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COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ALGÉRO-FRANÇAISE

"Le dynamisme industriel en Algérie est incontestable"

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Jean-Louis LevetJean-Louis Levet

Selon le haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne pour le gouvernement français, ceci est un fait avéré.

Le regain du dynamisme industriel en Algérie s'est affermi avec le temps. Son «essor» se traduit aujourd'hui par le développement de nombreuses régions du pays. Selon le haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne pour le gouvernement français, ceci est un fait avéré et incontestable. «Il est clair qu'en Algérie, les territoires sont en plein développement», a affirmé Jean-Louis Levet dans un entretien accordé au magazine Paris-Alger, un trimestriel consacré aux relations économiques, politiques et culturelles entre la France et l'Algérie. Pour étayer son constat, il citera comme exemple les régions de Sétif et Bordj Bou Arréridj. «En considérant les espaces économiques et sociaux, et non les divisions administratives, j'estime que c'est d'un incontestable dynamisme industriel». Tout en mettant en avant les atouts de cette zone qui connaît un développement notable dans l'électroménager, la mécanique, l'électronique et le bâtiment, il indique en plus qu'«elle est dotée d'universités en mutation». «Celles-ci cherchent à développer leurs liens avec les entreprises locales, créant ainsi des écosystèmes nouveaux», a-t-il ajouté. Autre région évoquée par Jean-Louis Levet, il s'agit de la ville de Ouargla. Le responsable a fait part de son étonnement quant à la contribution du nouveau tramway construit par Alstom et bientôt terminé pour «redynamiser l'agglomération, en reliant la vieille ville aux nouveaux quartiers industriels et universitaires». Toujours dans ce cadre d'idées, il continue d'expliquer qu' «on voit bien que Ouargla est en train de rayonner vers Biskra, Ghardaïa ou Touggourt».
«On voit comment Blida se tourne vers Médéa et comment des réseaux de dizaines de PME se forment de Boumerdès à Tipasa, couvrant ainsi toute la Mitidja». Il a établi de ce fait, que le développement d'une ville est lié à celle qui lui est plus ou moins proche. «Cette réalité territoriale est de plus en plus présente et doit se développer, en particulier dans tout l'arrière-pays où la question du foncier est moins prégnante», a-t-il avancé. Dans le cadre de la coopération franco-algérienne, Levet propose une grille de lecture sous l'angle des «partenariats productifs structurants», prenant l'exemple de la région d'Oran qui constituera, avec les deux usines Renault-Peugeot, un pôle automobile. Il juge ainsi que «derrière, il y a l'appel à des sous-traitants locaux, mais aussi à des sous-traitants d'autres régions de l'Algérie. Et derrière encore, il peut y avoir des équipementiers et sous-traitants français qui noueront des partenariats avec les PME algériennes pour contribuer à la fabrication de pièces». Il fait savoir que la collaboration dans l'industrie automobile permettra d'engendrer plusieurs activités de services. Elle contribuera tout aussi bien à «la création d'emplois indirects, notamment avec la création de centres de formation par les opérateurs français». Il souligne qu'en général «un emploi industriel créé en fait naître un à deux autres dans les services. Voilà un autre exemple d'essor d'un territoire». Jean-Louis Levet a par ailleurs soutenu que «ces territoires constitueront autant de plateformes industrielles pour favoriser la co-localisation entre entreprises françaises et algériennes, la diversification de l'économie algérienne, l'internationalisation de ses entreprises, petites et grandes, en particulier en Afrique».
Il faut dire que le partenariat économique entre la France et l'Algérie a été marqué ces dernières années par la signature de nombreux accords de coopération afin de le renforcer davantage. La visite du président français Emmanuel Macron à Alger, effectuée le six décembre dernier a justement été l'occasion pour les deux parties d'aborder l'axe de l'investissement en Algérie.
Emmanuel Macron a émis le souhait quant au renforcement de la législation algérienne qui tend à entraver les investissements français.

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