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PLUS DE 200 MAROCAINS COMBATTANTS DE DAESH RENTRENT AU BERCAIL

Le Maroc mamelle de l'Etat islamique

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Les chiffres officiels que les autorités marocaines viennent de rendre publics sont à donner des sueurs froidesLes chiffres officiels que les autorités marocaines viennent de rendre publics sont à donner des sueurs froides

Près de 300 Marocaines ont fait le chemin inverse pour rejoindre les rangs de cette organisation terroriste, accompagnées de 391 enfants.

Le Maroc est un réservoir de terroristes. Il est en passe de devenir une véritable poudrière pour la région et une menace avérée pour l'Europe. Retour de bâton. Ses «escadrons de la mort» sont de retour. Partis prendre part aux massacres des populations en Irak et en Syrie, les revoilà qui frappent aux portes du royaume. Les chiffres officiels que les autorités marocaines viennent de rendre publics sont à donner des sueurs froides. Ils livrent une comptabilité de leurs terroristes qui en dit long sur la face obscure d'un pays qui a pendant longtemps nié qu'il a lui aussi enfanté des monstres. Des machines à exécuter froidement des êtres humains. Combien sont-ils? Ils sont «1669 qui ont rejoint les organisations jihadistes au Moyen-Orient» a reconnu le 9 novembre devant les députés de son pays Abdelouafi Laftit, le ministre marocain de l'Intérieur. «929 combattaient sous la bannière de Daesh.» et pas moins de «225 combattants étaient d'anciens détenus condamnés en vertu de la loi antiterroriste (marocaine Ndlr)», a-t-il détaillé. Un nombre certainement en deçà de la réalité. Il n'en demeure pas moins qu'il révèle que le Maroc représente un véritable vivier pour les organisations terroristes. Al Qaïda et Daesh en l'occurrence. Ce n'est apparemment pas la principale préoccupation du premier policier du royaume. Ce qui vraisemblablement l'inquiète le plus ce sont ses 213 compatriotes qui ont combattu dans les rangs de l'Etat islamique et qui rentrent chez eux. Dans le même temps il ajoute d'autres statistiques aussi affolantes que stressantes: près de 300 Marocaines ont fait le chemin inverse pour rejoindre les rangs de cette organisation terroriste, accompagnées de 391 enfants. Si ces candidats au «djihad» se sont aguerris au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak notamment, ils ont fait de l'Europe une de leur cible privilégiée. La nationalité d'origine des assaillants qui ont sauvagement frappé la France, l'Espagne et mis sur les dents les services de sécurité européens, belges en l'occurrence, confirme ce constat. Hasard de l'Histoire les déclarations du ministre marocain de l'Intérieur interviennent quatre jours seulement avant que la France ne commémore les attentats qui l'ont endeuillé le 13 novembre 2015. Le soir de ce jour se jouait du côté du Stade de France la rencontre France-Allemagne depuis moins de vingt minutes lorsqu'une première explosion retentit, deux autres suivront, il était tout juste 21 heures 20...Le début de l'horreur était signé. On relèvera quatre morts. «Sans doute trois terroristes» indiquera plus tard une source proche de l'enquête. «Un homme s'est fait sauter avec une ceinture explosive» rue Jules-Rimet à Saint-Denis, précisera une source policière qui s'est confiée au journal Le Parisien. Puis tout s'enchaîne. Une explosion retentit dans cette même rue. Une autre explosion a eu lieu près du restaurant McDonald's de la Plaine-Saint-Denis. L'ex-président français, François Hollande, qui assistait à la rencontre est exfiltré. Au Bataclan, salle de spectacle mythique, la prise d'otages a commencé. Les assaillants tirent dans le tas et dans le noir. Le bilan officiel des victimes fait état de 130 morts et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d'urgence absolue. Ces attentats sont les plus meurtriers perpétrés sur le territoire français depuis la Seconde Guerre mondiale. La traque conduira à Saint-Denis. Trois terroristes seront tués. Ils sont tous d'origine marocaine dont Abdelmadjid Abaoub considéré comme le cerveau des attentats qui ont meurtri la capitale française. La même filière dont le berceau se situe en Belgique et dont sont originaires ses membres frappera le 22 mars à Bruxelles. Deux attentats à la bombe cibleront l'aéroport et le troisième une rame de métro de la capitale belge. Le bilan est lourd:
32 morts et 340 blessés. Ceux qui ont signé ces actes barbares sont tous Marocains et ont vécu pour la plupart d'entre eux dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean à Bruxelles. Un lieu qui s'est érigé en sanctuaire de la radicalisation de jeunes Marocains. Le 17 août 2017 une camionnette de couleur blanche fonce dans la foule sur La Rambla, avenue emblématique de Barcelone. Bilan: 13 morts et une centaine de blessés. Les assaillants abattus identifiés sont d'origine marocaine. Daesh a revendiqué l'attentat. La même filière frappera le 22 mars à Bruxelles. Deux attentats à la bombe cibleront l'aéroport et le troisième une rame de métro de la capitale belge. Le bilan est lourd: 32 morts et 340 blessés. Des massacres qui portent la griffe des branches marocaines de Daesh ou d'Al Qaïda. Avec le retour d'un millier de leurs membres au bercail, le théâtre des opérations va probablement s'étendre.

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