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COMMERCE DE DÉBIT DE BOISSONS ET RESTAURATION À BÉJAÏA

Pression sur les établissements

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une tendance islamiste profite du mécontentement des habitants pour presser les autorités et exiger indirectement la mise à mort de l'activitéune tendance islamiste profite du mécontentement des habitants pour presser les autorités et exiger indirectement la mise à mort de l'activité

Les gérants et responsables des établissements de débit de boissons et de restauration subissent une pression continuelle à travers «des forces occultes», qui s'agrippent à des revendications riveraines motivées par certaines inconséquences, découlant de l'existence de ces établissements.

A peine rouvert, après une fermeture de 11 mois pour des raisons liées à la conformité avec les lois de la République, un établissement hôtelier, situé dans le quartier d'El-Khmis au coeur de la ville de Béjaïa, subit une pression, qui n'est pas première du genre, à travers une banderole accrochée dans la rue et sur laquelle on pouvait lire «honte à la ville de Béjaïa, la débauche en plein centre-ville». Un slogan déjà agité plusieurs fois dans ce quartier, qui compte plusieurs établissements de restauration et de consommation d'alcool. Le propriétaire, qui s'est senti particulièrement visé, car la banderole n'existait pas avant la réouverture de son établissement, s'est montré particulièrement inquiet de la présence de cette banderole, qui, non seulement, porte préjudice à son activité commerciale tout à fait légale, mais aussi à la quiétude de ses clients. Hier il a décidé de saisir les services de sécurité sur la présence de ce slogan, mandatant par la même occasion un huissier de justice comme premier pas vers la saisine des instances judiciaires dans une plainte contre «X». «J'ai commencé à peine à renouer avec mon activité que déjà on m'affronte indirectement et sans aucune raison valable», nous dit le propriétaire. «Si mon activité est liée au sens du slogan, l'Etat ne m'aurait jamais délivré d'autorisation», s'est-il indigné avant de s'interroger sur «les réelles motivations des auteurs de la banderole, dont l'existence est en totale contradiction avec les lois».Ces dernières années, plusieurs cas similaires ont été enregistrés dans le quartier visant d'autres établissements du même genre. Si les riverains s'appuient sur des revendications liées aux inconséquences de l'activité, notamment en matière de nuisances sonores, moyennant des pétitions, une tendance islamiste profite du mécontentement des habitants pour presser les autorités et exiger indirectement la mise à mort de l'activité. Il y a quelques mois, un autre établissement a fait l'objet d'une attaque en règle entreprise par un groupe de jeunes «manipulés par des salafistes», selon le propriétaire, qui affirme que «ces mêmes jeunes étaient ses propres clients durant des années». Puis, ajoute-t-il, à la faveur de «la montée du mouvement salafiste, ils ont été entraînés et manipulés par cette mouvance qui ne veut plus de ce genre de commerce dans des démarches contradictoires sachant que la ville de Béjaïa est réputée par son esprit d'ouverture et son caractère de ville touristique ouverte sur le monde».
La réaction du propriétaire en saisissant la justice à travers une plainte ne s'est soldée pour l'instant par aucun résultat», regrette-t-il. Certains habitants du quartier indiquent «nous sommes loin de nous opposer à une activité commerciale réglementée», sauf que, ajoute l'un d'entre eux, «nous interpellons les propriétaires afin de réduire au strict minimum les bruits nocturnes et les nuisances diverses qui nous portent préjudice».
Les gérants de ces établissements soutiennent que toutes les réclamations sont prises en compte, mais cela n'a apparemment pas suffi puisque «la manipulation est toujours là». Loin d'être dupes, les propriétaires de ces établissements soupçonnent l'ingérence salafiste, qui a eu déjà à se distinguer à plusieurs reprises y compris dans des appartements privés pour des considérations douteuses.

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