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SPÉCIAL ALGÉRIE - FRANCE

Le poids du passé et les impératifs de l'avenir

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Les relations entre la France et l'Algérie restent l'un des sujets les plus en vue chez les analystes et les observateurs. Elles se réchauffent! Elles stagnent! C'est le froid entre Alger et Paris! Les rencontres entre les responsables français et algériens sont souvent l'occasion d'évaluer le niveau des rapports entre les deux pays, avec toujours en arrière-plan la question de la mémoire ou plus précisément des mémoires. Et chacune de ces rencontres relance le débat sur ce que devraient être raisonnablement les relations franco-algériennes.
Rien n'est jamais totalement innocent dans le moindre acte entre les deux pays et même les poignées de main les plus chaudes peuvent précéder les silences les plus froids. Des relations en dents de scie qui laissent perplexe d'un côté comme de l'autre de la Méditerranée. Pourtant, les deux pays sont condamnés à aller de l'avant et à se tourner vers l'avenir. Emmanuel Macron l'exprime à sa manière par une formule cursive en lançant son fameux: «Il (son pays, ndlr) n'est plus la France colonisatrice!». Ce qui n'empêche pas le passé de peser sur le sens des mots encore chargés d'une symbolique forte. Mêmes évocations au Burkina Faso une autre ex-colonie africaine, sur un ton de plaisanterie qui, bien entendu, ouvre la voie à toutes sortes de polémiques. Son homologue burkinabé quitte l'amphithéâtre. Était-ce une manière de répondre au président français dans une posture aussi badine?
Bien que la colonisation soit bien loin derrière nous, elle continue d'alimenter les polémiques et de peser sur les relations. N'est-il pas temps de laisser la mémoire aux peuples et l'histoire aux historiens pour décharger les politiques d'une tâche qui n'est pas la leur? Et retirer aux politiciens les alibis de la polémique et de la diversion? Car une chose est sûre: les tensions entre les deux pays ne servent pas les intérêts des deux peuples. A chaque peuple son travail de mémoire et l'histoire aux historiens. C'est la condition sine qua non pour une réconciliation apaisée. Et plus particulièrement les générations qui n'ont pas connu la guerre. Ces dernières ont de fait oeuvré pour l'apaisement de la mémoire commune, loin des enjeux politiciens. Le débat sur la mémoire, les recherches sur l'histoire, la mise à nu du fonctionnement du système colonial, l'accès aux archives des deux côtés de la Méditerranée permettront à coup sûr de mieux avancer dans le sens de l'apaisement, pour peu que les politiques s'adaptent et ne remettent pas de l'huile sur le feu. Il faut rappeler que 10 millions de personnes ayant une relation directe ou indirecte avec l'Algérie vivent actuellement en France. Autant dire un quart de la population algérienne. Elles sont présentes dans tous les rouages des institutions françaises et de la vie publique. C'est dire que l'intérêt de la France et de l'Algérie est de discuter, de débattre sans tabou de leur histoire commune et d'aller de l'avant loin des tensions! Cela est d'un intérêt vital pour l'avenir des deux pays.

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