BÉJAÏA

Les chefs de partis à la rescousse

Louisa Hanoune--Mohcène Belabbas
Louisa Hanoune--Mohcène Belabbas

Jamais une campagne électorale à Béjaïa n'a suscité autant d'intérêt au sein des formations politiques, dépêchant ainsi leurs chefs de file pour soutenir leurs candidats.

A moins d'une semaine de sa clôture, la campagne électorale officielle pour les locales du 23 novembre s'est singularisée par une activité intense des postulants partisans ou indépendants, qui continuent à sillonner les différents quartiers et villages de la wilaya de Béjaïa en quête de voix à même de les propulser aux commandes des collectivités locales. Des meetings de proximité sont organisés quotidiennement pour convaincre d'une participation sans laquelle le scrutin serait sérieusement entaché dans sa crédibilité. Depuis le début de la campagne officielle Béjaïa aura eu le privilège d'accueillir la majorité des chefs de partis. D'où l'importance de cette région aux yeux des différentes formations influentes localement. Si la campagne avait été ouverte par le meeting du premier secrétaire du FFS au TRB, elle sera clôturée par Djamel Ould Abbès du FLN à la Maison de la culture de Béjaïa, le 18 du mois en cours à 11 heures. C'est ce qu'a indiqué, hier, un responsable de la mouhafadha de Béjaïa. Entre-temps on aura le passage de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune et du président du Rassemblement pour la culture et la démocratie, Mohcène Belabbas et aujourd'hui Nouara Saâdia Djaâfer, sénatrice et ex-ministre représentant le Rassemblement national démocratique (RND). Le RND aura durant cette campagne mobilisé trois de ses cadres, en l'occurrence Belkacem Mellah ex-ministre et Azzedine Mihoubi, actuel ministre de la Culture.
Ce défilé de chefs de partis n'a de valeur que d'illustrer toute l'importance accordée par les formations politiques à la prise du pouvoir local. Serait-ce de bon augure? Pour une wilaya qui accuse encore un énorme retard dans son développement, cet empressement des partis politiques à mobiliser leurs leaders ne peut signifier qu'une volonté d'y remédier. Un chef de parti qui se déplace dans une région, n'a de valeur que d'apporter son soutien aux candidats de son parti, les encourageant par la même occasion à se démêler pour gagner cette élection avec en parallèle des promesses d'un soutien inconditionnel pour assurer leurs missions dans les meilleures conditions.
De tous les messages livrés à l'occasion de ces passages, les chefs de partis n'ont pas manqué d'engagements à soutenir leurs candidats une fois élus. Chacun y est allé de sa manière pour ce faire. La mobilisation des députés, les interventions au niveau du gouvernement, autant d'initiatives motivées par le souci de remédier à la situation qui règne en maître dans la région de basse Kabylie.
Si pour les partis d'opposition, les discours livrés restent un mélange de critiques à l'endroit du gouvernement et son action, avec pour fond la sensibilisation des candidats, quant à la prise en charge des préoccupations des citoyens, pour les partis dits «du pouvoir», les promesses de venir en aide aux communes arrivent comme un leitmotiv, qui renforce la détermination des candidats et leur volonté de se battre pour un résultat positif lors de ce scrutin. Djamel Ould Abbès du FLN, dont le déplacement n'a été programmé qu'à la dernière minute lors de son passage dans la wilaya de Tizi Ouzou, ne dérogera pas à la règle. Les troupes de son parti qui préparent activement une conférence de presse pour demain, seront galvanisées à l'occasion.