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LES BRIGANDS SE SONT MANIFESTÉS À AÏT AGGAD

Les voleurs de cheptel arrêtés

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Les vols de bétail dans les villages reprennent après une longue accalmie. Ce week-end c'est dans la localité de Aït Aggad, commune d'Aït Boumehdi, daïra de Ouacifs que les brigands se sont manifestés.

La victime, un paysan éleveur de chèvres et de brebis. Selon un rapport de la Gendarmerie nationale, les deux voleurs ont été arrêtés aux Issers dans un barrage près du marché de bétail de cette daïra située dans la wilaya de Boumerdès.
Les deux voleurs, ajoute le rapport, ont été arrêtés alors qu'ils conduisaient un véhicule de marque Peugeot Partner à bord duquel il y avait des chèvres et des brebis destinées vraisemblablement à la vente. Après l'audition des deux mis en cause, il est apparu que les animaux ont été volés dans une ferme située au village Aït Aggad (Aït Boumehdi), à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Présentés au parquet, l'un des inculpés à été condamné à une peine de prison ferme de cinq années, une amende de 2000 dinars et un dédommagement de la victime estimé à 120 000 dinars alors que le deuxième a bénéficié d'une expertise médicale et ayant présenté un dossier médical prouvant sa maladie mentale. Ce retour des brigands n'a pas été déclaré dans les localités du Djurdjura, seulement, mais aussi dans celles du versant maritime. On parle de vols de boeufs dans certaines localités de Mizrana. Par ailleurs, il convient de signaler que l'année dernière, plusieurs citoyens ont été victimes de vol du même genre dans le massif forestier du Mizrana situé sur le versant maritime de la wilaya de Tizi-Ouzou. C'était tout un réseau démantelé par la Gendarmerie nationale qui agissait dans les villages de la commune de Mizrana et d'Attouche dans la commune limitrophe de Makouda. La bande étendait son influence jusque dans les communes d'Iflissen et de Boudjima. Avant l'arrestation du chef par la Gendarmerie nationale, le réseau avait délesté plusieurs paysans de leur cheptel ovin et caprin. La revente se faisait par le biais d'un réseau tentaculaire.
La sécurité ne reviendra qu'une fois le réseau démantelé. En fait, ces vols de cheptels ovin et bovin ne sont pas un signe d'insécurité autant qu'un signe d'abandon dans lequel se trouve la filière. Alors que des spécialistes appellent à l'exploitation moderne de ces filières ovine et caprine comme alternative à l'importation des matières de fabrication de yaourts, des cheptels ovins et caprins sont dans l'abandon.
La situation est également pénible pour les éleveurs qui sont de simples paysans qui pourraient participer à la mise sur pied d'une véritable filière caprine. Moderniser l'élevage caprin pourrait, ajoutent les spécialistes, participer à développer une petite industrie des dérivés du lait comme le fromage de chèvre et les yaourts. C'est également un vecteur de développement du tourisme si les produits en question étaient produits dans le cadre d'une activité artisanale.

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