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IL REPOSITIONNE L'ALGÉRIE SUR L'ÉCHIQUIER AFRICAIN

L'offensive de Messahel à Washington

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Un pays des plus sûrs au monde, ne ménageant aucun effort en faveur de la stabilité de toute la région, l'Algérie, confirme son rôle pivot en Afrique et sa qualité d'allié stratégique, pour laquelle elle est très sollicitée.

L'Algérie est perçue par les grandes puissances, comme étant un pays pivot en Afrique du Nord, un gage pour la stabilité régionale et un rempart contre les menaces en raison notamment de ses capacités de défense et de lutte antiterroriste. Ce rôle géostratégique, l'Algérie tient à le conserver. C'est d'ailleurs pour plaider l'importance de l'Algérie comme allié incontournable dans la région, que Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères, a pris la parole à la réunion ministérielle sur la sécurité, la gouvernance, le commerce et l'investissement en Afrique, qui s'est ouverte vendredi dernier à Washington. L'invité du secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, n'a pas manqué d'affirmer, devant un parterre de participants dont de nombreux ministres des Affaires étrangères africains et des représentants de la société civile et du monde des affaires africaines, que l'Algérie, un pays des plus sûrs au monde, ne ménage aucun effort en faveur de la stabilité de toute la région. «Le classement 2017 de l'institut Gallup basé à Washington place l'Algérie au 7ème rang des pays les plus sûrs au monde, selon l'indice Law and Order. En dépit de ce constat réjouissant à plus d'un titre, mon pays maintient un haut niveau de vigilance à l'intérieur de son territoire et sur ses frontières et ne ménage aucun effort en faveur de la stabilité de son voisinage immédiat», a déclaré le ministre. Une manière de rappeler la force de l'Algérie à préserver sa stabilité et celle de ses voisins. Un rôle pour lequel l'Algérie sera très sollicitée surtout si l'on précise que dès l'ouverture de la réunion ministérielle Afrique-Etats-Unis, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a appelé au renforcement de la coopération sécuritaire entre les Etats-Unis et l'Afrique. A souligner également qu'en marge de cette rencontre, l'ambassadeur d'Algérie à Washington, Madjid Bouguerra, s'est entretenu avec le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient, David Satterfield. La discussion entre les deux hommes a permis de faire le point sur les relations algéro-américaines et d'aborder la coopération bilatérale et les questions régionales et internationales d'intérêt commun. Madjid Bouguerra a précisé que David Satterfield a exprimé, à cette occasion, «la satisfaction des Etats-Unis quant à la qualité des relations bilatérales» ajoutant que «pour la partie américaine, l'Algérie est l'allié le plus fiable dans la région et eu égard à son poids, son rôle et son influence, elle peut aider davantage à la résolution des crises régionales et à un renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent». Ce qui n'est pas faux. Faut-il rappeler que ces deux dernières années, l'Algérie a été en première ligne dans plusieurs crises régionales. Au Mali d'abord, où Alger a mené la médiation entre le pouvoir central de Bamako et les groupes armés du Nord, sanctionné par un accord de paix. En Tunisie où son rôle dans la crise politique a été certes discret, mais réel. Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahda, et son adversaire Béji Caïd Essebsi, alors à la tête de la formation Nidaa Tounès, s'étaient retrouvés dans la capitale algérienne au plus fort des tensions. Le rôle de l'Algérie en Libye n'est pas négligeable. Alger a joué les bons offices, recevant de nombreux protagonistes du conflit pour soutenir le processus de négociation onusien. Pour revenir à l'intervention du ministre des Affaires étrangères devant les participants à la réunion ministérielle, ce dernier n'a pas manqué, bien évidemment, de présenter l'expérience algérienne dans la lutte antiterroriste dans le cadre de la thématique centrale de la réunion, à savoir la problématique de la sécurité régionale en Afrique et la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent. Abdelkader Messahel a expliqué les trois approches complémentaires prônées avec conviction par le président Abdelaziz Bouteflika depuis son élection en 1999 et qui ont permis à l'Algérie de vaincre le terrorisme. Il s'agit de la mise en oeuvre d'une profonde politique de déradicalisation, l'instauration de la démocratie comme véritable antidote à l'extrémisme et la mise en oeuvre graduelle de la politique de Réconciliation nationale.

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