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TRANSFERTS SOCIAUX POUR 2018

Toutes les subventions maintenues

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La loi de finances 2018 apporte donc la garantie qu'attendait une majorité d'Algériens quant à la sauvegarde de son pouvoir d'achat.

L'engagement du gouvernement en faveur des couches sociales défavorisées trouve sa confirmation dans la loi de finances 2018. Et pour cause, l'enveloppe budgétaire dédiée aux transferts sociaux progresse de 8%, rapporte le communiqué du Conseil des ministres. Ainsi, la somme globale allouée à ce chapitre sensible du budget de l'Etat se monte à 1 760 milliards de DA. Un montant plus élevé que celui de 2017, confirmant, de fait, l'intention du gouvernement de ne rien changer à la structure des subventions en vigueur depuis près d'une vingtaine d'années. On aura compris que les prix du pain, du lait et d'autres produits de large consommation qui échappent à la règle de l'offre et de la demande n'évolueront pas durant toute l'année 2018, quel qu'en soit le niveau de dépréciation de la monnaie nationale. Il y a donc une volonté de l'Etat de maintenir sa mission protectrice et une réelle détermination d'affirmer son caractère social, en sus du fait d'assumer pleinement la solidarité, régulièrement évoquée par le président de la République. Outre les aspects liés à la consommation, «cette enveloppe budgétaire est destinée notamment aux soutiens aux familles, à l'habitat, à la santé», rapporte le communiqué, tout en précisant que les 1 760 milliards de dinars, participeront à maintenir en leur niveau de 2017, «les prix des produits de première nécessité, à savoir les céréales, le lait, le sucre, et les huiles alimentaires». La loi de finances 2018 apporte donc la garantie qu'attendait une majorité d'Algériens quant à la sauvegarde de son pouvoir d'achat, contredisant les discours «apocalyptiques» développés par quelques cercles politiques, annonçant l'enfer aux Algériens. Il est évident, cependant, que cet effort financier, n'émane pas des recettes engrangées par l'économie nationale, ni la conséquence d'une dette contractée par le gouvernement. C'est, on l'aura deviné, le financement non-conventionnal qui permettra de débloquer d'importantes ressources financières, mais qui met le Trésor public en situation difficile. Il est dit donc, que la vie quotidienne des Algériens demeurera quasiment la même, pour l'essentiel des dépenses incompressibles, mais cela ne sera pas le résultat d'un effort collectif, mais d'un «jeu d'écriture comptable» qui maintiendra une sorte d' «aisance artificielle» durant les cinq années que durera le financement non conventionnel.
Il est entendu que cette aisance pour artificielle qu'elle puisse paraître aurait été impossible si le président de la République n'avait pas opté pour le remboursement anticipé de la dette extérieure et la constitution d'une importante épargne nationale qui a permis au pays d'éviter la récession entre 2014 et 2017, tout en lui offrant cinq autres années de sursis.
Le Conseil des ministres a donc tranché, le gouvernement continuera à soutenir la politique sociale de l'Etat, en restant un acteur majeur de la Solidarité nationale. A ce titre et au terme de la loi de finances 2018, le gouvernement financera directement le soutien aux familles, à travers une garantie à «l'accès à l'eau et l'énergie, la santé, le logement, les retraites et l'accompagnement des faibles revenus, des démunis et des handicapés», rapporte le communiqué.Il est évident que cette décision sera très bien accueillie par la société qui saura désormais que 2018 ne sera pas l'enfer promis par une partie de l'opposition et quelques «experts».

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