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Oran

145 nouveaux cas de sida recensés en 2017

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Ces victimes d'une situation qu'elles n'ont pas provoquée, ont été le «fruit» des rapports sexuels très souvent non protégés.

Le sida, cette bête noire des spécialistes et des chercheurs, continue à sévir de plus fort malgré tous les moyens mis en place dans le cadre de la lutte contre sa montée qui connaît des courbes fulgurantes ces dernières années. A l'instar du reste du pays, la wilaya d'Oran n'est pas du tout épargnée par cette pathologie prenant des courbes phénoménales. Au moins 145 cas, dont 10 nourrissons, font le bilan d'un nouveau lot de porteurs de ce virus, qui viennent s'ajouter à la liste, déjà très longue.
La lutte, étant acharnée, les porteurs du VIH font l'objet de suivi rigoureux au niveau des structures sanitaires spécialisées de la wilaya d'Oran, tout comme l'on a ouvert un deuxième front se résumant essentiellement en la sensibilisation contre la propagation de la maladie. C'est ainsi que la Journée mondiale de lutte contre le sida sera célébrée, cette année, demain, dans un contexte particulier.
Les spécialistes s'ouvrent davantage à la société en vue de porter à témoin les risques ravageurs d'une telle maladie qui continue à faire suer les chercheurs et les spécialistes en immunologie. Ainsi, des rencontres scientifiques, ponctuées par des débats à bâtons rompus, sont prévues un peu partout dans plusieurs coins de la ville d'Oran. Ce virus, provoquant le déficit immunitaire chez le patient malade, ne lui laisse aucun répit après avoir contracté le virus, d'une manière ou d'une autre. D'où, d'ailleurs, la nécessité d'associer la société en la chargeant de la mission axée essentiellement sur la sensibilisation. Malgré toutes les mesures prises pour le juguler, le sida est devenu un phénomène social qui n'est pas encore prêt à prendre du recul de sitôt. Les instances en relation directe avec une telle problématique relèvent avec stupéfaction la montée en flèche du nombre de porteurs de virus. En 2016, 120 nouveaux cas de VIH se sont ajoutés à la longue liste des sidéens. Durant la même année, cinq enfants âgés entre 2 et 9 ans y figuraient. Ils ont été contaminés alors qu'ils étaient encore à l'état d'embryons. Ces victimes d'une situation qu'elles n'ont pas provoquée, ont été le «fruit» des rapports sexuels non protégés. Le sida est cette maladie qui continue à constituer le sujet dominant des débats de tous les acteurs intervenant dans le secteur de la santé.
Les spécialistes, soutenus par toutes les instances officielles, se sont lancés dans des études dans le but ne serait-ce que de ralentir un tant soit peu ce nouveau mode de «terrorisme» rampant. D'autant que ses suites sont souvent inévitables. En effet, le porteur de sida finit par perdre la vie. Il n'est un secret pour personne, du moins pas chez les praticiens et spécialistes exerçant dans les structures sanitaires dont le Centre des maladies infectieuses relevant du CHU d'Oran. Cette structure prodigue des soins à pas moins de 1 200 sidéens venant de toutes les parties du pays, en majorité des wilayas des Hauts-Plateaux comme Tiaret ou d'autres wilayas de l'Ouest et du Sud-Ouest. Plusieurs dizaines de ces malades sont au plus bas niveau psychologique vu qu'ils ont été abandonnés par leurs familles. Outre la prise en charge psychique assumée par des psychologues cliniciens, le ton est donné par la lutte contre la propagation d'un tel phénomène expansionniste. Toute une stratégie est adoptée et mise en oeuvre par le département de la santé en étroite collaboration avec l'instance onusienne, ONU-Sida. Celle-ci repose essentiellement sur la prévention contre la prolifération du phénomène de dépistage précoce de la maladie et son suivi par la prise en charge des porteurs du VIH. Le but recherché est de stopper l'avancée du sida d'ici l'horizon 2030. Pour ce faire, l'utilisation des moyens technologiques est la mieux indiquée dans la prise en charge de cette pathologie avant même que celle-ci ne prenne une envolée. Fini donc les examens classiques. Le Centre hospitalo-universitaire Benzerjeb d'Oran ainsi que l'Etablissement hospitalier spécialisé sont dotés des équipements contribuant considérablement aux explorations mises en place dans le cadre de la lutte effrénée contre le virus du siècle, le VIH. De telles machines, aisément ductiles, sont déjà opérationnelles. Elles ont été mises en place, l'année passée, à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre le sida coïncidant annuellement avec le 1er décembre.

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