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LES CHEFS D'ÉTABLISSEMENT SOMMÉS D'EXIGER DES «TENUES CORRECTES»

Comment s'habiller à l'école

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On risque de voir des chefs d'établissement «zélés» interdire toute tenue qui ne répond pas à leurs critères morauxOn risque de voir des chefs d'établissement «zélés» interdire toute tenue qui ne répond pas à leurs critères moraux

Une bonne mesure qui risque de voir des chefs d'établissement «zélés» interdire toute tenue qui ne répond pas à leurs critères moraux, qui sont pour certains restreints à ne laisser apparaître aucun morceau de... peau.

Jeans déchirés, cheveux coupés à la mode de leurs stars préférées, accessoires divers... Lycéens et même collégiens soignent leur look en adoptant les dernières tendances du moment, Lolita, sport ou musicale (rap, pop, reggae, baba, techno, «gothique»). Comme tous les adolescents du monde, chacun y va de son style pour se singulariser, communiquer son état d'esprit en affichant clairement son appartenance à une sensibilité, une «tribu culturelle». Ce qui n'est pas du tout au goût du ministère de l'Education nationale qui a sommé les directeurs d'établissement d'exiger des «tenues corrects». Ainsi, les filles voient l'interdiction de venir maquillées en classe où d'apporter avec elles leurs trousses à maquillage. Même les gros bijoux leurs sont interdits. Leurs camarades masculins, eux, se voient interdire les coupes de cheveux fantasques. Les casquettes et autres couvre-chefs sont également bannis. Pantalon déchiré, pantacourt, pantalon qui arrive à la cheville, débardeur, joggings, survêtements, leggings et même les mini-jupes font aussi partie des interdits. Est-ce légal d'imposer une tenue «correcte» à l'école? Le cadre juridique sur les «tenues correctes» reste assez flou. Cette mesure est justifiée par le fait de redonner à l'école son autorité. Néanmoins, ce flou laisse la porte ouverte aux polémiques et surtout aux dérapages. On risque de voir des chefs d'établissement «zélés» interdire toute tenue qui ne répond pas à leurs critères moraux, qui sont pour certains restreints à ne laisser apparaître aucun morceau de... peau. Les partisans de la minijupe risquent d'y voir une nouvelle attaque à leurs libertés. Surtout qu'en parallèle les vêtements religieux ostentatoires ne semblent pas faire partie des interdits. Les tenues afghanes, les qamis, djellaba et jilbab seront-ils aussi «écartés» de l'école? Il est peu probable d'y toucher. Et si tel serait le cas, les islamistes qui vouent une haine viscérale à la ministre de l'Education nationale risquent de monter au créneau. Ça sera une nouvelle occasion pour tirer sur celle qu'ils considèrent comme leur ennemi numéro un. Une chose est donc sûre, cette mesure ne risque pas d'échapper à la polémique du fait des sensibilités qu'elle va toucher. Cela même si le principe d'imposer une tenue correcte à l'école est une excellente initiative, si elle est bien sûr appliquée pour tous. Sinon, il faudrait peut-être imposer l'uniforme scolaire qui mettrait à pied d'égalité tous les élèves, quel que soit leur niveau social ou leurs opinions religieuses...A débattre!

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