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Militants et intellectuels de la cause amazighe réagissent

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Ben Mohamed: poète kabyle
«Je suis content, mais j'attends la suite»
Bien que Yennayer soit célebré déja dans beaucoup de régions du pays, son institution en tant que journée nationale officielle, ne pourrait qu'être une bonne chose. Cela ne fera en effet que consolider la fratérnité entre les Algériens et du coup la consolidation du patrimoine et l'histoire de ce pays. Néanmoins, l'institution de Yennayer ne doit pas nous détourner du grand chantier qui nous attend, à savoir la géneralisation de l'enseignement de tamazight et l'académie pour tamazight. Sans la généralisation de l'enseignement de tamazight et la mise en place des moyens pour le fonctionnement de l'académie de tamazight, la promotion de cette dérnière restera toujours au stade de voeu pieu. Au sujet de l'académie de tamazight, j'aimerais lancer un message à ceux qui sont en train de faire la course pour sa présidence que nous n'avons pas besoin de gens qui veulent s'asseoir, mais ceux qui veulent travailler et travailler sérieusement.

Abdennour Abdesselam: écrivain-journaliste
«Elle va garantir la paix culturelle»
L'institution de Yennayer en tant que journée payée et chômée ne pourrait âtre que saluée. Car elle consacre une tradition millénaire, célébrée un peu partout dans le pays et particulièrement en Kabylie. Il va de soi que c'est un nouvel acquis pour la promotion de tamazight qui va assurément garantir une paix culturelle et linguistique en Algérie. Cependant, je tiens à dire que l'institution de Yennayer est intervenue quand même après des évènements déplorables qu'a vécus récemment la kabylie. Ceci dit, le combat pour la promotion de tamazight ne doit pas fléchir, bien au contraire. Si vous permettez aussi, je tiens à saluer l'initiative de l'émission d'un timbre à l'effigie du père spirituel du combat pour tamazight, Mouloud Mammeri. Je suis comblé par rapport à cette initiative, car un timbre va faire voyager l'image de Mammeri de par le monde.

Djoher Amehis: écrivaine
«Une lueur d'espoir»
Yennayer comme un jour férié à part entière est une marque de la reconnaissance de la dimension amazighe de l'Algérie. C'est un geste à saluer à plus d'un titre. Car il va permettre désormais de passer à autre chose concernant la promotion de tamazight. Il va permettre notamment aux Algériens de tous travailler pour l'aboutissement du chantier de la promotion de tamazight lequel ne fait que commencer. Je dis tous les Algériens, car force est de constater que le combat pour la reconniassance de tamazight n'est pas porté par tous les Algériens. Par ailleurs, je dirais que de tels aquis pour tamazight, nous font penser notamment aux hommes et aux femmes qui ont milité pour qu'un tel jour ait lieu en Algérie. Je pense particulièrement à Mouloud Mammeri, un intellectuel au sens propre et figuré du terme. Je m'incline aujourd'hui devant sa mémoire.

Nabila Gouméziane: directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou
«Un nouveau repère pour toute l'Algérie»
Reconnaître Yennayer en tant que fête nationale, c'est reconnaitre un pan entier du patrimoine de l'Algérie. Un tel acquis va renforcer sans nul doute la cohésion entre les Algériens et les aider à partager ce moment de bonheur. Il constituera un nouveau repère pour toute l'Algérie. Par ailleurs, la reconnaisance de Yennayer s'inscrit dans les acquis qui vont contribuer à la promotion de la culture et de la langue amazighes à l'avenir. Permettez-moi aussi de saluer par cette occasion, l'émission d'un timbre à la mémoire du grand écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri. Je pense que c'est un bel hommage à une personne qui a tout donné pour tamazight.

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