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NAGY HADJADJ, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DE LA PHARMACO-ÉCONOMIE, À L'EXPRESSION

"Le partenariat public-privé améliorera le système de santé"

Par
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L'Expression: Notre système de santé va de plus en plus mal. Selon-vous quelle en est la ou les cause(s)?
Nagy Hadjadj: Pour ne pas trop m'étaler, je dirai que ce que nous constatons actuellement dans nos hôpitaux comme point noir, résulte bel et bien d'un mauvais management, car la question du financement de nos structures hospitalières n'a jamais été réellement posée. Créant ainsi une démobilisation. En résumé: la faille de notre système de santé réside, bel et bien, dans le manque de management c'est-à-dire que la gestion financière est quasi absente. Et ce qui est tout à fait regrettable c'est que tous nos hôpitaux dépensent de l'argent pour un produit qui n'est jamais évalué! Ce qui me fait rappeler ce que m'a dit un jour un ami et docteur dans le secteur public pendant plus de 40ans «Il y a dysfonctionnement congénital dans nos hôpitaux.»

Pour changer cet état des lieux quelles seraient les solutions que vous envisageriez?
Avant de répondre à votre question je crois utile de vous faire savoir que les dépenses globales consenties par les pouvoirs publics au secteur de la santé pour l'année 2017 se sont élevées à plus de 11 milliards de dollars soit 5,3% du PIB ce qui est très en deçà de la norme admise c'est-à-dire au moins 9% du PIB. C'est presque le même cas de figure pour les dépenses pharmaceutiques, dont le montant est de 3 milliards de dollars (Exwork et Fob): correspond à environ 4,5 milliards de dollars.
A partir de ces chiffres, on comprend vite que notre système de santé n'est pas suffisamment financé.Pour le détail, le financement de la santé en Algérie en 2017 s'établit comme suit: dotation de l'Etat Msprh 400 milliards de DA; sécurité sociale (environ 300 milliards DA, ministère de la Défense et autres près de 100 milliards DA et pour le Out of Pocket entre 250 et 350 milliards de DA. Soit donc un total de dépenses qui se situe entre 1050 et 1150 milliards de DA.
Autre donne: sur les trois dernières années, la perte de change de plus de 25% face à l'euro et celle de plus de 35% face au dollar US ont à elles deux un impact très négatif à terme sur le secteur de la santé (Pharma-Equipements). Pour revenir à votre question, je dirai qu'une révision stratégique de notre politique sanitaire et pharmaceutique s'impose.
Nous devons commencer par évaluer ce qui a été fait.
Ensuite, il faudra se pencher sérieusement sur le concept du système de santé par excellence. C'est d'ailleurs ce qu'on fait nos voisins tunisiens avec tout le satisfecit qu'ils en ont tiré. C'est pour dire aussi qu'il va falloir réactualiser le fameux projet de réalisation des cinq grand pôles hospitalo-universitaires, mais avec cette différence de s'accompagner de l'expertise étrangère. Il n'y a rien de mal à cela, du moment que nous manquons d'expérience dans ce domaine.

Mais pour l'heure et devant l'urgence de remettre sur les rails notre secteur de la santé que préconisez- vous?
Le partenariat public privé dans le secteur me semble le plus approprié pour que les choses changent.
Car je suis convaincu que cette approche va sans aucun doute rendre notre système de santé performant et par laquelle nous serons capables de répondre aux défis sanitaires de la prochaine décennie.
Autrement dit, par cette formule, nous pourrons savoir comment bien dépenser dans le secteur de la santé. En somme, le partenariat est un levier très intéressant à exploiter.

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