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SPÉCULATION SUR LE LIVRE SCOLAIRE

L'association des parents d'élèves dénonce

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Pour acheter des livres, les parents étaient obligés de faire des queues interminablesPour acheter des livres, les parents étaient obligés de faire des queues interminables

Le président de l'association a pointé du doigt le manque de ces manuels au niveau des établissements scolaires au même moment où ceux-là se vendaient sur le marché.

Le président de l'Association nationale des parents d'élèves est revenu, hier, sur la question de l'indisponibilité des livres scolaires. Ahmed Khaled a ainsi énuméré les causes de cette situation qui a fait tache d'huile pendant la rentrée scolaire de cette année. Il a d'emblée pointé du doigt le manque de ces manuels au niveau des établissements scolaires au même moment où ceux-là se vendaient sur le marché. Qui plus est «à des prix beaucoup plus élevés que la moyenne», a-t-il déploré lors de son intervention au forum d'El Moudjahid, estimant que cette situation est tout à fait «inacceptable». Il a rappelé que les responsables des établissements et les services économiques scolaires, sont les premiers à être à l'origine de tout ceci. Selon lui, les intendants n'ont voulu ni acheter ni distribuer ces livres, car «n'ayant aucune marge de bénéfice contrairement aux librairies privées». Il leur reproche par ailleurs, le fait de ne pas avoir daigné acheter ces livres, lesquels, pourtant «étaient disponibles depuis le mois d'avril dernier au niveau de l'Office national des publications scolaires (Onps)». Ce qui, par la suite, a ouvert la voie à la spéculation sur les livres. Le porte-parole de cette association a expliqué que «sur le marché informel, les marges bénéficiaires qui sont de l'ordre de 15% pour les librairies privées ont dépassé les 50%», a-t-il relevé. Alors que l'Onps avait affirmé que les prix appliqués durant cette rentrée sont les mêmes qu'en 2016. Il préviendra dans ce sens que les vendeurs des livres scolaires qui ont bénéficié de subventions de l'Etat se les verront retirer. «Cette mesure concernera notamment ceux qui ont mis en vente ces manuels dans des hangars et sur Internet» à des prix supérieurs à la valeur fixée. Ahmed Khaled a également expliqué que «les APC n'ont pas assuré le transport nécessaire pour acheminer ces manuels depuis les imprimeries». Parmi les autres causes de la crise dont fait l'objet le livre scolaire, Ahmed Khaled citera encore «le retard des imprimeries dans l'impression des manuels, pour des raisons que nous ignorons à ce jour», s'est-il interloqué. Autre bug qui a ponctué la rentrée, celui des enseignants n'ayant pas rejoint leur postes de travail dès les premiers jours de la reprise des cours. Sur cette question, le même responsable a tenu à souligner que «prés de 41.000 enseignants ont déposé leurs dossiers de départ à la retraite, ce qui a contribué à exacerber ce manque». D'où la nécessité, d'après lui, «d'ouvrir des centres de formation au niveau de toutes les wilayas pour mettre un terme à ce problème récurrent». S'agissant de la surcharge des classes, Ahmed Khaled a soutenu que cette problématique ne se posait pas au niveau de tous les établissements. Il conviendra néanmoins que les écoles situées à Alger Ouest sont les plus touchées. «Dans certaines régions, cela est lié au retard accusé dans la réalisation des infrastructures scolaires dans les temps», a-t-il expliqué. Il a fait savoir que d'un autre côté, il y a le gel de plusieurs projets dans ce sens, ce qui, selon lui, n'est pas fait pour régler le problème. Par ailleurs, le président de l'association a dénoncé l'exclusion définitive d'élèves du secondaire, qui se fait souvent «sans raisons apparentes». Son association suggère de ce fait que pour cette année des recours soient faits. «Il faut donner une seconde chance aux élèves qui ne sont pas très loin de la moyenne et de ceux qui ont un comportement exemplaire», préconise-t-il. Pour ce faire, le responsable a avancé qu'à ce titre, un rapport d'urgence sera soumis au ministère de l'Education nationale. «Nous attendons juste d'avoir le chiffre exact du nombre d'exclus au niveau national pour entamer cette procédure», a-t-il révélé.

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