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ELECTIONS LOCALES

Le FFS hausse le ton

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Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj DjilaniLe premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj Djilani

Concurrencé dans son fief traditionnel par le RCD, le FFS sort l'artillerie lourde pour mobiliser ses troupes en prévision du prochain scrutin.

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj Djilani, a appelé hier à un «consensus national» et à un «processus constitutif» pour «bâtir un Etat de droit, souverain, démocratique et social».
Dans un mot adressé aux militants de la fédération de Bouira, il a estimé que cet objectif «n'est pas impossible à réaliser» s'il existait «une volonté politique nationale de tous les acteurs pour aller vers ce choix».
«Nous continuerons à nous déplacer de commune en commune s'il le faut», a-t-il prévenu pour «retisser les liens entre les différentes composantes de la société» jusqu'à «imposer l'alternative démocratique».
Hadj Djilani qui a exprimé son inquiétude face «aux moments difficiles que traverse l'Algérie» s'est ensuite lancé dans une sévère diatribe contre «le pouvoir qui n'a pas proposé de solutions de rechange et continue sa politique d'exclusion». Il a en outre estimé que «les Algériens souffraient aujourd'hui de la dégradation de leurs conditions de vie, de la pauvreté, de l'injustice et du dédain».
Il a par ailleurs pointé d'un doigt accusateur ceux qu'il a qualifiés «de lobbies» et de «forces sauvages» qui chercheraient à «se partager et piller les richesses nationales».
L'orateur a estimé que l'Algérie est à la croisée des chemins et qu'il n'existait devant elle que deux directions possibles: «Poursuivre sur le même modèle» au risque «d'attiser les troubles sociaux (...) et ouvrir la porte sur l'inconnu» ou «choisir le dialogue» pour permettre aux citoyens «de décider de leur sort et de leur avenir».
Sur un autre registre, l'orateur a assuré que la participation de son parti aux prochaines élections locales sera «une nouvelle étape pour sensibiliser et expliquer aux citoyens» les idées et le programme du FFS. «Pour ce faire, la sélection des listes et des candidats se poursuit dans toutes les fédérations du parti à travers le territoire national», a-t-il annoncé.
Hadj Djilani a en outre souligné que sa formation était «l'une des rares si ce n'était la seule qui recourait au vote et la participation de la base militante pour la désignation et le renouvellement des structures locales».
Le FFS est au coude-à-coude avec le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) en Kabylie qui constitue leur réservoir électoral traditionnel. Lors des dernières législatives, les deux partis ont réalisé des performances nettement en deçà de ce qu'ils avaient l'habitude d'obtenir.

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