERLE SUR LE SUD DU SAHARA OCCIDENTAL

Mohammed VI joue avec le feu

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Plusieurs unités militaires marocaines, des unités blindées... ont pris position, le 14 septembre, dans la zone tampon d'El Guergarat, a affirmé l'agence espagnole EFE.

Le souverain marocain a-t-il senti le vent tourner pour bomber le torse? La démonstration de force des forces armées royales intervient en effet dans la foulée de la rencontre entre le représentant de l'ONU pour le Sahara occidental et une délégation du Front Polisario qui s'est tenue à New York, au siège des Nations unies. Une première prise de contact qui consistait à explorer les pistes qui doivent conduire à un règlement du conflit au Sahara occidental à travers l'organisation d'un référendum qui puisse garantir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Un option que le monarque marocain ne veut pas entendre. C'est vraisemblablement ce qui l'a conduit à montrer ses «muscles». L'armée d'occupation marocaine FAR a commencé depuis hier (jeudi Ndlr) le déploiement d'unités militaires par voie aérienne et terrestre dans le sud du Sahara occidental en présence des Casques bleus (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental), a rapporté l'agence espagnole EFE citée par le site d'information Algérie patriotique. Des blindés, des chars et des troupes continuent à former la ligne de défense qui a été établie à nouveau au poste frontalier entre la Mauritanie et le Sahara occidental, Guergarat, a souligné le média ibérique. «Les premières unités aériennes marocaines sont arrivées dans cette région hier après-midi (14 septembre, Ndlr). Le contingent, avec une moyenne de plus de 300 personnes, est composé d'unités de commandement, de communications et de soutien logistique, d'une équipe de démineurs et d'une unité de soutien au déploiement de l'air», a écrit EFE. «Ce qui se passe dans le sud du Sahara occidental est de plus en plus préoccupant», alerte le média espagnol qui signale que «plusieurs radars couvrent la région, y compris plusieurs avions pour le transport des troupes modèle Lockheed Hercules C-130». Le Maroc qui a vraisemblablement perdu la partie sur le plan diplomatique cherche à en découdre. Il n'en est pas à sa première provocation. Le 11 août 2016, les forces d'occupation marocaines ont procédé au Sahara occidental, et à plusieurs reprises, à la traversée du mur militaire marocain vers la zone d'Al Guergarat, située dans le secteur de la 1ère Région militaire sahraouie. La tension semblait être retombée après que Rabat eut décidé de retirer ses troupes. Un nouveau palier semble avoir été franchi cette fois-ci. «Le détachement militaire marocain a également des experts dans des dispositifs sophistiqués de surveillance. Ils ont formé une ligne de défense», rapporte EFE, première agence de presse en langue espagnole dans le monde. Le souverain marocain semble jouer son va-tout depuis qu'il a pris la décision d'expulser la composante civile de la Minurso après que l'ex-SG de l'ONU, Ban Ki-moon a qualifié la présence marocaine d'«occupation» lors de sa visite au mois de mars 2016 dans les camps des réfugiés sahraouis. Depuis, les actions du Maroc sont devenues imprévisibles. Le roi a fait dans l'excès de zèle et a sous-estimé les conséquences d'une telle mesure. En s'affichant de nouveau à El Guergarat il vient de jeter de l'huile sur le feu. Comme il vient de confirmer qu'il piétinera l'acte constitutif de l'UA à laquelle il vient d'adhérer et qui lui stipule qu'il doit respecter les frontières héritées de la colonisation. Le monarque alaouite joue incontestablement avec le feu. Si l'option de la solution politique a été de tout temps privilégiée par le Front Polisario, il n'a pas exclu de faire parler la poudre si les provocations marocaines ne cessaient pas. Le président sahraoui Brahim Ghali a insisté sur l'«importance de promouvoir les capacités et les préparations de l'Alps (l'Armée de libération du peuple sahraoui, Ndlr) en tant que force principale capable de garantir la victoire et faire face aux défis et dangers que représentent l'escalade et ses violations du cessez-le-feu signé entre les deux parties, le Front Polisario et le Maroc...». Mohammed VI est prévenu.

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