Accueil |Nationale |

L'AUTODÉTERMINATION DES SAHRAOUIS RÉAFFIRMÉE À L'ONU

Mohammed VI peut déchanter

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Pour le souverain marocain qui n'entend aucunement reconnaître la République sahraouie, ce nouveau revers infligé à sa diplomatie signe une nouvelle victoire du Front Polisario.

C'est une nouvelle épine dans le jardin royal. Le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination a été réaffirmé mardi par la quatrième commission de l'ONU chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Le verdict est tombé suite à l'adoption d'un projet de résolution. Le Comité des 24 s'est montré satisfait «des efforts déployés par le secrétaire général et son envoyé personnel (pour parvenir) à une solution politique qui soit mutuellement acceptable et assure l'autodétermination du peuple du Sahara occidental», est -il stipulé dans le document qui souligne la responsabilité de l'ONU à l'égard du peuple sahraoui. Le mandat du Comité des 24 concernant la décolonisation du territoire du Sahara occidental a également été réaffirmé. «Pour 2017, c'est l'année de la clarté par excellence et du retour aux principes et aux termes référentiels retenus pour le règlement de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara», a annoncé à ses sujets Mohammed VI dans un discours prononcé le 20 août à l'occasion du 64ème anniversaire de la «révolution du roi».Un autre déboire pour le Maroc qui a fait des pieds et des mains pour le remettre en cause. Le «Comité des 24» va sans aucun doute froisser le roi. Pour le souverain marocain qui n'entend aucunement reconnaître la République sahraouie, ce nouveau revers infligé à sa diplomatie signe incontestablement une nouvelle victoire du Front Polisario. Il s'était pourtant engagé à anéantir toute velléité d'indépendance du Sahara occidental mis sous sa coupe depuis 1975. «Pour 2017, c'est l'année de la clarté par excellence et du retour aux principes et aux termes référentiels retenus pour le règlement de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara», a annoncé à ses sujets Mohammed VI dans un discours prononcé le 20 août dernier à l'occasion du 64ème anniversaire de la «révolution du roi». Le Maroc, dernier pays à avoir rejoint l'Union africaine, a crié sur tous les toits qu'il ne «reconnaîtra jamais» la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) après avoir ratifié l'acte constitutif de l'UA.
«Le Maroc ne reconnaît pas -et ne reconnaîtra jamais- cette entité fantoche...», avait clamé à qui veut l'entendre le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nacer Bourita, dans un entretien publié le 5 février 2017 par le site d'info en ligne Le Desk.
«Le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle continentale ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara», avait-il ajouté. Le Comité des 24 de l'ONU vient sans aucun doute de contrarier ce type de dessein. Créé en 1961 par l'Assemblée générale des Nations unies il porte officiellement le nom de Comité spécial. Il est chargé d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (Résolution de l'Assemblée générale 1514 (XV) du 14 décembre 1960). Le projet de résolution qu'il vient d'adopter à propos du Sahara occidental pèsera certainement lourd lorsque le secrétaire général de l'ONU va présenter, à sa soixante-treizième session, un rapport sur son application. Et comme une déconvenue n'arrive jamais seule: La chef de la diplomatie européenne a ouvert la voie la veille de l'adoption par le Comité des 24 de l'ONU du projet de loi sur le Sahara occidental en déclarant que le statut final de ce territoire fait l'objet d'un «processus de négociation» mené sous l'égide des Nations unies. «Le Sahara occidental est classé par les Nations unies comme un territoire non autonome. Le statut définitif du Sahara occidental fait l'objet d'un processus de négociation mené sous les auspices de l'ONU», a écrit Federica Mogherini dans sa réponse, au nom de la Commission, à l'eurodéputée Maria Lidia Senra Rodriguez. Mohammed VI peut déchanter...

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha