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IMPOSANTE MARCHE À SIDI AÏCH

Les Aït Waghlis se mobilisent contre la violence

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Les Aït Waghlis se mobilisent contre la violence

Comme en 1994, les habitants de la vallée de la Soummam se sont élevés hier pour dénoncer la violence faite aux enfants à travers une imposante marche, qui fait suite à l'assassinat de la petite Lina Slamani le mois dernier.

Des milliers de personnes, hommes, femmes enfants, ont battu le pavé de l'axe principal de la ville de Sidi Aïch pour dénoncer la violence. La colère se lisait manifestement hier sur les visages des participants, qui ne veulent plus de ces situations dramatiques dans non seulement leurs localités mais à travers tout le pays. Organisés en carrés, les marcheurs se sont montrés très inquiets de la dégradation de la situation sécuritaire. Brandissant le portrait de Lina, les marcheurs ont longuement exigé que justice soit faite. En hommes civilisés, les marcheurs réclament «une vengeance à travers la justice», écrit-on «pour éviter la justice de la rue» et demande, aux parents de protéger leur progéniture. Au carré spécial enfants, le même souci est relevé. Sur une autre banderole ont pouvait lire «pas de justice sans la peine de mort». Chaque enfant tenait le portrait de la jeune fille assassinée par son voisin le mois dernier. Dans un autre carré toujours aussi imposant, les femmes brandissaient un autre slogan «nous voulons la justice, agissons ensemble pour protéger nos enfants». Du siège communal, lieu du départ de la marche aux environs de 11 heures au tribunal de la ville de Sidi Aïch les milliers de marcheurs n'ont d'intérêt que pour «l'application de la loi de la République». La marche trouve incontestablement sa raison d'être dans le souci d'éviter «des dérapages» car la tension est telle depuis le drame du mois dernier qu'il a été jugé utile d'interpeller les pouvoirs publics pour rendre justice à la victime et sa famille.» Plus jamais d'enlèvement, plus jamais d'assassinat, plus jamais de violence contre les enfants, semblent dire en choeur les marcheurs. Pour rappel, la localité de Aït Daoud, dans la commune d'El Flaye, daïra de Sidi Aïch, a basculé dans l'horreur, le 19 décembre dernier. Une petite fille, Lyna Salamani, âgée de 9 ans, a été retrouvée la tête fracassée contre un rocher, non loin du domicile de ses parents. Son corps sans vie a été retrouvé vers 22h, soit trois heures après sa disparition signalée par l'imam du village via le mégaphone de la mosquée. Une opération de recherches a immédiatement été déclenchée, elle aboutira, vers 22h, à la découverte du corps gisant dans une mare de sang sur un terrain appartenant à la famille du suspect. Le corps a, semble-t-il, été traîné et caché sous un arbre. Les gendarmes ont ensuite récolté tous les indices qui ont été passés au crible et procédé à de nombreux interrogatoires. Le présumé coupable, qui n'est autre qu'un voisin, a été identifié puis arrêté. C. A. âgé de 21 ans a commis ce crime odieux, dont le mobile serait lié à un différend entre la famille de la victime et celle de son assassin. Le jour- même, l'assassin a failli être lynché par les villageois. Il n'avait dû son salut qu'aux gendarmes qui ont éprouvé tout le mal du monde à lui faire quitter le domicile. L'assassin était un repris de justice.Plusieurs membres de sa famille ont également été arrêtés par les gendarmes pour être interrogés. La colère de la population fut difficilement contenue par les éléments de l'ordre. «Les villageois étaient fous de rage, ils voulaient se faire justice eux-mêmes et sur place». Hier encore, la revendication était que justice soit faite.

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