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DANS LA PERSPECTIVE D'EXPLOITER LE GAZ DE SCHISTE

Sonatrach se concerte avec Total et ENI

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Le but de ces négociations est l'exploitation des ressources de schiste qui sont évaluées à pas moins de 22 billions de mètres cubes.

Le géant pétrolier Sonatrach a récemment engagé des tractations avec les groupes italien Total et français Eni dans l'optique de lancer des projets inhérents à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. C'est ce qu'a annoncé l'agence de presse britannique Reuters. La source souligne également que le but de ces négociations est l'exploitation des ressources de schiste qui sont évaluées à pas moins de 22 billions de mètres cubes. L'Algérie est ainsi considérée comme étant la troisième plus grande réserve dans le monde. On peut trouver les réserves de ce gaz naturel dans sept bassins, à savoir, Ghadamès, Berkine, Ahnet, Mouydir, Illizi, Timimoune, Reggane et Tindouf. Le gouvernement compte produire environ 60 milliards de mètres cubes. Il faut savoir que la volonté de l'Etat d'investir dans le gaz de schiste est toujours à l'ordre du jour. Et ce, en dépit du fait d'avoir gelé le dossier se rapportant à son exploitation durant l'année 2016, suite aux pressions du front social, notamment dans le sud du pays. Ce n'est qu'en octobre dernier que cette question s'est de nouveau posée dans le débat politique. En effet, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a effectué dernièrement une visite à Reggane dans la wilaya d'Adrar où il a inauguré des projets énergétique et industriel. Le responsable avait, dans un communiqué, clairement souligné «la nécessité d'investir dans le gaz de schiste eu égard aux énormes gisements dont dispose le pays». Il a par ailleurs regretté «les réactions» qu'a suscitées la réouverture du dossier pour l'exploitation du gaz de schiste. «Les agitateurs politiques qui tentent de manipuler la population, notamment du sud du pays», avait-il alors soutenu. Le Premier ministre avait carrément appelé au mois d'octobre dernier le groupe Sonatrach à exploiter le gaz de schiste; «Il est temps que Sonatrach exploite toutes ses énergies au service de l'entreprise et du pays, a affirmé Ahmed Ouyahia. Il ne s'agit pas là d'une démarche aventureuse, mais d'une option visant à garantir l'avenir en matière énergétique.» L'agence Reuters a cependant relevé que les deux groupes n'ont pas encore totalement confirmé cette information. La même source nous informe d'un autre côté que le P-DG de Total a fait savoir que sa société était prête à une grande coopération dans ce domaine précis. On fait remarquer en outre que les exportations de gaz de l'Algérie pourraient probablement chuter pour arriver à 54 milliards de mètres cubes en 2017, alors qu'ils étaient estimés à 57 milliards l'année écoulée. La question pour l'Algérie, d'avoir recours au gaz de schiste survient dans un contexte particulièrement difficile. Certains experts du domaine voient en cela une alternative pour atténuer la dépendance de notre pays aux hydrocarbures conventionnels. Cela serait, d'après eux, à même de diversifier l'économie algérienne. Cependant, la question de l'exploitation de ce gaz partage toujours les avis et les opinions. En effet, si l'opinion de Ouyahia est tranchée là-dessus, nombreux encore sont ceux qui pensent que le recours à l'exploitation du schiste n'est pas «si nécessaire» que d'aucuns le prétendent. Noureddine Bouterfa ancien ministre de l'Energie avait déclaré en avril dernier que «l'Algérie n'a pas besoin pour le moment d'exploiter le gaz de schiste que recèle son sous-sol. L'avenir est aux énergies renouvelables». Du côté de la population, les citoyens se sont farouchement opposés à cette idée. L'on se rappelle du soulèvement des gens du Sud en 2015 contre les forages d'exploitation de gaz de schiste en particulier dans la région de In Salah. En dépit des multiples pressions qu'ont eu à subir ces personnes, la protestation s'est poursuivie durant un long moment. Par ailleurs, l'agence britannique a, d'autre part, souligné que «ces projets n'allaient pas se concrétiser du jour au lendemain». Expliquant en outre que l'exploitation de ces réserves induiraient des frais conséquents. Et ce, sans parler de l'accès à l'eau et de son traitement.

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