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HAMID GRINE DANS UNE CONFÉRENCE MÉMORABLE DEVANT LES ÉLÈVES DE L'ESAA

"Il faut penser optimiste"

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«Votre univers est l'Algérie, votre avenir est l'Algérie...»«Votre univers est l'Algérie, votre avenir est l'Algérie...»

L'ex-ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa, ne se fait pas prier pour appuyer les dires de son ex-collègue en faisant parler l'économie et les chiffres. «L'Algérie va bien, l'avenir des jeunes c'est ici...»

La scène se déroule, samedi dernier, à la prestigieuse Ecole supérieure algérienne des affaires (Esaa). Plus de 250 jeunes avaient «sacrifié» leur week-end, bravant la pluie et le froid pour assister à une conférence sur «le financement non conventionnel». Le grand auditorium de cette école paraissait trop exigu pour accueillir toute cette foule. Certains ont même dû s'asseoir dans les escaliers, sans que cela n'altère leur détermination à être présents à ce qu'ils qualifiaient comme événement de la semaine. Le sujet d'actualité a certes, attiré ces futurs managers, mais pas seulement! «C'est un panel exceptionnel qui est au programme. Ce n'est pas tous les jours qu'on a cette chance...», affirmaient les étudiants de l'Esaa qui attendaient impatiemment l'arrivée de ces invités de marque.
Après Hamid Grine et Abderrahmane Benkhalfa, ancien ministre des Finances, l'Esaa accueillera l'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin.
Mais pour l'heure les «guest -stars» sont algériennes. Il est 13h, quand ils pointent le bout du nez sous une ovation générale. On les reconnaît très vite, ce sont deux anciens ministres de la République qui ont révolutionné les moeurs politiques à l'époque où ils étaient au gouvernement, à savoir Hamid Grine, ex-ministre de la Communication et Abderrahmane Benkhalfa, ancien ministre des Finances. Les deux hommes étaient accompagnés d'un conseiller actuel au ministère des Finances du nom de Mazari Sofiane, qui était là à titre personnel.
Cet accueil de stars a mis l'ambiance d'un après-midi qui s'annonçait pas comme les autres! Hamid Grine, dont le péché mignon est le contact et le débat avec les jeunes, a ajouté une couche en prônant le micro pour mettre tout le monde à l'aise. «Vous êtes libres de poser toutes les questions que vous voulez.
On est là pour vous faire partager nos expériences, alors profitez-en!», a-t-il lancé sous un tonnerre d'applaudissements! Un jeune à la casquette saisit de suite l'occasion en posant à ces deux ministres la question «existentielle» qui trotte dans l'esprit de tous les jeunes du pays, quel que soit leur niveau intellectuel: «Ont-ils un avenir en Algérie?». Une «colle» qui ne fait pas frémir les deux ex-commis de l'Etat! Bien au contraire!

L'optimisme et l' «intoxication» des réseaux sociaux
Tout sourire, Hamid Grine est le premier à prendre la parole. Il souligne d'emblée qu'il allait répondre en tant que citoyen algérien, père de famille soucieux de l'avenir de ses enfants. «Contrairement à ce qui se dit, j'ai deux enfants qui ont fait l'école algérienne et qui travaillent en Algérie. Pourtant, avec le très bon salaire que j'avais en étant porte-parole du leader national de la téléphonie mobile (Djezzy, ndlr) je pouvais les envoyer faire leurs études dans n'importe quel pays du monde», rapporte l'ex-ministre de la Communication. «Mais j'ai foi en mon pays, j'ai foi en l'école algérienne qui est en train de former des élites comme vous, avec qui je suis en train d'avoir un riche débat. Donc oui, je suis optimiste pour l'avenir du pays en général et des jeunes en particulier», soutient-il. «Il faut penser optimiste. Si vous voulez avancer et faire avancer les choses voyez toujours le verre à moitié plein. Vivez le moment présent», ajoute-t-il en se levant de sa chaise, ce qui montre la passion des propos de cet écrivain. D'ailleurs, en véritable homme de lettres, il profite pour glisser une anecdote, lourde de sens, de Jean-Paul Sartre. «Il était à la campagne parisienne avec l'un de ses disciples qui déprimait gravement. Il lui dira alors de prendre une hache et d'aller casser du bois pendant trois heures et sa tristesse disparaîtra. Ce que Sartre voulait dire par là, c'est qu'il faut donner un sens à tout ce que vous faites dans la vie», souligne-t-il, avant de s'attaquer à «l'Algeria bashing» véhiculé par les réseaux sociaux. «Ils amplifient les rumeurs, charrient toutes sortes de fausses informations qui sont très loin de la réalité», assure-t-il en argumentant ses dires par des études sérieuses faites sur le sujet, du temps où il s'occupait de la communication de l'opérateur de téléphonie mobile. «Ne vous laissez pas intoxiquer par ces réseaux sociaux», recommande-t-il avec ferveur. «Quand on voit la Toile rien ne va plus, alors que j'ai parcouru deux fois l'Algérie profonde, ils ne sont pas plus malheureux que vous ou moi», poursuit-il devant une jeune assistance ébahie par les vérités que venait de leur lancer, d'un air paternel, cet homme d'Etat qui est avant tout algérien comme eux.

«On n'a pas de pays de rechange»
Maintenant en ce qui concerne la question fondamentale qui est: faut-il rester ou partir? Grine répond clairement que nous n'avons pas un pays de rechange. «Moi-même j'ai vécu 11 ans à l'étranger (7 ans au Maroc, 4 ans en France, ndlr). J'ai toujours senti dans l'un ou l'autre des pays que je n'étais pas chez moi. La logique du monde est que notre univers n'existe pas. Votre univers est l'Algérie, votre avenir est l'Algérie...», estime-t-il avant que la salle ne se lève comme un seul homme pour lui réserver une «standing ovation».
Abderrahmane Benkhelfa ne se fait pas prier pour prendre le relais afin d'appuyer les dires de son ex-collègue en faisant parler l'économie et les chiffres...Ainsi, d'emblée, l'ex-grand argentier du pays, atteste que «selon les études mondiales nous avons un train de vie plus élevé que la plupart des pays du continent, du Mena et même de certains pays européens, tels que l'Espagne et le Portugal». «Le gouvernement a pris une série de mesures qui nous permettent d'être à l'aise, il faut ajouter à cela que nous n'avons que 12% de dettes publiques», rappelle-t-il. «On est plus à l'abri que beaucoup de pays, même certains considérés comme développés. Il y a plus de risques que le Portugal coule que l'Algérie», donne-t-il comme exemple. «Certes, on souffre d'une crise, que je précise est mondiale mais les indicateurs macroéconomiques ne sont pas dans le rouge. On a de grandes marges de manoeuvres à l'exemple de nos réserves de changes qui nous permettent de couvrir, de fonctionner au rythme actuel pendant deux ans et ce, même s'il n'y a aucune entrée d'argent», précise-t-il. «On est le plus grand pays africain en superficie, mais aussi en potentiel économique avec une force indéniable qu'est notre jeunesse. Mais on a une image erronée de notre pays. Je vous raconte cette anecdote d'un ami marocain visitant cet été pour la 1ère fois l'Algérie. Il m'a fait part de son étonnement par rapport au niveau de vie des Algériens, mais aussi en voyant le nombre de véhicules neufs en circulation...», achève-t-il son plaidoyer avant de redonner la parole à un Hamid Grine qui en plus d'inculquer l'espoir «made in bladi» à ces jeunes, leur a donné quelques conseils pour devenir les leaders de demain d'une Algérie forte et prospère. «Ne désespérez pas, croyez en l'avenir de l'Algérie...», a-t-il conclu, sous une autre série d'applaudissements, ses trois heures et demie de riche et intense débat. Il était 17h30, les invités quittaient un à un la salle, sauf Grine qui était attendu par un groupe de jeunes qui souhaitait le remercier de vive voix d'avoir rallumé en eux la flamme de l'espoir algérien...

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