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LA E-ÉCONOMIE BIENTÔT OFFICIELLEMENT RECONNUE

L'Algérie prépare sa petite révolution

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Le numérique a déjà très largement fait ses preuves dans de nombreux pays de même niveau de développement que l'AlgérieLe numérique a déjà très largement fait ses preuves dans de nombreux pays de même niveau de développement que l'Algérie

Si les pouvoirs publics passent pour de mauvais «vendeurs», les privés, dont le gain est la raison d'être, trouveront le moyen de convaincre les Algériens.

Les deux projets de loi sur le e-commerce et celui sur la poste et les télécommunications électroniques constituent les deux instruments qui ouvrent véritablement à l'Algérie et aux opérateurs économiques l'ère de l'économie numérique. Le travail législatif abattu présentement par les élus de la nation passe presque inaperçu aux yeux de l'opinion, mais il est suivi avec une attention particulière, avec même un brin d'empressement, de la part de milliers de petites entreprises versées dans le numérique. Il faut dire que tout ce qui a été pris, à ce jour, comme initiatives par nombre de professionnels butaient immanquablement sur l'absence de texte censé encadrer une activité génératrice de richesse et susceptible de transformer à terme, des pans entiers de la société. Le numérique, qui a déjà très largement fait ses preuves dans de nombreux pays de même niveau de développement que l'Algérie, n'a pas encore droit de cité dans l'économie du pays. Les quelques petites «ouvertures» pratiquées par des départements ministériels, à l'image de la justice, l'intérieur ou encore les finances sont en réalité des «mises en bouche», toutes justes bonnes à tester la réactivité de la société. Il faut dire que le règlement des factures d'électricité et de gaz n'est pas ce qu'on pourrait qualifier d'activité essentielle. La jeunesse, principal acteur et aussi cible de l'économie numérique, n'est pas directement concernée par la chose. Que l'on fasse un constat mi-figue mi-raisin des premières opérations de paiement par carte bancaire ne peut représenter un aperçu objectif de ce que sera une véritable généralisation de l'acte d'achat par l'Internet. En l'absence de règles législatives dédiées, les e-commerçants étaient dans l'obligation de faire avec le «système D» pour vendre leurs produits. De même pour les consommateurs qui faisaient «comme-ci», puisque les opérations commerciales en elles-mêmes sont amputées d'un élément majeur pouvant garantir les droits des uns et des autres. Les deux lois qui donneront le cadre réglementaire pour l'exercice de nouveaux métiers en Algérie, susciteront, à n'en pas douter un grand engouement, au niveau des opérateurs prioritairement. Ces derniers, sachant le fort potentiel de progression de la e-économie en Algérie, n'hésiteront pas à se lancer de tout leur poids financier et technologique pour se placer dans ce qui pourrait devenir le nouvel eldorado commercial du pays. Il faut dire que les quelques exemples d'entreprises du créneau qui ont réussi à «séduire» d'innombrables clients dans les conditions d'une semi-clandestinité, ont ouvert l'appétit à beaucoup d'autres opérateurs. Une fois le cadre réglementaire fixé, les nouveaux intervenants dans le e-commerce et les télécommunications électroniques s'appliqueront à convaincre les consommateurs algériens. Sur ce chapitre, il n'y a pas de crainte à avoir. Si les pouvoirs publics passent pour de mauvais «vendeurs», les privés, dont le gain est la raison d'être, trouveront, à n'en pas douter, le moyen d'arriver jusqu'à la carte magnétique des Algériens. C'est dire que les nouveaux textes, soumis aux deux chambres du Parlement, apportent leur lot de croissance de l'économie nationale. De par la nature même de l'activité où la traçabilité des transactions est de rigueur, l'engouement attendu absorbera une partie de l'économie informelle. L'Algérie qui accuse un retard considérable en la matière peut donc le combler assez vite, estiment les spécialistes du domaine, au vu des success story de nombreuses start-up. La raison de la réussite est intimement liée à l'association du privé. Il faut dire qu'en matière de télécommunications, l'Algérie était leader africain avant de perdre du terrain, justement parce que la démarche était trop étatisée.

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