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LES ASSEMBLEES ELUES FACE AU DÉFI DES ALLIANCES

La difficile cohabitation entre le RCD et le FFS

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Finalement, l'élection des présidents d'APC, à l'annonce des résultats du scrutin au soir du 23 novembre n'a pas été un signal pour le début de la gestion des collectivités locales. Les citoyens risquent de patienter encore quelques jours voire quelques semaines, le temps que les alliances se nouent. Et c'est justement à ce stade-là que les choses ne sont pas aussi simples qu'elles en ont l'air.
Jusqu'à hier, beaucoup de communes restaient encore au stade des discussions. Les P/APC étaient encore à la recherche d'élus d'autres partis pour former une majorité à même de pouvoir siéger. Toutefois, des difficultés apparaissent sur plusieurs plans afin d'empêcher ces coalitions de se réaliser dans l'intérêt exclusif des populations locales.
Depuis le début de l'ère démocratique, les coalitions entre le RCD et le FFS ont toujours été difficiles à conclure. Ce refus a souvent été derrière les blocages, souvent dramatiques, pour la collectivité locale. Jusqu'à hier, le même phénomène renaît de ses cendres comme à chaque période postélectorale. A travers plusieurs communes où l'un de ces deux partis a eu la majorité, le maire cherche encore le partenaire qui peut lui permettre les délibérations.
Hier à Tizi Ouzou, l'APW, à majorité FFS, peinait toujours à se réunir. Les téléphones ne sonnaient que rarement et encore plus rares étaient les interlocuteurs qui répondaient aux appels. Les tractations se passaient, généralement, à l'insu de la presse locale, ce qui n'empêche pas certaines indiscrétions sur ce qui se trame dans les coulisses. Si la coalition avec le RCD semble la moins probable, il y a comme une tendance, parmi les militants du FFS, à vouloir composer avec le FLN. Au niveau de la base de ces partis politiques, la traditionnelle difficulté à composer avec les partis est dépassée. Les électeurs en particulier et les populations en général ne semblent plus se soucier de la composante de l'APC.
Au niveau des communes, plusieurs assemblées ont résolu l'équation. D'ailleurs, c'est aujourd'hui dimanche, que plusieurs de celles-ci, situées au sud de la wilaya comme aux Ouadhias, Tizi N'Tleta et Mechtras seront installées. Mais dans d'autres communes, comme à Boudjima, la composition de la majorité remportée par le RCD peine à trouver le seul siège qui lui manque pour tenir ses réunions. En fait, le problème rencontré par les majorités, ce n'est pas l'intronisation du président de l'PAC. Le poste de celui-ci est garanti par la nouvelle loi électorale. Ce qui bloque cependant, ce sont les délibérations après l'installation de l'exécutif. Cette éventualité de ne pas pouvoir délibérer à sa volonté empêche les P/APC d'être pleinement aux commandes.
Enfin, il est à noter que beaucoup de personnes trouvent cette situation bonne. Avec cette loi, les P/APC se retrouveront dans l'obligation de gérer avec un minimum de consensus qui pourrait faire dépasser la mentalité de la dictature de la majorité de la gestion antérieure. Par le passé, beaucoup de sièges d'APC ont été fermés par les populations à cause de la gestion unilatérale d'un seul parti.

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