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SANTÉ, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, EDUCATION, COMMERCE, AGRICULTURE ET TRANSPORTS

6 ministres au charbon

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L'Exécutif monte au frontL'Exécutif monte au front

Sérieusement secoués par la gravité de la situation, ces membres de l'Exécutif accourent au front et haussent le ton à l'unisson.

Un électrocardiogramme plat signifie que le coeur ne bat plus. Il est mort. Pour l'heure, ce sont nos médecins résidents qui l'attestent: le coeur de la société algérienne bat et parfois même un peu fort. C'est sous cet angle qu'il convient de décrypter les différents mouvements de protestation qui traversent actuellement la société algérienne. Que des citoyens revendiquent, protestent, s'expriment est un signal positif d'une certaine vitalité. Mais il y a lieu de s'inquiéter lorsque le mécontentement social s'étale dans le temps et quand les préposés à la gestion des secteurs frondeurs n'anticipent pas sur les événements. N'est-ce pas que gouverner c'est prévoir? Au moins six ministres du gouvernement Ouyahia sont au charbon depuis plusieurs semaines. Le ministre de la Santé, le ministre de l'Enseignement supérieur, la ministre de l'Education, celui du Commerce et son collègue de l'Agriculture, ainsi que le ministre des Transports font face à des malaises dans leurs secteurs respectifs et qui pouvaient être réglés par le dialogue et la négociation. Sérieusement secoués par la gravité de la situation, ces membres de l'Exécutif accourent au front et haussent le ton à l'unisson.
Le cas des médecins résidents qui concerne à la fois le département de la santé et celui de l'enseignement est frappant. C'est un conflit de trop qui pouvait trouver sa solution bien avant cet état de déliquescence. Mokhtar Hazbellaoui n'a-t-il pas ignoré trop longtemps la grogne des médecins résidents pendant presque deux mois? Une responsabilité qu'il partage avec Tahar Hadjar, son collègue de l'Enseignement supérieur. Les deux ministres auraient pu ouvrir les voies du dialogue avec le Collectif autonome des médecins-résidents, Camra, alors qu'il brandissait la menace de recourir à une grève pour se faire entendre. Pour calmer la situation, Hadjar accourt lui aussi au front où il y a déjà un départ de feu puisqu'une grande protestation est annoncée pour le 14 janvier prochain. Réunissant les organisations estudiantines, Tahar Hadjar a averti contre toute tentative d'entraver le fonctionnement normal des campus universitaires. Il a menacé de poursuivre en justice toute personne qui tentera d'interdire l'accès à l'université. C'est avec la même détermination de sévir que la ministre de l'Education, Nouria Benghabrit, a haussé le ton hier, contre les grévistes dans les lycées à Tizi Ouzou et à Blida. Affirmant qu'il n'est pas question de perturber la scolarité des élèves, elle a instruit les directeurs de l'éducation au niveau des wilayas, d'user de tous les moyens pour assurer la continuité régulière de cette scolarité, quitte «à faire appel aux vacataires et aux retraités». Benghabrit a avancé le fait que «le moment est peut-être venu pour introduire un texte de loi pour demander que la grève soit interdite au niveau de l'Education nationale». Dans les transports, la tension est également perceptible, surtout que le département de Abdelghani Zaalane n'arrive pas à maîtriser la jungle des transporteurs. Aussitôt la loi de finances 2018 promulguée, une augmentation anarchique du montant des billets a été constatée dans plusieurs wilayas. A ce dysfonctionnement s'ajoutent les tracas de la compagnie nationale Air Algérie qui, depuis ces dernières semaines, n'arrive pas à trouver son envol en raison de grèves et problèmes administratifs. La loi de finances ayant bon dos, la même anarchie a été constatée dans le relèvement des prix au niveau des marchés. Deux ministres sont directement interpellés par cette flambée inexpliquée. Ces six ministres sont chargés d'oeuvrer à travers le dialogue pour désamorcer toutes les crises que connaissent leurs secteurs. Des crises qui risquent d'attiser la colère des citoyens en cette période très fragile. Certes, la paix sociale n'existe pas. La permanence des conflits dans toute société est une réalité qui accompagne toujours la vie. Mais c'est la paix civile qu'il faut impérativement préserver.

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