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BAISSE DE LA PRODUCTION OPEP-NON-OPEP DE 1,8 M/J JUSQU'À FIN 2018

"Un signal fort" pour l'Algérie

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Une bonne décision qui va permettre aux prix de se maintenir à leur niveau actuel a estimé hier le ministre de l'Energie.

L'économie nationale reste chevillée à son pétrole. Comment dans pareille conjoncture ne pas avoir quotidiennement les yeux rivés sur les cours de l'or noir en attendant tous les bienfaits espérés du nouveau modèle de croissance économique tout en espérant que leur dégringolade relève désormais du passé. C'est le cas en principe après que l'Opep et ses 11 partenaires hors cartel dont la Russie aient décidé de prolonger la réduction de leur offre de 1,8 million de barils par jour de 9 mois à partir de mars prochain. Une décision qui satisfait le successeur de Noureddine Bouterfa. «La décision prise jeudi dernier à Vienne par l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep) et des pays producteurs non membres, dont la Russie, de prolonger jusqu'à la fin 2018 leur plafonnement de production sera un «signal fort» pour le marché pétrolier mondial», a affirmé hier à Alger le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni. «C'est une bonne décision prise par les producteurs membres et non membres de l'Opep, car cela va, au moins, permettre aux prix de se maintenir à leur niveau actuel», a-t-il déclaré à la presse en marge de l'inauguration d'un projet d'équipement pour carburants, tout en émettant l'espoir «que cette décision puisse donner un signal fort au marché pétrolier mondial». C'est vraisemblablement le cas puisque les prix ont clos la semaine, vendredi dernier, en nette hausse. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en janvier, référence américaine du brut, a gagné 96 cents pour clôturer à 58,36 dollars sur le New York Mercantile Exchange. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a terminé à 63,73 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE). Enregistrant une hausse de 1,10 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Les prix sont certes sur une courbe ascendante, mais il aura fallu plus de deux années d'une interminable descente aux enfers pour que cesse le cauchemar.
Après qu'ils eurent entamé leur glissade à la mi-juin 2014 ils n'ont commencé à se redresser que vers la fin de l'année 2016. Il aura fallu passer d'abord dans un premier temps par l'espoir suscité par l'accord de Doha qui devait battre en brèche le statu quo imposé par l'Arabie saoudite, chef de file du cartel qui avait décidé de laisser glisser les prix vaille que vaille. Il fut enterré par Riyadh et Téhéran, par leurs dissensions exacerbées, lors du Sommet des pays producteurs qui s'est tenu le 17 avril 2016 au Qatar. Il aura fallu tout le savoir-faire de la diplomatie algérienne pour qu'ils puissent dépasser leurs différends profonds, ne pas froisser leurs égo et leurs susceptibilités à fleur de peau pour les remettre autour d'une même table. L'Algérie allait donc entrer en scène quelques mois plus tard lors d'un sommet de l'Opep qui s'est tenu le 28 septembre 2016 à Alger en marge du 15ème Forum international de l'énergie. Il débouchera sur un accord qualifié d' «historique» par la presse internationale qui conduira le 10 décembre 2016 l'Opep et ses 11 alliés, dont la Russie, à décider de réduire leur offre de 1,8 million de barils par jour. C'est sur ce socle porté à bout de bras par l'Algérie que repose désormais l'union retrouvée de l'Opep et de ses alliés, dont la Russie, pour éviter au baril un éventuel plongeon.

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