Prévisions pour le 20 Aout 2018

 Adrar Min 31 °C Max 42 °C
34
 Laghouat Min 19 °C Max 28 °C
47
 Batna Min 12 °C Max 26 °C
30
 Biskra Min 21 °C Max 37 °C
32
 Tamanrasset Min 25 °C Max 35 °C
30
 Tlemcen Min 20 °C Max 31 °C
32
 Alger Min 19 °C Max 28 °C
34
 Saïda Min 20 °C Max 31 °C
34
 Annaba Min 20 °C Max 27 °C
4
 Mascara Min 19 °C Max 32 °C
32
 Ouargla Min 27 °C Max 37 °C
30
 Oran Min 24 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 28 °C Max 40 °C
32
 Tindouf Min 27 °C Max 41 °C
32
 Khenchela Min 14 °C Max 25 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 30 °C
39
 Ghardaïa Min 24 °C Max 32 °C
30
Accueil |Nationale |

SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES : CONSTANTINE

Patrimoine historique en détresse

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Patrimoine historique en détresse

D'ailleurs, à l'époque, des chefs d'entreprises des travaux de bâtiment chargés du programme de restauration des anciennes habitations et locaux commerciaux avaient bien raison de souligner: «rien, aucun projet relatif à cette opération ne sera livré à la date prévue pour des raison techniques certes, le retard du lancement des travaux, mais surtout les obstacles bureaucratiques.» Outre ces disgrâces l'on note le laxisme de la Seaco qui, selon plusieurs chefs de projet ne joue pas son rôle, la Sonelgaz et les retards générés par les procédures administratives. Résultat des courses: aujourd'hui, c'est toujours un grand chantier, les travaux n'avancent pas et la vieille ville risque tout simplement de disparaître. Les conditions deviennent plus dangereuses lors des périodes où la météo n'est pas clémente comme en ce moment. Certains édifices fragilisés peuvent mettre la vie des ouvriers en danger, du fait qu'il y a risque d'effondrement. Pour cause, ces anciennes constructions livrées à l'humeur de la nature et qui remontent à l'époque ottomane ont été réalisées avec une armature de bois. D'ailleurs, plusieurs d'entre ces bâtisses, qui témoignent pourtant de l'histoire de cette ville millénaire, se sont affaissées. On assiste avec complicité à la disparition de ce patrimoine inestimable. L'homme, par son ignorance, participe à sa destruction. A quoi aura servi l'argent dégagé pour les projets de restauration de la vieille ville dans le cadre de «Constantine, capitale de la culture arabe?» Qui en est responsable? La situation est scandaleuse, surtout quand on constate les défauts assassins, le non-respect du caractère et du timbre de ces constructions qui se distinguent par une architecture rare. Ce qui est tragique et dont on prend conscience, c'est qu'aucune stratégie dans le plan de restauration de ces bâtisses n'a été faite. Le travail est exécuté sans étude. Les travaux ont été lancés dans la précipitation et confiés à des entreprises qui ont fait aujourd'hui preuve d'incompétence. La restauration d'une ville ancienne comme celle de Constantine demande et exige de l'expérience, pour préserver son caractère, un savoir-faire et des spécialistes en parfaite connaissance des techniques de restauration et ce n'est pas en une année que des travaux de cette envergure peuvent être achevés. Qu'a-t-on voulu croire ou faire croire? Franchement, on a bien insulté l'intelligence d'un patrimoine historique en voulant faire croire aux citoyens qu'une opération de restauration c'est comme si l'on construisait une cabine. On ne sait pas qui doit répondre à cette fatalité ni qui est réellement responsable! En tout cas, le ministère de la Culture, au même titre que le commissariat de «Constantine, capitale de la culture arabe» doivent apporter une suite à ce drame, notamment après l'enquête qui a été menée par une commission sur ordre du Premier ministre Abdelmalek Sellal en décembre dernier.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha