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TRANSFERTS SOCIAUX À LA HAUSSE, PROJETS DE LOGEMENTS, DE SANTÉ, D'ÉDUCATION NATIONALE... RELANCÉS

La loi de finances 2018 muselle l'opposition

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Les constructions de logements continuent malgré la criseLes constructions de logements continuent malgré la crise

Le gouvernement a coupé l'herbe sous les pieds des formations politiques et mis un terme aux spéculations qui prédisaient la faillite de l'Algérie.

C'est la réponse du berger à la bergère. Le gouvernement a coupé l'herbe sous les pieds des formations politiques et mis un terme aux spéculations qui prédisaient la faillite de l'Algérie. Non seulement les transferts sociaux ont été maintenus, mais ils ont été revus à la hausse. Une enveloppe budgétaire de 1760 milliards de DA sera allouée aux transferts sociaux durant l'exercice 2018, indique le projet de loi de finances 2018 adopté mercredi par le Conseil des ministres. Un montant en hausse de près de 8% par rapport à l'enveloppe allouée en 2017 pour cette catégorie de dépenses. Les projets de logements, du secteur de la santé, de l'Education nationale qui étaient gelés ont tout simplement été relancés. La situation financière critique que traverse le pays a ouvert la porte aux spéculations les plus folles. L'épuisement du Fonds de régulation des recettes et la baisse des revenus pétroliers provoquées par la dégringolade des cours de l'or noir ont conforté les thèses les plus affolantes concernant la stabilité du pays. Ce qui a fait monter le thermomètre d'un cran sur tous les plans avec de surcroît une flambée des prix des fruits et légumes qui a rajouté son grain de sel. Ce fut le temps des incertitudes et des rumeurs les plus folles concernant l'avenir des Algériens. Leur quotidien serait voué à l'enfer s'adressait à la cantonade une certaine opposition qui donnait l'impression de jubiler à l'idée de voir l'Algérie s'écrouler. Le scénario était pratiquement ficelé dans un alarmisme ambiant entretenu par des difficultés financières que le Premier ministre n'a par ailleurs pas caché. Ce qui a suffi pour donner du grain à moudre à ceux qui avaient signé prématurément l'arrêt de mort de l'Algérie. C'est donc avec impatience que le verdict était attendu. Tous les regards étaient rivés sur ce que réservait comme mauvaises surprises le projet de loi de finances. Surprise: la pilule ne sera pas amère. La LF 2018 aura muselé l'opposition et tous les détracteurs de l'Algérie. Le Premier ministre les avait prévenus. «Certains espéraient que cet automne allait être celui de la faillite de l'Algérie, de la colère de son peuple et de l'arrêt de son avancée. Grâce à Dieu, l'illusion de ceux-là s'est évaporée», avait souligné avec force Ahmed Ouyahia dans ses réponses aux interrogations soulevées, le 27 septembre, par les membres du Conseil de la nation lors de la présentation du plan d'action du gouvernement. Le chaos annoncé n'aura pas lieu. La solidarité nationale, la justice sociale pierre angulaire de la politique sociale du président de la République a été renforcée. La situation est certes critique, mais il reste encore des munitions. Les réserves de changes du pays qui s'étaient établies à 103 milliards de dollars à fin août 2017 devraient reculer à 102 milliards de dollars à fin septembre 2017 avait indiqué le 28 septembre le patron de l'Exécutif devant les élus du palais Zighoud-Youcef alors que le déficit commercial s'est considérablement réduit. L'Algérie va vraisemblablement perdre plus de 15 milliards de dollars entre 2016 et 2017. C'est cependant largement moins qu'entre 2015 et 2016 où elles avaient baissé de plus de 30 milliards de dollars. Ce qui confirme un léger mieux incontestable d'autant plus que les prix du pétrole semblent se raffermir. Le réchauffement des relations russo-saoudiennes, devrait les booster davantage. La Russie et l'Arabie saoudite, premiers producteurs d'or noir, à elles seules pèsent plus de 20 millions de barils par jour, soit la consommation quotidienne des Etats-Unis. Leur rapprochement va probablement conduire à la prolongation de la décision de la baisse de la production de 1,8 million de barils par jour décidée par les pays Opep et non- Opep, issue de l'accord «historique» d'Alger. 2018 pourrait marquer un tournant dans la crise financière que vit l'Algérie. Et confirmer les illusions perdues de ses détracteurs.

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