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CÉLÉBRATION DE YENNAYER

Oran abrite le festival culturel amazigh

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Les Oranais auront donc droit à un plat composé de tous les ingrédients retraçant les éléments comprenant toute la civilisation et l'identité amazighes.

La journée nationale chômée et payée de Yennayer sera célébrée à partir de cette année en tant que festival populaire s'étalant sur plus d'une semaine d'activités à la fois riches et variées pour lesquelles la présidence de la République prend part en étant représentée par le Haut Commissariat à l'amazighité, le HCA. C'est une première fois de l'histoire de l'amazighité pour l'instigatrice association Numidia, qui peut désormais s'enorgueillir en arrachant un tel acquis pour lequel ses membres ont, depuis plus de 30 ans, mis les bouchées doubles, en menant un tel rude combat. En l'attestant sur le terrain et en célébrant aussi bien publiquement, que tranquillement, chaque année un tel repère historique ineffaçable de l'histoire amazighe de l'Algérie. «Nous avons été sereins et déterminés dans la touche que nous avons apportée dans le cadre de la lutte pour l'amazighité», dira le président de l'association Numidia, Saïd Zamouche. Youcef Aït Mbarek, militant des causes rassemblant les Algériens dans toute leur algérianité, lui emboîte le pas en affirmant que «aucun des partis politiques se réclamant acquis à la cause amazighe n'a pu réaliser ce qu'a fait l'association Numidia pour la cause amazighe, elle a réuni les éléments nécessaires pour rassembler tous les Algériens».
Le fait, aux résultats palpables, est donc là, présent et concret. Mais cela ne signifie aucunement que le combat mené passionnément n'a pas été court. Il a commencé à partir des locaux de l'association depuis plus de 30 ans. Les adhérents ont été unanimes à sortir de la clandestinité et faire poindre cette journée de Yennayer après le bannissement l'ayant frappé par le pouvoir décisionnel. Les cadres et adhérents sont donc passés à l'action en approuvant un tel projet reposant sur la célébration d'un tel repère pour lequel tout adhérent se présentant à l'association soit honoré d'un plat de couscous avant de franchir la porte de Numidia.
L'engouement a été total, le résultat a été aussi bien encourageant que motivant, d'où la réflexion faite sur la nécessité d'inviter toute la population à se mettre de la partie. Ainsi, l'objectif tracé, qui a commencé à partir d'une petite idée, a fini par se concrétiser à la faveur de l'adhésion inconditionnelle de la population d'Oran qui n'a pas hésité un seul instant quant à approuver, tout en y prenant part annuellement, une telle célébration qui est selon, des anthropologues, chercheurs dans l'histoire, journalistes, avocats, hommes de théâtre et de cinéma, à mettre en valeur. Une telle adhésion populaire n'a certes pas manqué d'attirer à temps les responsables décisionnels.
Cela n'a en rien empêché la société civile de poursuivre son petit bonhomme de chemin en revendiquant la reconnaissance du premier jour de l'An amazigh loin des tapages, avant que l'Etat ne cède officiellement en avalisant une telle date, tout en la classant au registre des fêtes nationales à mettre en valeur, d'où d'ailleurs la mise en place à Oran du festival populaire de Yennayer pour lequel plusieurs activités, à la fois riches et variées, sont programmées. Outre le coup d'envoi donné hier, les Oranais ont droit à un plat non moins avare composé principalement de tous les ingrédients retraçant essentiellement des éléments des civilisation et identité amazighes. A l'occasion du festival de cette année, plusieurs nouveautés sont apportées. Il s'agit entre autres de grandes rencontres littéraires à organiser dans le Musée des arts modernes. L'historien Younès Adli ou encore l'auteur de l'oeuvre sur Arezki Bachir (bandit d'honneur) est attendu aujourd'hui, tout comme plusieurs autres participants qui aborderont des thématiques de haut niveau sur l'identité amazighe et la nécessité de préserver les acquis civilisationnels. Là aussi, Youcef Aït M'barek n'en revient pas de ses aveux en rendant hommage à tous les hommes qui ont milité inconditionnellement pour l'identité amazighe et sont morts dans l'anonymat, tout comme Bessaoud Mohand Arab etc. Encore une fois, l'oeuvre de Mouloud Mammeri domine cette fois-ci la festivité en faisant l'objet d'études ainsi que plusieurs ateliers qui seront ouverts au grand public pour mettre de l'avant toute la facilitation liée à l'apprentissage de la langue amazighe. En plus du cinéma, le théâtre, la cerise sur le gâteau sera offerte par Farid Ferragui en clôturant le festival en fin de journée du 19 du mois en cours en donnant un spectacle grandiose dans la salle de cinéma Le Maghreb, ex-Régent à partir de 15 heures.

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