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APRÈS UNE HIBERNATION DE CINQ ANS

Plusieurs projets relancés à Annaba

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A quelques semaines des locales du 23 novembre prochain, les élus de la commune de Annaba ont décidé d'approuver des projets en sommeil depuis 5 ans.

Siégeant en dernière session ordinaire, les membres du conseil municipal de la commune de Annaba ont approuvé d'importants projets pour la commune considérée. Des projets consistant en la réalisation de deux parkings à niveaux. Ces deux projets tant réclamés et tant attendus seront implantés pour le premier, derrière les arcades du Cours de la Révolution, en l'occurrence la rue Cnra et en face de la cour de justice de Annaba pour le second. Ces projets qui auraient pu être réalisés et mis en service depuis des années, ont pour objectif l'éradication des parkings sauvages, gérés pour la plupart, par des repris de justice. Aussi, la réalisation de ces infrastructures aura une portée tant sur le design de la ville que sur la fluidité de la circulation de ses rues et ruelles, notamment durant la haute saison, où, la ville de Annaba, enregistre une importante affluence de visiteurs. Il faut dire qu'il était temps pour Annaba d'avoir des parkings à niveaux. Comme dans d'autres wilayas du pays, où le stationnement est plus ou moins allégé par ces espaces de stationnement réglementés. A Annaba, la situation est tout autre, puisque le stationnement anarchique est source d'affairisme pour plus d'un. Le diktat des présumés gardiens de parkings, qui ont transformé les trottoirs et les places en parkings, en toute impunité. Ce défi des lois de la République n'est pas anodin.

Annaba demeure la vitrine de toute la wilaya
Ces parkings sauvages sont régis par ces autorisations numérotées de parkings, délivrées par les services de l'APC. En somme ce phénomène est bel et bien cautionné par la bénédiction des instances communales. Ce qui explique la mise en stand-by des projets de parkings à niveaux à Annaba. Pourtant, les élus locaux de cette commune auraient pu mettre fin à cette extorsion de fonds, imposée aux automobilistes, souvent obligés de payer entre 50, 100 et 200 DA. Il est à noter qu'en matière de parkings réglementés, le patrimoine de l'APC de Annaba se compose d'un seul parking «Stambouli» en l'occurrence. Composé d'un sous-sol et un étage pouvant contenir une centaine de véhicules, cet espace de stationnement fait l'objet d'affairisme aigu. Pour ce cas de figure, étant patrimoine de l'APC de Annaba, le parking est exploité par un particulier, sur contrat de location, contracté avec les services de l'APC. «Ayant expirée, sa mise en location devrait être soumise au Code des marchés publics, appels d'offres et soumissions entre autres», c'est ce qui a filtré d'une source interne au conseil municipal de Annaba. Selon la même source, «le contrat de location aurait fait l'objet d'un gré à gré à la faveur du même locataire». Les dessous de cette transaction seraient soumis à des relations et rapports personnels, a précisé notre source. Cette dernière a même donné des noms, que par éthique, nous avons refusé de citer. Néanmoins, il est à noter que quels que soient les dessous de telle ou telle opération, la commune de Annaba, demeure la vitrine de toute la wilaya. Une situation qui place les élus locaux sur le banc des accusés quand on considère le cadre de vie et l'état des lieux des quartiers et cités de cette commune. Il faut dire que les locataires de l'Hôtel de ville d'Annaba, ont usé de toutes leurs vocations pour faire de Annaba, la ville la plus salle, incommode pour ses habitants et ses visiteurs. Depuis, le centre-ville et ses grands boulevards, jusqu'aux Allemands, les Hongrois et les tours Aadl avec toutes les cités, en passant par la vieille ville entre autres, la commune de Annaba est dans un piteux état. Les ordures à perte de vue, les nids-de-poule telle la peau d'un Dalmatien et l'éclairage public défaillant sont entre autres lacunes d'un développement qui a traîné cinq ans. Face à ce constat qui semble faire l'objet d'une complaisance pour certains, les électeurs semblent réticents quant à une nouvelle confiance, du moins pour quelques-uns, d'entre les prétendants aux prochaines locales. «Voilà qu'à l'approche des élections de l'APC que les élus commencent à faire parler d'eux», nous dira ce commerçant de la rue Gambetta. «Sans citer de nom, un candidat à l'APC est venu me voir pour me demander le soutien. Et dire qu'étant président d'une commission au sein de l'APC sortante, je lui ai transféré une préoccupation à laquelle il n'a même pas daigné répondre», a fait savoir notre interlocuteur. Les cas sont nombreux et similaires, mais l'unanimité est unique pour les uns et pour les autres. «Le développement de la commune de Annaba, a, pendant toute la mandature, été renvoyé aux calendes grecques. Les élus ont de tous temps été préoccupés de gérer leurs affaires personnelles», a fait savoir bon nombre d'habitants de Annaba.

A quoi rime la mise à jour de ces projets?
D'autres se sont interrogés sur les dessous de ce subit réveil des gestionnaires de leur APC «C'est à se demander à quoi rime la mise à jour de ces projets en ces moments précis?! L'orientation de leur politique de développement vient très en retard!», se sont demandés nos interlocuteurs. En effet, comme par magie, la dernière session de l'Assemblée populaire communale de Annaba, vient d'accoucher d'une panoplie de projets, dont ceux en voie de réception et ceux achevés. A l'image de la station de bus «Sidi Brahim qui, après deux ans aménagement, pourrait, si tout va bien, être réceptionnée avant la fin de 2017. Autres projets: le déplacement de la station Kouche Noureddine et Souidani Boudjemaâ.
Les deux situées en plein centre-ville et leur déplacement devra permettre le désencombrement occasionné par la circulation et la facilitation d'accès et l'arrangement des transporteurs.
En somme, tout ce remue-ménage intervient dans un contexte politique et économique très difficile pour une population trop blasée de fausses promesses et de discours en bois. C'est dire que «rusé comme un renard ou futé comme un ringard», les efforts de la dernière ligne droite et le bricolage de fin de mandat, opérés par les locataires de l'Hôtel de ville de Annaba, ne semblent pas laisser pour autant, indifférents, les habitants de Annaba.

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