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LA SAISON ESTIVALE VIENT DE PRENDRE FIN

Les statistiques ne reflètent pas la réalité

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L'Algérie est de loin la première destination touristique mondialeL'Algérie est de loin la première destination touristique mondiale

La saison estivale vient de prendre fin. Les bilans qui sortent sont très optimistes. Les touristes ont afflué vers les plages de notre littoral par millions.

A Tizi Ouzou les services concernés ont fait état de quelque six millions de touristes ayant visité Tigzrit et Azeffoun durant le mois de juillet seulement. En fait, ces statistiques ne sont pas uniquement données à Tizi Ouzou, mais à travers tout le territoire national. A la première lecture de ces chiffres, on pourrait conclure que si deux petites villes côtières accueillent 6 millions de touristes en un mois, il est donc certain que l'Algérie est de loin la première destination touristique mondiale. La France et sa capitale n'en accueillent que 32 millions.
Mais, ces chiffres «satiriques» sont heureusement vite démentis par un rapport sur le tourisme de l'agence de voyages en ligne Jumia Travel Algérie. La première vérité tranche catégoriquement avec les chiffres purement bureaucratiques des responsables concernés. En fait, l'Algérie n'a accueilli, en 2016, que 1800.000 arrivées internationales. Avec la faiblesse de la gestion de ce secteur, notre pays arrive à la 111ème place mondiale des destinations touristiques. En 2016, le tourisme n'a fait rentrer à l'Algérie que 1230.000.000,00 DA. Ce qui représente seulement 7,4% du PIB.
Tranchant encore plus avec la gestion bureaucratique du secteur, le rapport détaille l'origine de ces rentrées qui, semble-t-il, ne sont pas générées par le tourisme au sens propre du mot. Ces arrivées internationales ne sont pas toutes en Algérie pour la beauté de ses paysages où le développement de son tourisme. Quelque 78% de ces arrivées internationales sont constitués de vacanciers, tous ou presque des Algériens vivant à l'étranger, et 22% sont venus pour faire des affaires. Les dépenses des vacanciers, émigrés algériens, représentent 96% et les étrangers n'en représentent que 4% de revenus générés. Comparés à ces statistiques réelles, les chiffres donnés par les services concernés par la gestion du secteur semblent parler d'un autre pays que l'Algérie. Selon, certains jeunes professionnels, il s'agit d'abord pour ces services, de redéfinir la notion du mot touriste. Le touriste est par nature une source de devise pour le pays d'accueil. C'est pourquoi, les 6 millions de personnes comptabilisées à Tigzrit et Azeffoun le mois de juillet passé, ne sont pas des touristes dans le sens réel du terme. Il s'agit aussi de réexaminer les méthodes de recueil de ces chiffres sur le terrain car en effet d'aucuns s'interrogent sur la méthode utilisée pour parvenir à trouver à Tigzrit et Azeffoun 6 millions de touristes. Et, ce n'est pas spécifique aux services concernés à Tizi Ouzou, le décalage est national.Le problème ne se pose pas au niveau des services concernés à Tizi Ouzou, mais c'est plutôt une question de stratégie nationale globale. Un propriétaire d'hôtel nous dira qu'il faudra d'abord, avant tout, instaurer un système nouveau en matière de gestion basé surtout sur la nécessité de rendre des comptes. «Les responsables du secteur doivent avoir un ordre de mission limité dans le temps pour la réalisation d'une mission. Une fois le délai expiré, les concernés sont tenus de rendre des comptes. S'ils n'ont pas réalisé ce qui est attendu d'eux, on en cherche d'autres. L'Algérie est championne en matière d'exportation de matière grise. Tout le reste viendra par la suite.»

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