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CRÉATION DE GRANDS MINISTÈRES POUR MAÎTRISER LES DÉPENSES ET POUR PLUS D'EFFICACITÉ

Un "commando" pour Ouyahia

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Un Exécutif ramassé autour du Premier ministreUn Exécutif ramassé autour du Premier ministre

Cette option permettra de booster pas mal de départements, en leur apportant la plus-value économique qui leur manque, justement.

L'option d'un gouvernement resserré fait son bonhomme de chemin au sommet de l'Etat. On parle, en effet, d'un Exécutif ramassé autour du Premier ministre, mais des techniciens de grande compétence en orbite des grands ministères qui engloberont plusieurs portefeuilles. Le pari, estiment nos sources est jouable, puisque testé avec succès par des nations autrement plus complexes que l'Algérie. Outre le message de rigueur que l'Exécutif entend délivrer à la société, pareille démarche apportera une meilleure cohérence dans l'action des ministères et limitera les intermédiaires en cas d'action transversale. Nos sources citent l'exemple des départements des Finances, de l'Industrie et du Commerce qui collaborent actuellement autour de mesures incitatives en faveur des exportations, et pourraient raccourcir considérablement les délais de traitement des dossiers, pour la simple raison que les décisions prises, validées par une seule autorité ministérielle n'auront pas besoin de commissions interministérielles et autres instances intermédiaires, avec ce que cela suppose, comme lourdeurs bureaucratiques en moins, dans la désignation des membres de telles structures transversales. Il reste que l'important dans le regroupement de ces ministères en un seul, dont le caractère sensible ne fait pas de doute, suppose un choix méticuleux de technocrates racés à la tête des directions pour fluidifier le processus décisionnel et imposer une nouvelle dynamique aux administrations concernées. Cette option qui reste valable pour d'autres secteurs, d'apparence moins économiques, permettra de booster pas mal de départements, en leur apportant la plus- value économique qui leur manque, justement. A ce propos, nos sources évoquent la communication, la culture et le tourisme, dont l'interdépendance ne fait pas de doute, malgré ce qu'il en est actuellement. Partant du principe que l'industrie du tourisme gagnerait à s'arrimer à la culture pour s'assurer une assise sérieuse et un réel «plan de charge», les deux départements se nourriraient l'un l'autre dans une relation symbiotique, plus qu'évidente sous d'autres cieux, mais encore très improbable en Algérie. Ces deux secteurs ont un grand besoin de communication. Aussi, la création d'un grand ministère de la Communication, de la Culture et du Tourisme, aura une fonction claire, axée sur la promotion de l'image de l'Algérie, avec en prime, une dimension économique certaine. L'idée qui est assez avancée dans les réflexions engagées dans les hautes sphères du pouvoir, est néanmoins conditionnée, là aussi, par un apport en ressources humaines de haute technicité dans les trois domaines pour enclencher un processus économique au niveau de secteurs dont les fonctionnaires n'en voyaient pas jusque-là, le rapport. Il faut trouver ces compétences. Au niveau de l'Exécutif, on ne désespère pas et des noms qui ont fait leurs preuves sont déjà couchés sur du papier. Toujours dans l'esprit de rechercher la cohésion et l'efficacité dans l'action, on préconise l'association de l'Environnement au ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. La fonction d'un tel rapprochement est on ne peut plus logique, en ce sens que l'environnement peut apporter des solutions tout autant innovantes que pratiques au développement d'un itinéraire agricole, à même de pouvoir placer des produits locaux sur les marchés occidentaux. Cela, en plus des applications faisant intervenir les énergies renouvelables dans le développement rural. Le vrai défi de ce gouvernement resserré, à tout point de vue, est la création dit-on d'un super ministère de l'Habitat, des Transports et Travaux publics. Trois grands secteurs interdépendants et d'une dimension stratégique qui ont grandement besoin d'une maîtrise technique d'un niveau universel. Le respect des délais de réalisation et la gestion idoine de très gros budgets ne relèvent pas de l'action politique, mais d'un savoir-faire très pointu. Le projet de l'Exécutif, croient savoir nos sources, consiste à faire chapeauter ces trois secteurs par un ministre politique, autour duquel graviteront des cadres supérieurs d'une expertise incontestable. Cela pour dire qu'au plan de l'efficacité de l'action gouvernementale, l'on s'achemine vers un mix des deux profils politique-technocrates. D'autres départements, à l'image de l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Formation professionnelle font l'objet d'une réflexion tout aussi sérieuse, histoire de voir si un rapprochement ne nuirait pas au fonctionnement des uns et des autres. La décision pour ce qui concerne ces secteurs stratégiques ne sera pas prise à la légère, insistent nos sources, compte tenu de la sensibilité du sujet et le nombre très important de fonctionnaires et de citoyens directement concernés.

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