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UNE NOUVELLE STRUCTURE DÉDIÉE À LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE AU MAE

Comment exporter le "made in bladi"...

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Il y a urgence à diversifier une économie majoritairement rentièreIl y a urgence à diversifier une économie majoritairement rentière

Cette structure diplomatique est donc une belle perche pour nos hommes d'affaires, qui devront toutefois savoir comment la saisir...

La diplomatie économique prend tout son sens. Le ministère des Affaires étrangères vient de lui dédier toute une structure. «Une nouvelle structure dédiée à la diplomatie économique vient d'être mise en place au sein du ministère des Affaires étrangères (MAE), dans l'objectif de coordonner les actions à l'international et accompagner les entreprises algériennes dans leur démarche visant à pénétrer les marchés étrangers», a souligné le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. Ce n'est pas un petit département sans prérogatives, mais une grande structure mise directement sous la tutelle du MAE, et qui aura à sa tête un ambassadeur- conseiller. «Dans le nouvel organigramme du ministère des Affaires étrangères, repensé et réfléchi pour donner plus de cohérence à l'action diplomatique algérienne, et dans lequel, la diplomatie économique prend une large place, nous avons mis une structure spéciale en charge de la diplomatie économique, à sa tête, un ambassadeur-conseiller, chargé exclusivement de la prospection et l'accompagnement des entreprises à l'étranger», a expliqué le ministre des Affaires étrangères. Une excellente nouvelle donc pour l'économie algérienne qui cherche à sortir de sa dépendance des hydrocarbures. En effet, depuis 2014 et le début de la crise pétrolière qui a frappé de plein fouet le pays, les autorités ont compris l'urgence de diversifier une économie majoritairement rentière. Ils ont commencé par tenter de relancer de la machine industrielle et agricole, ce qui a donné quelques résultats avec notamment un excèdent de certains produits agricoles. Mais au lieu d'être expédié vers l'étranger, il a été jeté à la poubelle! Car, comme l'a si bien précisé le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors de l'ouverture de l'université d'été du FCE qu'il a présidée, on est un pays qui ne fait que de l'import- import. On ne maîtrise pas encore l'art de l'exportation!Tout comme on ne sait pas encore vendre le «made in bladi» à l'étranger. Les pouvoirs publics et les entreprises privées avaient tenté de conquérir les marchés africains en organisant au mois de décembre dernier un forum économique continental. Mais il manquait un petit quelque chose, que seule une structure dédiée à la diplomatie économique peut apporter. Elle permet de concentrer et coordonner davantage ses efforts pour promouvoir l'économie nationale, et projeter l'image d'une Algérie compétitive et attractive à l'étranger. «La diplomatie économique constitue le moyen le plus sûr, et le plus fiable pour la concrétisation des objectifs de la stratégie algérienne visant à développer le pays et contribuer à la diversification de son économie», a mis en avant Abdelkader Messahel. Cette action diplomatique, qui revêt un caractère économique, se traduit par l'organisation des visites de haut niveau des représentants d'Etat et d'opérateurs économiques qui sont souvent couronnées par la signature des accords bilatéraux et de coopération économique, a-t-il expliqué Messahel a également mis en exergue la mission de la diplomatie économique algérienne dont le rôle est de créer le cadre juridique adéquat, conseiller l'opérateur algérien et l'accompagner à l'étranger, ainsi que l'actualisation des accords signés avec plusieurs pays «qui sont obsolètes». Une belle perche donc pour nos hommes d'affaires, qui devront toutefois savoir comment la saisir...

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