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BLOCAGES DES APC ET RECHERCHE D'ALLIANCES POLITIQUES

Problème de loi ou de mentalités?

Par
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les assemblées qui ne sont pas encore mises sur pied sont dans une situation qu'elles ne peuvent point justifier par la pratique démocratique.

Le maire a-t-il besoin d'une majorité, celle de son parti, pour décider de la réhabilitation d'une route communale, de la réalisation d'un réseau d'assainissement ou d'une infrastructure de jeunes? De leur côté, est-il permis, moralement, aux élus de l'opposition de voter contre une décision qui va dans l'intérêt des populations locales? A première vue, l'on a l'impression que oui, mais à bien observer, l'on constate que la loi n'est pas si contraignante qu'il n'y paraît. Bien au contraire. Le maire élu directement au nombre de voix obtenues, peut siéger et délibérer sans avoir besoin de sa majorité «partisane». Il suffit juste que les élus adoptent une nouvelle mentalité qui prend en considération les intérêts des populations.
La loi renvoie donc dos à dos les élus afin qu'ils puissent faire l'effort de dépasser les anciens réflexes. Une minorité qui s'oppose, rien que pour s'opposer, aux décisions bien qu'elles soient au profit de la collectivité et une majorité qui ignore royalement les idées, même novatrices, des élus minoritaires. Chercher à tout prix cette majorité, contrairement aux apparences, met en évidence une volonté sournoise de mettre au placard la gestion démocratique des affaires de la cité en la muselant avec la dictature de la majorité. En cherchant cette majorité absolue, les maires veulent, inconsciemment ou consciemment, exclure les élus de la minorité dans la prise de décision au niveau local. Ce mode de gestion sans partage est en fait, la cause principale des actions de colère qui marquent les communes durant les cinq années de mandat.
En effet, les retards accusés ces derniers jours pour l'installation des assemblées ne semblent point justifiés. Pour gérer la collectivité locale, les élus de toutes les tendances ont plutôt à chercher des consensus et des compromis pour le bien de la population. Et, c'est là que réside justement le challenge des nouveaux élus. Un défi à relever dans les prochaines assemblées composées toutes d'élus quels que soient leurs partis. Réunis autour d'une table, ils sont devant le défi d'améliorer le cadre de vie des populations locales.
Mais, pour parvenir à cette fin, il ne sera guère loisible de faire passer les intérêts personnels, partisans et clientélistes avant l'intérêt collectif et commun. Les élus n'ont pas le droit de voter contre un projet d'intérêt public parce que tout simplement ils appartiennent à une tendance et pas à une autre. C'est un mode de gestion archaïque que les nouvelles assemblées doivent dépasser.
Aujourd'hui donc, à plus d'une semaine de l'élection, les assemblées qui ne sont pas encore mises sur pied sont dans une situation qu'elles ne peuvent point justifier par la pratique démocratique. Bien au contraire. Beaucoup de citoyens considèrent qu'il est vain de bloquer l'installation d'une APC à cause de l'absence d'une majorité. Les projets inscrits dans l'intérêt des citoyens devraient faire l'unanimité. Et si des divergences apparaissent dans le mode de réalisation, les élus ne peuvent, moralement, aller jusqu'à s'opposer en bloquant sa réalisation.
Enfin, après plusieurs décennies de l'ouverture du champ politique, il s'avère que les mentalités n'avancent pas au rythme voulu par les populations. Les APC qui ont été fermées presque toutes lors du précédent mandat sont la preuve que les élus, dans leur écrasante majorité, n'ont pas les capacités nécessaires pour répondre aux attentes des populations. La nouvelle loi n'est pas mauvaise. Bien au contraire. Elle incite les élus à chercher le consensus et le compromis au lieu de rester prisonniers des clivages politiques. Le défi aujourd'hui est incontestablement l'émergence d'autres mentalités. Et c'est déjà un défi majeur.

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