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CAMPAGNE LABOURS-SEMAILLES 2017-2018

Objectif: s'autosuffire en légumes secs

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la céréaliculture est un enjeu majeur pour l'avenir du paysla céréaliculture est un enjeu majeur pour l'avenir du pays

Si les importations de blé dur ont été réduites de presque de moitié ces deux dernières années, ce n'est pas le cas pour le blé tendre puisque la facture du pays continue à grimper.

Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche Abdelkader Bouazgui a exhorté les directeurs des coopératives de céréales et de légumes secs (Ccls) de se mobiliser afin que la campagne labours- semailles 2017-2018 se déroule dans de bonnes conditions. Ce dernier, qui présidait hier, en compagnie de Mohamed Belabdi, directeur général de l'Officie algérien interprofessionnel des céréales (Oaic), une réunion nationale de l'Oaic avec les Ccls afin de faire le bilan de la campagne moissons-battages 2016-2017 et l'évaluation de la préparation de la campagne labours-semailles 2017-2018 au siège de l'Union des coopératives agricoles (UCA) sise à Alger, a insisté sur tout l'intérêt de mettre à la disposition des céréaliers ce dont ils ont besoin pour mener à bien leur campagne labours-semailles. «Vous devez vous impliquer davantage tout en travaillant méthodiquement, c'est-à-dire éviter d'improviser. Il faut donc que chaque unité opère avec une feuille de route», a instruit le ministre. Il leur a dit également que «tout le dispositif mis en place reste tributaire de votre volonté à l'exécuter sur le terrain car c'est vous le pivot sur lequel reposent les dispositions prises». Bouazgui a aussi fait remarquer aux responsables des coopératives que la céréaliculture est un enjeu majeur pour l'avenir du pays». «Et donc il va falloir rehausser notre production céréalière. C'est d'autant plus nécessaire si nous voulons réduire notre facture d'importation de céréales.
Un objectif qui reste à notre portée pour peu que tous les acteurs de la filière s'impliquent davantage», a lancé le ministre face au parterre des présents. Dans cette optique il a été présenté dans le détail au ministre les moyens mobilisés pour la campagne labours-semailles 2017-2018. Au registre de la mobilisation des semences l'Oaic va mettre à disposition 1 400 000 quintaux, soit plus de 300 000 quintaux en comparaison avec la campagne précédente. En clair, le volume de semences prêt à l'emploi se répartit comme suit: blé dur (1 000 000 q), blé tendre (180 000 q) et orge (320 000 q). Toujours dans ce même registre, il a été souligné dans la présentation que 1 000 000 de q supplémentaires ont été mobilisés en comparaison avec la campagne 2011-2012 En termes d'objectifs de production de semence à atteindre à l'issue de la saison, l'Oaic va consacrer 175 000 hectares dont 50 000 en irrigué. Concernant la mobilisation des engrais l'office précise que 320 000 q d'engrais de fond et 290 000 q d'engrais de couverture sont mobilisés au niveau des Ccls. Enfin l'Oaic fait savoir qu'à la date du 30 septembre 2017 les Ccls ont livré aux céréaliers 74 000q de semences et 100 000 q d'engrais. Au registre du financement de la campagne labours-semailles, l'office indique que 56 guichets uniques (Badr-Ccls-Crma) sont opérationnels depuis le 15 juillet dernier ce qui va permettre aux céréaliers agriculteurs de disposer des semences et des engrais dans les délais agricoles. Retenons que le DG de l'Oaic a tenu à faire savoir dans un point de presse improvisé: «Dans le cadre de la recherche de semences les plus appropriées au type de sol de certaines de nos régions où se pratique la céréaliculture à grande échelle non sans oublier le paramètre climatique, l'Institut des grandes cultures a testé 65 variantes de semences pour n'en retenir au final que 20 dont ceartaines sont destinées à la production de semences.»
A notre question de savoir si les prix des semences vendues aux céréaliers allaient augmenter, le DG de l'Oaic nous a répondu qu'ils n'allaient pas changer et de rappeler dans la foulée: «Ils sont les mêmes depuis 2002. Le prix varie entre 4 500 da et 5 400 da le quintal, selon la qualité de la semence». Soulignons que Belabdi a estimé que le pays pouvait s'autosuffire en blé dur à moyen terme. «Mais comme notre mode de consommation a changé car nous consommons davantage de farine, nous allons continuer à importer en grande quantité du blé tendre», a-t-il enfin indiqué.

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