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BOUIRA

la grève s'éternise au lycée Benyahia

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Une mesure conservatoire pouvait éviter autant de temps perdu pour des élèves qui passent le bac à la fin de l'année.

Le bras de fer qui oppose le collectif pédagogique du lycée Mohamed Seddik Benyahia de Bouira au directeur de cet établissement s'éternise. Depuis le 27 septembre dernier, les élèves sont sans cours. Une commission ministérielle a été nommée par la tutelle. Devant cette situation, les parents d'élèves se sont rassemblés hier afin de s'enquérir de l'avenir de leurs enfants. Chaque partie a défendu sa position.
Le directeur, et pour gagner la confiance des parents, affirmera que si cela ne tenait qu'à lui, il partirait pour préserver l'intérêt des élèves. Entre les dires et les faits il y a un océan. Pour certaines personnes présentes, le directeur et depuis des années, n'a jamais contrôlé les entrées comme il le fait ces derniers jours.
Sa présence à l'entrée du lycée n'est rien d'autre qu'une provocation à l'adresse des grévistes qu'il qualifie d'inconscients. Du côté des professeurs, l'objectif de la grève s'inscrit dans l'optique de rendre à l'établissement sa vocation. Depuis quelques années, la situation va de mal en pis. Aucune discipline n'est de mise, l'insécurité est totale. Au milieu de ces avis contradictoires, les parents se sont adressés à la tutelle. C'est la secrétaire générale de la direction de l'éducation qui a reçu, en notre présence, les parents. «Seule la tutelle centrale a le pouvoir de décider. La commission ministérielle a transmis son rapport. Nous attendons la décision, qui ne saurait tarder.» De retour au lycée pour tenter de convaincre les grévistes de surseoir à leur mouvement et attendre cette décision, les professeurs conditionneront la reprise au seul départ du directeur. L'administration ne semble nullement inquiète quant au sort réservé aux élèves. Une mesure conservatoire pouvait éviter autant de temps perdu pour des élèves qui passent le bac à la fin de l'année. Selon une information, un préavis de grève avait été déposé le 12 septembre dernier. Pourquoi avoir attendu le déclenchement du débrayage pour commencer à bouger?
Les professeurs pour leur part pouvaient opter pour une autre forme de protestation après une grève à limiter dans le temps. Parce que le seul et unique perdant reste l'innocent élève, les parents ont décidé de s'impliquer en prévoyant dès dimanche prochain des actions au niveau du lycée et de la direction de l'éducation. D'ici là ils appellent les parties à la raison, à se mettre autour d'une table pour trouver une issue à un bras de fer qui n'est bénéfique pour personne. Les parents s'en remettent à Mme la ministre pour mettre un terme à une grève qui s'éternise.

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