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AUGMENTATION DU PRIX DU CARBURANT

Les chauffeurs de taxi dans l'expectative

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Les taxieurs, notamment ceux des grandes lignes (interwilayas) sont conscients qu'une augmentation des tarifs peut leur faire perdre des clientsLes taxieurs, notamment ceux des grandes lignes (interwilayas) sont conscients qu'une augmentation des tarifs peut leur faire perdre des clients

La corporation reste partagée entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre une augmentation des tarifs.

Suite à l'augmentation des prix des carburants, la Fédération nationale des chauffeurs de taxi attend avec impatience ce que va décider le ministère desTravaux publics et des Transports et si oui ou non une augmentation des tarifs sera permise. Selon Hocine Aït Braham, président de cette fédération: «Nous serons fixés une fois promulgué, dans les prochains jours, le décret exécutif ministériel relatif à la question.» Ce dernier, qui se prononçait lors d'un point de presse organisé hier au siège de l'Association des commerçants et des artisans algériens (Acaa), a néanmoins précisé qu'au sein de sa corporation, «on est pour le maintien des tarifs en vigueur pour peu que l'impôt relatif à notre profession et les autres taxes d'usage ne connaissent pas une forte augmentation et que les services dont nous dépendons n'augmentent pas aussi leurs prix, de façon excessive». Il dira également que les taxieurs, notamment ceux des grandes lignes (interwilayas) sont conscients qu'une augmentation des tarifs peut leur faire perdre des clients. «C'est pourquoi ils ne sont pas très enthousiastes à ajouter des dinars à leur tarif kilométrique», a expliqué Hocine Aït Braham. Ce dernier a, par ailleurs tenu à informer que la fédération allait prochainement rencontrer le ministre des Transports «pour lui faire-part des problèmes que nous rencontrons qui sont bien sûr de sa compétence», a-t-il fait savoir. Comme il a enfin annoncé qu'un point de presse sera organisé une fois que la tutelle se sera prononcée sur la question des prix des transports. De son côté, Djabri Bensaïda, représentant la corporation des importateurs locaux et des vendeurs de meubles, présent à ce point de presse présidé par Mohamed Boulanouar, président de l'Ucaa, qui c'est prononcé sur la question des répercussions de l'augmentation du prix du carburant sur le coût du transport de marchandises a témoigné qu'il ne peut y avoir d'incidence. Et pour convaincre les journalistes, il citera cet exemple: «Le transport d'un conteneur d'Alger à Bordj Bou Arréridj coûte 50.000 DA il va passer à 55.000 DA pour une cargaison estimée à 6 millions DA, on déduit facilement, l'augmentation du prix que sur chaque produit dans le conteneur sera infinitésimal.»
A propos de la suppression des licences d'importation décidée récemment par le gouvernement, Bensaïda dira que c'est une bonne chose notamment pour ce qui concerne le bois. Ce dernier, qui est également un grand vendeur de meubles sur la place d'Alger, a expliqué en effet «nos approvisionnements, chez les fabricants de meubles de qualité se sont réduites comme une peau de chagrin tant la matière première s'est raréfiée chez ces professionnels. C'est pour vous dire que cette suppression des licences d'importation sur le bois nous a été grandement bénéfique». Concernant l'interdiction d'importation de 851 produits, le représentant des importateurs n'a pas caché son point de vue en disant: «Pour certains produits de cette liste, c'est une mesure irréfléchie.» Et de se poser cette question dans ce sens: «Notre production nationale dans sa plus large gamme va-t-elle pouvoir suffire à la demande? J'en doute fort!». Toujours à propos des interdictions d'importation, Bensaïda a fait savoir que certains importateurs «pénalisés par cette mesure d'interdiction» se disent prêts à investir dans le partenariat public-privé ou bien «demander à ce qu'on leur cède des assiettes de terrain pour qu'ils puissent produire localement ce qu'ils importaient auparavant». Ce dernier a enfin lancé dans ce sens: «C'est le message que nous adressons à la tutelle». Quant au président de l'Acaa, il a pour sa part rejoint le point de vue de Bensaïba sur la question des interdictions d'importation. Pis encore, ce dernier craint que certains producteurs, «devant l'absence de concurrence du produit importé, tombent dans le satisfecit au point de ne plus s'intéresser à améliorer la qualité de leur production».Comme Boulanouar n'a pas caché son inquiétude si cette mesure venait à connaître des retombées néfastes dues au fait que «des producteurs nationaux, ne pouvant répondre en totalité à la demande du marché, cela va engendrer des tensions et, partant, de la surenchère sur certains produits». En fait, ce dernier demande à ce que les producteurs nationaux fassent preuve de plus de volonté à produire plus et en qualité «pour éviter aux consommateurs une surchauffe des prix au détail de certains produits qui auparavant partageaient les étals avec ceux importés», a indiqué Boulanouar.
Ce dernier a par ailleurs fait savoir que les responsables de l'Ucaa ont rencontré le 28 décembre dernier le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, pour aborder avec lui certains points relatifs à l'organisation du circuit commercial ainsi que la question problématique des écarts des prix pratiqués entre les marchés de gros et ceux de détail. «Nous avons fait savoir au ministre que la seule solution serait de multiplier les marchés de proximité. Et de lui faire comprendre que c'est là un moyen efficace pour que les prix sur les étals ne grimpent pas.» Toujours dans ce même raisonnement, le président de l'UCAA a estimé qu'il faudra créer encore au moins 1000 marchés de proximité et de détail «pour qu'enfin le circuit de la distribution ne fasse plus l'objet de dysfonctionnements qui laissent le champ libre aux spéculateurs» a-t-il jugé.
A propos des boulangers, il a annoncé qu'une commission du ministère s'est rendue dans six wilayas du pays dans le but de connaître le prix de revient réel d'une baguette de pain. «La commission a remis son travail. Et elle est arrivée à cette conclusion: le prix de revient se situe à près de 9 DA et parfois même dans certaines contrées inspectées il frôle les 10 DA. C'est la preuve évidente que beaucoup, sinon la plupart des boulangers travaillent à perte puisque le prix de la baguette est de 10 DA. Un prix qui n'a pas changé depuis 1996», a expliqué le président de l'Ucaa. Il dira enfin que la revendication des boulangers est légitime «Et il faudra donc que la marge bénéficiaire soit plus raisonnable» a suggéré ce dernier. La solution, selon Boulanouar, serait de mettre à la disposition des boulangers une farine spécifique. «Une solution que partage le ministère du Commerce» a enfin annoncé Boulanouar.

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