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RECOURS AU FINANCEMENT NON CONVENTIONNEL

Bouhedja défend le gouvernement

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Le président de l'APN a adressé un message clair aux députés de toutes formations confondues à contribuer tous ensemble pour sortir le pays de la crise.

Le Parlement appuie le gouvernement dans ses choix. Le président de l'Assemblée populaire nationale, Saïd Bouhedja s'est mis au-devant pour justifier auprès de son équipe le recours à la planche à billets. Sachant que cette question a été vivement critiqué lors des débats sur le plan d'action du gouvernement par les députés notamment ceux de l'opposition, Saïd Bouhedja a donné le «la». Il a tenu en préambule à s'expliquer sur l'examen de ce projet. «Le caractère urgent que revêt le projet de loi amendant et complétant l'ordonnance relative à la monnaie et au crédit a impliqué des mesures exceptionnelles en termes de délais et procédures législatifs», a-t-il affirmé dans son intervention, lors de la plénière consacrée jeudi dernier, à la présentation du projet en question. Anticipant le pas au représentant du gouvernement, Saïd Bouhedja a précisé que le mécanisme de financement non conventionnel qui sera accompagné de réformes structurelles vise à réunir les conditions d'une relance économique et à éviter le recours à l'endettement extérieur. Contrairement aux lectures faites par les uns et les autres, Saïd Bouhedja rassure que le financement non conventionnel va préserver l'indépendance économique et financière du pays. «Ce nouveau mécanisme financier sera accompagné de réformes financières à même de rétablir les équilibres financiers publics», a-t-il appuyé. Selon lui, le pays jouit actuellement d'une indépendance économique, ce qui lui permet de «recourir au financement interne non conventionnel pour éviter un recul de sa croissance et ses retombées socio-économiques». Le président de l'APN a adressé un message clair aux députés de toutes formations confondues, à contribuer tous ensemble pour sortir le pays de la crise. «Ce dont notre pays a le plus besoin aujourd'hui c'est l'unification des rangs et la conjugaison des efforts de l'ensemble des institutions, organismes et des administrations pour faire face à la crise financière, préserver l'indépendance de la prise de décision et réaliser un développement national créateur de richesse», a-t-il soutenu. A travers cette déclaration, le président de l'APN voulait baliser le terrain au projet du gouvernement en assurant l'appui de la grande majorité des députés. Il y a lieu de rappeler que lors de la présentation du plan d'action du gouvernement, le Premier ministre a vivement défendu l'option du financement non conventionnel, en précisant que c'est la seule solution qui se présente devantle gouvernement pour éviter le recours à l'endettement extérieur. Ahmed Ouyahia aaffirmé que ni l'argent de l'informel ni celui du fisc ni du moins la récupération des crédits octroyés ne permettent de pallier le déficit budgétaire qui est estimé à 570 milliards de dinars.
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait auparavant déclaré que les réformes structurelles économiques et financières, qui accompagneront le financement non conventionnel seront adossées à une «feuille de route» consignée dans un décret présidentiel et un mécanisme indépendant de surveillance sera mis en place. Dans son rapport préliminaire, la Commission du budget et des finances de l'APN a mis l'accent sur la nécessité d'étendre les investissements du groupe Sonatrach à des secteurs hors hydrocarbures, de relancer l'investissement dans le secteur de la pétrochimie. Toutefois, les membres de la commission se sont interrogés sur les causes du retard accusé dans la réalisation des usines de production de produits d'énergie, tels que l'essence et le fuel. Le rapport met en avant les investissements, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, du groupe Sonatrach jusqu'en 2021 et qui nécessitent des réformes importantes qui devraient garantir le mécanisme de financement non conventionnel. Le document souligne en outre l'impératif d'engager des réformes économiques structurelles à travers des investissements dans les domaines agricole,touristique et industriel en vue de diversifier l'économie nationale.

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