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LES DÉTAILLANTS CIBLÉS PAR LA FÉDÉRATION DES CONSOMMATEURS

Des marges bénéficiaires exagérément élevées

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25 associations de protection du consommateur sont en activité, mais c'est encore insuffisant pour pouvoir protéger le consommateur de pratiques délictueuses.

Les hausses intempestives et inexpliquées des prix des produits de large consommation, notamment les produits agricoles et alimentaires, comme constatées sur les étals des détaillants aux quatre coins du pays depuis quelques mois ont fini par laminer encore plus le pouvoir d'achat du citoyen. Devant cet état des lieux le président de la Fédération algérienne des consommateurs, Zaki Hariz, qui était hier l'invité du Forum d'El Moudjahid en compagnie de ses proches collaborateurs n'est pas allé par quatre chemins pour interpeller les pouvoirs publics leur demandant entre autres d'instaurer un plafonnement de la marge bénéficiaire des détaillants à 30%. «C'est devenu nécessaire pour que l'atteinte au pouvoir d'achat des consommateurs par des hausses injustifiées des prix cesse», a-t-il expliqué. Ce dernier a par ailleurs lancé dans son intervention «qu'il devient utile devant un contexte économique national marqué par une surchauffe extraordinaire des prix de nombreux produits qui atterrissent au panier de la ménagère à ce que les pouvoirs publics interviennent. C'est d'ailleurs ce que nous avons demandé au ministre du Commerce qui nous a accueilli en son siège la semaine dernière». Toujours à propos de cette rencontre, il a fait savoir que le ministre a été très attentif à nos suggestions. «Celles-ci ont porté notamment sur l'intérêt de multiplier le nombre de grandes surfaces aux abords des grandes villes et d'effectuer plus souvent des contrôles d'hygiène au niveau des marchés de gros de fruits et légumes de par le fait du niveau élevé d'insalubrité qui y règne pouvant infecter les fruits et légumes du fait que les cageots sont à proximité d'immondices qui sont des niches microbiennes pouvant porter atteinte à la santé du consommateur». De son côté le vice-président de la Fédération algérienne des consommateurs, le docteur Mohamed Abidi a tenu à rappeler que la rentrée scolaire qui a coïncidé avec la fête de l'Aïd El Adha a mis à rude épreuve les ménages. Et d'arguer:«Les 8 millions de familles que compte le pays et composées en moyenne de cinq personnes ont subi une véritable saignée dans leur budget pis encore, certaines se sont vu forcées de s'endetter.» Et pour donner une idée sur le montant de cette saignée, le vice- président a précisé: «Les familles ont dépensé en l'espace d'une semaine entre 70000 et 100 000 DA. Ce sont les prix du mouton et les achats de la rentrée scolaire. Non sans détailler le fait que les frais consacrés à un enfant scolarisé reviennent au bas mot entre 8000 et 20000 DA selon l'âge». Ce dernier a par ailleurs abordé la question de la surconsommation énergétique qu'enregistre le pays. «Nous consommons près de 35% de dérivés pétroliers que nous produisons et à ce train le pays se verra contraint à l'horizon 2030 d'importer des carburants. C'est pourquoi il devient impératif de rationaliser notre consommation de produits pétroliers», a-t-il averti. L'animatrice du forum a enchaîné en demandant au vice-président, s'il était pour ou contre une majoration du prix des carburants à la pompe? Ce dernier a répondre: «Nous somme pour une majoration de 5 DA». A la question d'une consoeur sur la politique des subventions telle que pratiquée par le gouvernement Zaki a répondu que sa fédération prône des subvention ciblées «aujourd'hui et devant la faiblesses des capacités de financement des besoins du pays, cela devient tout à fait indiqué» a-t-il jugé. Sur la question de savoir le nombre exact d'associations de protection du consommateur en activité et leur efficience sur le terrain, Zaki Hariz a fait savoir que le pays en comptait au moins 40 mais que dans la réalité elles ne sont que 25 a être présentes sur le terrain mais il à enfin reconnu que les associations de protection du consommateur s'activent comme elles peuvent car, faut-il le souligner, elles n'ont aucun pouvoir de police». C'est dire enfin que le citoyen a un rôle à jouer s'il veut que les choses changent en matière de prix et de qualité des aliments et produits qu'on lui propose.

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