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IGNORÉES, MARGINALISÉES

Mais où sont donc les associations?

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Le mouvement associatif, dont le rôle et la nécessité d'impliquer ce dernier dans la gestion des localités est visiblement le grand absent de cette campagne électorale. A scruter les discours des chefs de partis politiques et des candidats, peu de propos évoquent ce thème. Pourtant c'est le sujet qui aurait pu être le mieux écouté et rassembler des foules. Car le rôle du mouvement associatif est un chapitre à part entière dans le nouveau Code communal. Selon la mouture de ce dernier dont la promulgation est prévue, rappelons-le, pour l'année 2018, le mouvement associatif aura droit à de larges prérogatives. La démocratie participative qui sera hautement consacrée dans ce code permettra au mouvement associatif d'exercer pleinement ses droits. Le ministre de l'Intérieur, Nour-Eddine Bedoui qui aime tant aborder ce sujet lors de ses déplacements dans les wilayas, souligne que désormais rien ne pourra se faire sans la concertation avec le mouvement associatif. Ce dernier aura le droit, selon les termes du nouveau Code communal non seulement à prendre part aux assemblées générales, mais également à exprimer ses points de vue et veiller à la concrétisation de ces derniers. Plus que cela, le mouvement associatif aura droit via cette nouvelle disposition de contrôler la gestion de sa commune et les actions des élus locaux. Pour Bedoui comme pour tant d'autres experts dans la gestion locale, le mouvement associatif a en outre un rôle très important en ce sens que c'est lui qui représente les citoyens au niveau de leurs quartiers et villages. A ce titre, il est le porte-parole des citoyens et leur représentant effectif. Par ailleurs, le rôle du mouvement associatif est déterminant, s'accordent à dire ces derniers, car il est le garant de la réussite de toutes les initiatives à l'échelle locale. «Les initiatives locales ne peuvent jamais aboutir sans l'implication et l'adhésion totales du mouvement associatif», mentionne-t-on.
Le mouvement associatif est à ce titre, faut-il le rappeler, le canal qui prépare le mieux l'opinion publique. Il s'est déjà confirmé lors des opérations de volontariat, des actions caritatives, voire en ce qui concerne la défense de l'intérêt de la commune et ceux de ses citoyens. En effet, combien de fois le mouvement associatif a pu grâce à sa mobilisation refuser certains projets initiés par l'administration centrale allant à l'encontre de l'intérêt public.
L'exemple du refus de l'implantation des centres d'enfouissement techniques(CET), des usines polluantes près des centres urbains sont légion à travers toutes les wilayas. De telles démarches et exploits ne sont, faut-il le relever, pas à la «portée» des P/APC.

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