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L'ADMINISTRATION FREINE LES EXPORTATIONS HORS HYDROCARBURES

Laxisme ravageur des bureaucrates

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Le pays reste, malgré un discours franchement acquis à la diversification économique, toujours mono-exportateurLe pays reste, malgré un discours franchement acquis à la diversification économique, toujours mono-exportateur

Le fonds public destiné à accompagner les exportateurs en assurant le financement de 80% du transport des marchandises n'a pas été mouvementé depuis 2 ans!

Une entreprise mixte algéro-espagnole, créée en 2005 et activant dans les produits sanitaires et hospitaliers exporte sa production vers l'Espagne depuis 2009.
Les dirigeants de cette entreprise ne veulent naturellement pas s'arrêter en si bon chemin et ambitionnent d'élargir leur présence en Europe, notamment. Sauf qu'en 8 années, il semble que le rythme de progression n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de rapide. Mais, promettent les managers de Palc Algérie, la dynamique va s'intensifier après la certification Ido 9001, obtenue, hier. Ce fut d'ailleurs l'occasion, pour l'ambassadeur d'Espagne en Algérie, de louer le bel exemple de partenariat qu'est cette entreprise.
Il faut dire que cette Success Story n'est pas unique en son genre en Algérie. Beaucoup de sociétés mixtes réussissent à faire du chiffre d'affaires, cumuler des bénéfices et même exporter une partie de la production. Il reste que cette dynamique est très peu visible dans les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des douanes qui régulièrement, annonce des montants marginaux en ce qui concerne les exportations hors hydrocarbures. Depuis 2014 et même bien avant que les gouvernements successifs parlent de booster ce secteur stratégique, il n'y eut, pour ainsi dire, aucun «acte spectaculaire» susceptible de marquer les esprits.
Le ministère de l'Agriculture a certes hypermédiatisé une opération d'exportation d'orge et quelques tonnes de pommes de terres. Mais ces «prouesses» n'ont pas eu de lendemain.
Le pays reste, malgré un discours franchement acquis à la diversification économique, toujours mono-exportateur.
Le gouvernement a multiplié les instances de soutien aux acteurs économiques pour les amener à placer leurs produits à l'étranger. Mais cela n'empêche pas que le pays, sur beaucoup de produits, est présent sur les marchés internationaux à des niveaux ridiculement insignifiants.
L'huile, où le contingent réservé par l'Union européenne à la production nationale dans le cadre des accords d'association est de 100 tonnes par an, l'Algérie n'en use qu'à hauteur de 10%, et cela, les meilleures années. C'est dire que les plaintes formulées par le gouvernement à l'endroit du partenaire européen ne sont pas toujours justifiées. L'économie nationale a beaucoup perdu en démantèlement tarifaire, mais a aussi laissé passer des opportunités de placer des produits agricoles et engranger des devises.
On pourrait se demander ce qui arrive dans beaucoup de filières où le potentiel existe, mais les exportations ne suivent pas. La datte, produit algérien phare où aucun pays ne saurait tenir la concurrence en matière de qualité, pèche par un niveau d'exportation qui relève de l'échantillonnage. A peine 37 millions de dollars en 2016 et 40 millions de dollars en 2017, alors que le potentiel de la filière est de l'ordre de plus de 600 millions de dollars à l'exportation.
Ce qui est valable pour les dattes, l'est également pour d'autres produits agricoles ou manufacturiers. Et le mal dont souffrent les exportateurs de dattes est tragiquement vécu par leurs collègues d'autres filières. Il a un nom: c'est une bureaucratie stupide et entêtée. Et pour cause, le fonds public destiné à accompagner les exportateurs en assurant le financement de 80% du transport des marchandises n'a pas été mouvementé depuis 2 ans! C'est-à-dire que durant toute cette période, aucune opération de financement n'a bénéficié de cette aide publique.
La raison de cet état de fait, tient à l'absence de délégation de signature dudit fonds. Les décideurs ont «oublié» de doter le directeur général du fonds de pouvoir de signature.
C'est là un cas flagrant de déficit de cohésion ou, disons-le franchement, de laxisme bureaucratique qui empêche le développement des exportations algériennes.

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