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50% DES PROJETS NE SONT PAS LANCÉS DANS LE SECTEUR

Ça ne démarre pas au tourisme

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Manque de professionnalisme, rareté du foncier ainsi que le frein de la bureaucratie, sont autant d'entraves qui bloquent le secteur de Mermouri.

Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Hassen Marmouri, a alerté, jeudi à Alger, que plus de la moitié (936) sur les 1800 projets touristiques retenus au niveau national n'avaient pas encore été lancés à ce jour.
Présidant l'ouverture des travaux de la Rencontre nationale d'évaluation des réalisations du secteur avec la participation de l'administration centrale et des directeurs du tourisme de wilayas, le ministre a qualifié ces chiffres «d'énormes». Il a insisté sur la nécessité de «chercher les causes qui entravent l'entame de ces projets». Il a indiqué que son secteur avait instruit les directeurs du tourisme des wilayas du pays d'effectuer un «travail de terrain» en vue de recenser les obstacles qui entravent la relance de cette activité tout en leur signifiant qu'il faille simplifier les procédures d'investissement en vue de faciliter la concrétisation des différents projets», en un mot «débureaucratiser» le secteur. Il a incité les acteurs du secteur à coordonner leurs efforts avec ceux des autres, en vue de «pallier la problématique du foncier, re-dynamiser le tourisme et valoriser et promouvoir l'artisanat». Conscient de l'importance de l'information dans ce secteur délicat à plus d'un titre, Mermouri a recommandé «d'oeuvrer de concert avec les médias, à la vulgarisation des produits du tourisme et de l'artisanat, selon les spécificités et les besoins de chaque région». Il a affirmé l'importance de cette rencontre d'évaluation en vue de connaître l'état des lieux à travers l'analyse de «la situation du secteur du tourisme, cerner l'essentiel des obstacles, particulièrement la promotion de l'investissement, et apporter des recommandations aux directeurs de wilayas du secteur conformément à la politique et à la vision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à travers la consécration de la décentralisation, le développement et la modernisation du secteur».
Le ministre a exprimé son «souhait de voir les travaux aboutir à des recommandations efficaces et déterminées, en vue de les mettre en pratique sur le terrain et relancer le secteur selon les moyens disponibles». Il a ainsi appelé les responsables locaux à livrer leur approche pour la relance espérée, en posant l'essentiel des problèmes auxquels font face les investisseurs, notamment celui du foncier». Il les a aussi appelés à «intensifier le contrôle au niveau des établissements hôteliers et des restaurants en vue d'améliorer la qualité de service», mettant l'accent sur l'impératif de «respecter, promouvoir et mettre en valeur l'habit traditionnel» au sein des structures touristiques, tout en consacrant des espaces et locaux de vente des produits traditionnels et artisanaux. De son côté, le directeur des activités thermales au ministère du Tourisme, Djamel Alili, a fait état de 225 zones d'expansion touristique, d'une superficie de 56,5 hectares qui n'attendent que des investissements à encourager et accélérer la préparation des études relatives à leur classification ainsi que la révision des lois relatives au foncier touristique. Il a également mis l'accent sur l'impératif de réaliser les projets dans ces régions, notamment des espaces de séjours thermaux autour des 282 sources thermales. Il a déclaré qu'à ce jour, 100 sources thermales avaient été attribuées pour y réaliser des projets. A cette occasion, Alili a ajouté qu'un dossier sur l'assainissement du foncier touristique sera soumis au gouvernement en vue de préserver cette valeur foncière et d'éviter son exploitation par d'autres secteurs. S'exprimant en marge de l'installation de la Commission nationale d'évaluation de formation des formateurs dans le domaine du tourisme et de l'hôtellerie, le ministre Mermouri a déclaré que pas moins de 600 touristes étrangers ont visité les régions du Sud depuis le début de la saison touristique saharienne. Une hausse de ce nombre durant les deux derniers mois de l'année en cours est attendue a-t-il affirmé.
Le ministre prévoit une hausse de leur nombre au cours des deux derniers mois de l'année qui verront, en sus des fêtes religieuses et nationales, la célébration des fêtes de fin d'année qui attirent de nombreux touristes, notamment les étrangers en quête de soleil en cette période.
Il a affirmé que l'Algérie attirait 10 000 touristes/an, et a rappelé les tarifs promotionnels pratiqués au profit des touristes, prévus dans le cadre de la convention signée entre les ministères du Tourisme et des Transports. Cette convention prévoit jusqu'à 50% de réduction sur les billets d'avion acquis auprès de la compagnie Air Algérie, lorsque le nombre des touristes enregistrés par les agences touristiques est rentable, soit plus de 60 personnes. Il citera également les réductions pratiquées par les établissements hôteliers publics tout au long de la saison touristique, qui oscillent entre 25 et 30%.
Concernant les projets gelés dans le secteur touristique en raison de la crise financière que connaît le pays, le ministre a affirmé que le coût des projets gelés s'élevait à 10 milliards/DA, soit 50% des opérations et projets enregistrés au profit du secteur. Les directeurs du tourisme des wilayas peuvent, en cas de nécessité, formuler une demande de levée du gel selon l'importance du projet, a-t-il assuré.

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