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«EXPERTS» ET AUTRES «THINK TANKS» LA PRÉDISAIENT COMME L'ANNÉE DE LA FIN DE L'ALGÉRIE

Où est l'enfer promis pour 2017?

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Il fait bon vivre en AlgérieIl fait bon vivre en Algérie

On est à vingt jours de la fin de cette «fatidique» année 2017 et force est de constater que l'enfer promis n'est pas là!

On est en 2015, les prix du baril du pétrole chutent brusquement. Une crise financière s'abat alors sur l'Algérie, dont l'économie est fortement dépendante de la rente des hydrocarbures. La balance des paiements atteint le niveau record de - 10,72 milliards de dollars au premier trimestre de l'année. Les «experts» et autres «thinks tanks» prédisent la fin de l'Algérie d'ici 2017. Ils parlent d'un scénario à la vénézuélienne, au moment où certains parlent même d'une guerre civile résultant de caisses, vides...2015 et 2016, sont certes très difficiles, mais les autorités arrivent tant bien que mal à limiter les dégâts. Arrive alors 2017, l'année annoncée comme celle de «l'apocalypse algérien». Ces spécialistes du désespoir annoncent alors aux Algériens une année infernale, où ils se retrouveront tous au chômage et auront à peine de quoi manger. Ils y ajoutent une couche en affirmant que même leurs économies seront «siphonnées» par la fameuse loi de finances qui prévoit une hausse de certains impôts et taxes pour contrebalancer la baisse des recettes pétrolières. On parle alors de graves pénuries alimentaires qui devraient s'enchaîner tout au long de l'année suivies de l'épuisement des produits de base, le manque de médicaments et même d'eau et d'électricité...On est à vingt jours de la fin de cette «fatidique» année 2017 et force est de constater que l'enfer promis n'est pas là!

Un niveau de vie appréciable
Le niveau de vie des Algériens est encore appréciable. Aucun produit de base n'a manqué durant toute l'année. Les seuls produits qui ont connu des perturbations et non des pénuries sont des produits de luxe, tels que la banane et certains produits cosmétiques. Et encore, ils ont été conjoncturels sans doute dus aux surprenantes décisions prises par l'éphémère ex-chef de l'Exécutif Abdelmadjid Tebboune. Sinon, malgré une forte réduction des importations, les étals des magasins continuent d'être achalandés par toutes sortes de produits locaux, mais aussi d'importations, dont certains sont des plus superflus. Les prix de certains produits ont certes augmenté, mais pas tous! En plus, on est loin des inflations à deux chiffres, voire trois chiffres que l'on nous annonçait en début d'année. Même le mois sacré de Ramadhan qui était décrit comme celui de la saignée des Algériens a été l'un des plus cléments des 10 dernières années. Les fruits et légumes étaient disponibles en quantité, en qualité et surtout à des prix des plus abordables. Par exemple, le prix du kilo de tomate était descendu jusqu'à 20 dinars, tout comme celui de la pastèque ou la pomme de terre. Les Algériens qui, selon les prévisions, ne devaient même pas trouver de quoi manger, ont ensuite pu profiter de belles vacances au pays pour certains, alors que d'autres ont choisi de s'évader sous d'autres cieux, principalement en Tunisie qui a accueilli plus de 1,45 million d'Algériens. On a eu au moins 3 millions d'Algériens qui ont pu partir en vacances. Si c'est cela la crise, il y a beaucoup de gens, même de pays très développés, qui aimeraient goûter à ce «takachouf». Le renvoi massif d'employés et la grosse crise de l'emploi qui devaient en découler n'ont également pas eu lieu. Le taux de chômage en Algérie a certes atteint 12,3% en avril 2017, contre 10,5% en septembre 2016, selon l'Office national des statistiques (ONS), mais il reste néanmoins moins flagrant que les prévisions annoncées et surtout maîtrisable. Car, cette année «infernale» a surtout été infernale en dynamisme économique et industriel. Des mastodontes dans divers domaines se sont mis au «made in bladi» en 2017. On cite entre autres les usines de montage automobiles Volkswagen, Hyundai, Suzuki, KIA, Iveco et bientôt Peugeot. Il y a aussi les deux géants de l'électronique Samsung et LG qui viennent d'ouvrir des usines d'assemblage de téléphones portables, après avoir déjà fait de même avec l'électroménager. Huawei et d'autres concurrents devraient faire de même. Des cimenteries, des briqueteries, des usines de transformation de produits agroalimentaires...ont aussi ouvert leurs portes en cette année d' «apocalypse». Il y a également eu le lancement de grands projets dans le domaine agricole tel que le mégaprojet algéro-américain d'élevage de vaches laitières et de production céréalière et fourragère. Des fermes d'aquaculture ont aussi vu le jour à travers les quatre coins du pays. Des investissements touristiques ont été réceptionnés, d'autres lancés...De gros financements ont en parallèle été faits en matière d'équipements, des infrastructures diverses, telles que des projets routiers ou de transports qui ont été livrés ou sont sur le point de l'être. Tous ces projets et bien d'autres permettent ainsi de créer de l'emploi, réduire les importations et penser même à l'exportation. De bonne augure, vu que les indicateurs macroéconomiques de cette Algérie qui était censée être à genoux en cette fin d'année, ne sont pas dans le rouge.

Un dynamisme économique sans précédent
Les réserves de changes de l'Algérie qui devaient être «épuisées» à la fin de l'année se sont établies à 100 milliards de dollars en novembre 2017, a indiqué, hier, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouïa, ce qui permet de couvrir presque 2 ans d'importations. De belles marges de manoeuvres donc pour le gouvernement dans le pays qui ne dispose d'aucune dette extérieure, vu qu'il n'a pas recouru au FMI comme l'affirmaient (ou le souhaitaient, c'est selon) ces professionnels du pessimisme. Condamnant l'avenir de l'Algérie à la faillite, 2017 devait être l'année qui leur donnerait raison. Finalement, elle a été celle qui les a fait démentir, confortant ainsi les autorités dans leurs choix économiques. Peut-on imaginer un seul instant que tout un Etat avec ce que cela suppose comme hauts fonctionnaires, experts, universitaires et spécialistes, puisse agir avec une grande légèreté au point d'improviser des décisions sans queue ni tête, sur des sujets aussi sérieux que ceux ayant trait à l'économie du pays et plus encore, à la souveraineté de la nation? En cette fin d'année, où la pluie est de retour, le pétrole se stabilise à des niveaux appréciables et de beaux projets en 2018 qui viendront renforcer ceux de 2017, on ne peut donc être que confiants en cette Algérie. Celle que Jean-Louis Guigou, un professeur d'université, haut fonctionnaire français, spécialiste de l'aménagement du territoire et président d'ipemed, Institut de prospective économique du monde méditerranéen, avait qualifiée en février dernier à contrechamp de toutes les perspectives, de «très très grand pays à l'avenir radieux».
Il avait expliqué dans une vidéo les quatre atouts majeurs qui feront de l'Algérie un pays structurellement très puissant dans les années à venir. Cet expert reconnu internationalement pour ses analyses perspicaces citait le retour de l'Algérie sur la scène africaine, ses investissements avec les Chinois dans les infrastructures logistiques pour la relier aux marchés de l'Afrique subsaharienne ainsi que la qualité et force de sa diaspora qui a fait fortune à l'étranger. Alors espérons juste que 2018 sera encore plus «infernale» que l'année qui vient de s'écouler...

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