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ABDELAZIZ BELAÏD, PRÉSIDENT DU FRONT EL-MOUSTAKBAL

"La règle des 51/49% fait fuir les entreprises étrangères"

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Les privatisations chez nous se réduisent à vendre ce qui marche et injecter des capitaux dans des entreprises en failliteLes privatisations chez nous se réduisent à vendre ce qui marche et injecter des capitaux dans des entreprises en faillite

«La question de la présidentielle sera débattue et tranchée lors du congrès du parti qui se tiendra prochainement.»

Le président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, a souligné hier à l'ouverture des travaux de la 5ème session du son conseil national, tenue hier au village des Artistes à Zéralda (Alger), que «sa formation politique ne sera jamais une association de soutien à quiconque», indiquant que «nous comptons construire un vrai parti politique, constitué de vrais militants et portant son propre programme et projet de société». Le parti de Abdelaziz Belaïd, fraîchement constitué, prône «l'instauration de la deuxième République basée sur la volonté populaire». Il a indiqué que «comme d'autres formations politiques, son parti est prêt à collaborer avec tous les acteurs de la scène politique, aspire à conquérir le pouvoir à travers des élections propres et transparentes». «La question de la présidentielle sera débattue et tranchée lors du congrès du parti qui se tiendra prochainement», a-t-il fait savoir en réponse aux questions des journalistes en marge de la réunion du conseil national. A propos de la situation politique générale prévalant au pays, il a soutenu qu'«à l'approche de l'élection présidentielle, il paraît que la confiance placée dans la personne du Premier ministre, à elle seule, est insuffisante devant l'inexistence d'une vision claire et d'un réel projet de sortie de crise et l'absence de coordination entre les différentes sphères du pouvoir». De même, poursuit-il, «les divergences et désaccords entre les partis de la majorité, notamment les principaux alliés, la forte intrusion des hommes d'affaires dans la politique ont contribué à fragiliser l'action politique». Par conséquent, prévient-il, «la vigilance s'impose car la faiblesse de l'Algérie sur le double plan économique et social augure de la montée de la protestation sociale, dans un contexte géopolitique complexe et instable sur le plan régional et international». Dans ce contexte, il a déclaré que «le temps a fini par donner raison au Front El-Moustakbal, qui avait prédit l'actuelle ébullition sur le front social et sur la scène politique». Il a réitéré que «l'Algérie n'a jamais connu une crise économique comme on tente de le faire croire, mais bien au contraire, il s'agit tout simplement d'une crise de gestion et d'éthique».
Il a regretté lors de son allocution, que l'Exécutif se soit transformé en parti politique, notamment à l'occasion des dernières élections locales». «Lors de ces joutes électorales, l'administration s'est muée en instance ou parti politique et a jeté tout son poids dans l'action politique», a-t-il déploré. «Cela dénote non seulement de la faiblesse des autorités politiques, mais du mépris affiché à l'égard du peuple», a-t-il soutenu. Pis encore, en s'impliquant dans la politique, «l'administration n'a même pas voulu respecter les règles du jeu», a-t-il reproché encore. Dans ce contexte, il a dénoncé les pressions exercées par les walis sur ces élus dans certaines wilayas, pour les obliger à rejoindre le FLN», a-t-il appuyé, qualifiant ces pratiques de «vrai terrorisme».
Sur sa lancée, il dira: «Le FLN n'a jamais été autant exploité que lors des dernières élections locales». Il a vertement critiqué la politique économique du gouvernement: «On sent l'existence de plusieurs groupes politiques qui s'affrontent entre eux, chacun veut accaparer plus de pouvoir que d'autres...». S'agissant de la Charte sur le partenariat public-privé (PPP), il estime que «Algérie ne dispose pas d'un secteur public performant et le secteur privé est parasitaire qui s'appuie exclusivement sur l'argent des banques publiques». «Les privatisation chez nous se réduisent à vendre ce qui marche et injecter des capitaux dans des entreprises en faillite», a-t-il soutenu. «En réalité, toutes les dérogations et autres autorisations des importations ne sont que des portes ouvertes au favoritisme et au clientélisme», a-t-il encore jugé. La preuve, explique-t-il, «le montant à économiser dans le cadre de l'interdiction à l'importation de près de 1000 produits, représente à peine 10% de la totalité de la facture des importations».
Quant au montage automobile en Algérie, il l'a qualifié d' «un jeu de puzzle pour enfants», ajoutant que la règle des 51/49% «a fait fuir des entreprises étrangères des plus sérieuses».

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