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INDUSTRIE DE L'ÉLECTROMÉNAGER

Les temps sont à la déprime

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«Nous souffrons énormément de la concurrence déloyale»«Nous souffrons énormément de la concurrence déloyale»

Au-delà de la cherté de la vie, la saturation du marché est aussi à l'origine de cette situation.

Les entreprises des industries électroménagères traversent une période creuse en matière de ventes. Les ménages et les différentes administrations ne s'y approvisionnent plus. C'est la cherté de la vie pour les premiers et la rationalisation des dépenses pour les seconds qui en sont les raisons. Entre les arguments des uns et des autres, des économistes avisés avancent l'idée que le marché de l'électroménager est arrivé à saturation en Algérie. «Les gens se sont tous approvisionnés en nombre en téléviseurs, réfrigérateurs, climatiseurs et autres appareils», s'accordent à dire des économistes, en envoyant leurs contradicteurs à compter le nombre de ces appareils par foyer.
Rencontré récemment lors du Forum d'affaires algéro- nigérien organisé à la (Caci), le directeur commercial de la plus ancienne entreprise des industries électroménagères en Algérie l'«Eniem», Mustapha Rabia a indiqué sans détours que la demande en électroménager a drastiquement baissé ces dernières années. «On n'est plus sollicité comme auparavant. La demande des ménages et la demande publique sur les appareils électroménagers ont baissé de façon incroyable!», a souligné notre interlocuteur, ajoutant qu'il a peur des lendemains à venir. Interrogé sur les raisons de cet état de fait, Rabia n'a pas hésité à citer en premier la baisse du pouvoir d'achat chez les ménages. «Les gens ne conçoivent plus l'achat des appareils électroménagers par ces temps de cherté de la vie comme une priorité», a argué le directeur commercial de l'Eniem. Pour ce qui est de la baisse de la demande publique, le directeur commercial de l'Eniem, l'a attribuée particulièrement à la politique de rationalisation des dépenses adoptée par l'Etat et aussi à l'arrêt de certains projets. «L'Etat ne réceptionne plus autant de nouvelles infrastructures comme il y a quelques années», a affirmé le responsable. Pris au dépourvu par cette situation, les responsables de l'Eniem cherchent maintenant des parts de marché à l'international. C'est dans cette optique d'ailleurs que l'Eniem compte envahir le marché africain. «Les prospections qu'a faites l'Eniem au Nigeria s'inscrivent dans cette démarche», a fait savoir Rabia.
La démarche d'envahir le marché international est motivée aussi par le fait que les produits de cette entreprise, explique le directeur commercial de l'Eniem, sont compétitifs et concurrentiels. Au sujet de la concurrence, le responsable à l'Eniem, a déploré le fait que la concurrence en Algérie n'est pas tout le temps loyale. «Nous souffrons énormément de la concurrence déloyale», se désole-t-il.
Dans ce sens, il faut souligner que le marché algérien a été considéré à juste titre d'ailleurs par les spécialistes comme étant le plus grand marché en termes de demande sur les appareils électroménagers. L'on compte en effet la présence de toutes les grandes marques en la matière sur le marché. Le début des années 2000 qui a coïncidé avec la montée des prix du baril du pétrole et du coût du niveau de vie des Algériens a permis l'engouement de ces derniers sur ces produits jugés a priori comme étant secondaires. A cela, il faut ajouter les produits des grandes entreprises nationales qui ont pu s'imposer dans le marché, à l'image de Condor. Par ailleurs, il faut relever que le gouvernement algérien qui a prévu cette situation de tergiversations des consommateurs algériens, a prévu l'option du crédit à la consommation pour y remédier. Néanmoins, en dépit de cette solution, force est de constater que les consommateurs ne sont pas si enthousiastes.

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